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Si vous avez des problèmes avec votre ou vos chiens, nous vous recommandons vivement de faire appel à un éducateur canin spécialisé en rééducation comportementale ou à un comportementaliste (utilisant le renforcement positif et aucun outil coercitif, cela va sans dire).

Les explications et conseils donnés sur ce forum ne sont là que pour vous orienter et vous informer des possibilités qui vous sont offertes pour éduquer votre compagnon à quatre pattes.

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 Education canine: à savoir...

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Ven 8 Juil 2005 - 20:02

nORKy a écrit:
Pour, un chien qui desobeit, c est un chien qui n a plus confiance en son maitre, un chien qui ne s interesse plus a son maitre

Shocked Le schnauzer est un chien qui comprend tout, qui intègre tout facilement mais qui réfléchi avant d'obéir.......
"pourquoi veux tu que je sois collé à ta jambe alors que je suis arrété à 3 m"
Rien à voir avec l'amour du maître Neutral Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Ven 8 Juil 2005 - 20:08

Evidemment pour ma part un chien a le droit de désobeir sinon je me serais acheter des robots!!!!!!!!!!
Reste à savoir ou l'on peut permettre des défaillances...
Réflexion: je veux apprendre un nouveau truc à mon chien ...comment pourrait vous faire pour qu'il arrive à faire ce que je veux du premier coup...puisqu'un chien n'a pas le droit de desobeir...
D'ailleurs je crois que toute les personnes qui font une discipline sportive avec leurs chiens prouvent bien que les chiens désobéissent...heureusement sinon ca n'aurait plus de charme....
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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Ven 8 Juil 2005 - 21:49

C'est par la désobéissance qu'un chien apprend... tout comme nous d'ailleurs.

le tout est de savoir jusqu'à quelle limite je peux accepter une désobéissance !
il faut aussi faire la différence entre l'apprentissage d'un nouvel exercice et l'exécution d'un exercice connu (parce qu'intégré) par le chien.

dans le premier cas, il est évident que le chien va faire une ou des erreurs, à moi de les lui montrer et de lui indiquer quand et comment il est "dans le bon", pour le 2e cas, la désobéissance est un test, le chien vérifie si je suis toujours à la hauteur... et il va tirer des conclusions de ma réponse... pour la prochaine fois !
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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Sam 9 Juil 2005 - 0:47

dans le cas de l'apprentisssage d'un nouvel ordre je ne parlerai pas d'obéissance ou de désobéissance ( apprendre une chose n'est pas l'avoir comprise/acquise, et la non compréhension n'est pas désobéissance)

passons à plus tard..un chien adulte éduqué :
prenez un mâle adulte et mettez le devant une chienne en chaleur ( dans cette situation ne cherchera-t-il jamais à vous désobéir ? (et j'écris bien "jamais", toujours obéissant pour un couché pas bougé dans ce cas le wouaf ? )
et dans ce cas un mâle voulant désobéir, teste-t-il vraiment son maitre ? ne serait pas plutôt et tout simplement quelque chose (un être) plus intéressant
et une réaction simplement normale pour lui

et ..sur un trottoir lacheriez vous vos chiens les yeux fermés (un ordre, et voiili je ferme les yeux), parce qu'il a été éduqué il devra obéir je suis ok
mais dans cette situation ..un chat passe, un copain vous croise
êtes vous toujours sur de vous ?, ne vous désobéira t-il jamais ?



n'empêche je suis d'accord Tsampa sur le fait qu'il faut se fixer une limite en matière de désobéissance
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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Sam 9 Juil 2005 - 1:07

je suis d'acore
ma chienne je lui fesai entiere confiance elle etai toujours au pied
mais un jour allez savoir pourquoi? mais elle a vu un chat mieu que les autre
nous etions en train de travercer et la elle passe devan moi
une voiture (qui ne se serrai pas arretée pour moi non plus) est passée au meme moment
ma chienne (beauceron de 4 ans ) est passée dessous (une clio)
j'ai hurler pleurer je la voyai deja morte mais la je la voi sortir du dessous de la porte passager
elle repar en couran pui s'arrete a mon ordre
tres apeurée elle tramble et ne veu plus s'approcher de la voiture
a la finale elle n'avai rien juste une grosse frayeure et quelque petite brulure ouff
mais depui je sais que je ne la laisse plus sans surveillance et je n'ai plus confiance a 100% mais juste 90%
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robert
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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Dim 10 Juil 2005 - 17:33

voila je suis tout à fait d'accord avec toi Tifoune et Imagine.
il faut tenir compte de l'environnement dans lequel nous travaillons, dans lequel nous sommes ! etre sur de son chien dans un environnement pauvre en distraction , oui ! dans le cas d'un environnement ou l'on ne sait pas gérer la distraction, non ! il est normal que le chien n'obéisse pas suivant la teneur en distraction présentée au chien. o
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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Ven 6 Nov 2015 - 12:59

Qu'il s'agisse de club ou de pro, rappelez-vous ceci:

Citation :
L’éducateur Paracétamol.

Qui est-il ? Comment aborde-t-il les choses ? comment le reconnaître, donc l’éviter ?

Prenons d’abord un exemple concret, Jean-Pierre.

Votre voisin Jean-Pierre est un vrai con, il a mal aux dents depuis une semaine. Soyons clairs, il n’y a pas de lien de cause à effet. (Si tous les cons avaient mal aux dents on entendrait moins d’absurdités). Jean-Pierre est un con tout simplement car il se gave de paracétamol à tel point que c’en est devenu pour lui un régime alimentaire (mon cher Watson). Jean-Pierre ne semble pas avoir compris que cette douleur, comme la fièvre qui l’accompagne, est un symptôme. Jean-Pierre ne semble pas avoir conscience que la source de cette douleur et de cette fièvre est une infection carabinée. Avouez, votre voisin Jean-Pierre est vraiment un con n’est-ce pas ?

Là, je marque une pause, simplement pour me régaler en imaginant qu’un de vous a véritablement un voisin qui se prénomme Jean-Pierre, et qu’il aura nécessairement un jour mal aux dents…

Bref, en clair, Jean-Pierre ingurgite des caisses de Paracétamol, parce qu’il n’aime pas les symptômes dont il souffre, sa fièvre tombe, et la douleur diminue. A-t-il réglé le problème ?

Qu’est-ce qu’un éducateur Paracétamol ?

En éducation canine (j’utilise le mot éducateur, mais c’est valable pour certains comportementalistes, vétérinaires-comportementalistes, moniteurs de clubs…), une méthode consiste, comme le fait Jean-Pierre, à traiter les symptômes, sans à aucun moment tenir compte de la cause de ces symptômes.

Les adeptes de cette méthode sont les éducateurs Paracétamol.

Quand je dis adeptes, il faut être clair, les éducateurs Paracétamol n’ont pas conscience de l’être, et cela pour une simple raison. L’éducateur Paracétamol base tout son travail sur la théorie de la dominance et d’une hiérarchie inter-espèce stricte. Ces théories amènent l’éducateur Paracétamol à prendre son chien pour un être vivant dont le seul objectif est de « prendre le dessus », sur les autres chiens et sur le maître. Un chien qui tente de « dominer » est selon eux clairement identifiable, il tire sur la laisse, il force pour passer les portes, il dort sur le lit ou le canapé, il agresse ses congénères, devient agressif avec l’homme… En clair, il use de force pour asseoir cette dominance. Comment peut-on contrer cela ? Naturellement en usant d’encore plus de force… En contrant des symptômes, en se battant pour les faire disparaître…

Exemple : Bidibulle, le chien de Jean-Pierre, est agressif dès qu’il croise un congénère. L’éducateur Paracétamol n’aime pas trop ça et juge tout de suite que le chien est un dominant, il le pend donc en bout de laisse, et cela à chaque rencontre. Très rapidement, le chien comprendra qu’il ressentira une grande douleur lorsqu’il rencontrera un congénère, les symptômes, donc cette agressivité, disparaîtront rapidement.

C'est beau n'est-ce pas ? (Croyez-moi, cette pratique est encore très courante)

image

Ceci est véritablement l’effet pervers du travail de l’éducateur Paracétamol. En expliquant que tout son travail est basé sur la communication canine (haha), il va faire disparaître très rapidement des symptômes, mais le résultat obtenu est particulièrement sournois, je m’explique.

La cause de l’agressivité de Bidibulle n’a pas été décelée ou admise, l’éducateur Paracétamol ne la connaît pas, ou pire, n’en tient pas compte. Une cause possible peut être un traumatisme, ou même plusieurs, une série d’agression subies par Bidibulle par exemple, de la part d’autres chiens. Il sait pertinemment qu’une rencontre aboutira à un conflit, il prend les devants.

Que se passe-t-il dans le cas d’un (mauvais) « traitement » par un éducateur Paracétamol ?

L’éducateur Paracétamol va ajouter une douleur, dans le but de punir ce comportement non désiré (Ajout d’un stimulus aversif : Punition positive, P+), et le comportement tendra à disparaître, d’autant plus rapidement que cette aversion sera douloureuse.

Le problème de cette méthode, c’est que si le comportement gênant du chien a bien été éradiqué, les causes, elles, sont toujours là, dans ce cas, il s’agit de la crainte, de la certitude qu’un conflit va éclater, de la peur éventuellement. Imaginez dans quel état d’esprit se trouve le chien, le caractère anxiogène de la situation est très élevé, avec une impossibilité de réagir, sans quoi une douleur intense lui sera infligée, et toujours cette peur du congénère, avec cette certitude qu’un conflit naîtra. Avec le temps, il est possible que le chien s’habitue à cette situation, qu’il se résigne. Des chiens résignés, on en voit beaucoup dans certains clubs.

Autre méthode, le placage au sol.

image

Ce que moi je pense, est qu’en connaissant la cause du problème, on sait qu’une situation provoquera un dépassement du seuil de tolérance du chien. On sait aussi qu’il existe une distance en dessous de laquelle le chien déclenchera. La première chose à faire, selon moi, est de tester et « marquer » cette distance minimum, elle peut être de 3 mètres, comme de 50. Il faut ensuite arriver à déceler les facteurs aggravants (taille du congénère, robe, état d’esprit, joueur, provocateur…). Le travail est alors d’augmenter ce seuil de tolérance, et progressivement de réduire cette distance de déclenchement, jusqu’à ce que le chien tolère l’autre dans un premier temps à distance, puis de plus en plus près, puis qu’il l’accepte. Chaque séance de travail devra lui apporter une grande satisfaction, que la présence d’un congénère lui apporte du plaisir, que cette crainte de la rencontre se transforme progressivement en demande de la rencontre. Ce travail permet de créer une association, entre la présence d’un congénère, et une conséquence plaisante, et cela d’autant plus vite que les séances seront fréquentes.

Il est extrêmement important de ne jamais aller trop loin, de ne jamais laisser un conflit se produire, tout simplement car la régression est toujours beaucoup plus rapide que la progression. Il est impératif également de multiplier les séances courtes dans des circonstances différentes, dans des endroits différents, avec des congénères différents.

En aucun cas, on ne s’est attaqué aux symptômes, tout le travail a été fait sur la cause, la présence de l’autre était gênante pour Bidibulle (cause), progressivement, elle est devenue agréable, l’agressivité a disparu (symptôme). Ceci est assez schématique, cette désensibilisation peut prendre du temps, mais il est à mon sens impératif d’en passer par là pour obtenir un résultat fiable, et pour conserver une relation saine avec son chien.

Comment reconnaître un éducateur Paracétamol ?


L’éducateur Paracétamol est assez facilement reconnaissable, tant par ses gestes que par son discours, voyons un peu.

L’éducateur Paracétamol parle beaucoup de hiérarchie, c’est d’ailleurs son fonds de commerce, rétablir une hiérarchie, mettre en place une hiérarchie, modifier la place du maître dans la hiérarchie… La notion d’Alpha est très présente également.

L’éducateur Paracétamol a très souvent le même diagnostique : « Ha bah, oui, c’est un dominant, je l’ai vu tout de suite ! »

L’éducateur Paracétamol est le plus souvent un homme, ayant moi-même déjà rencontré une éducatrice Paracétamole, je dois admettre qu’elles semblent très rares.

La laisse est le prolongement du pénis de l’éducateur Paracétamol, il pense communiquer avec sa … laisse (bien que les chiens entre eux communiquent très peu avec cet outil). Sa laisse lui permet tout, grâce à elle, il assoit sa virilité et son hypothétique position hiérarchique, il peut étrangler, pendre, infliger des douleurs, secouer… Tout ce qu'il y a de plus intolérable.

L’éducateur Paracétamol utilise sa force physique, tout en expliquant qu’il est un maître de la communication canine, souvent en plaquant le chien au sol par exemple (intolérable également).

L’éducateur Paracétamol ne tient que très rarement compte de l’état d’esprit du chien, de sa posture, de la position de ses oreilles et de sa queue, et encore moins des signaux d’apaisement qu’il lui lance.

L’éducateur Paracétamol n’est jamais aussi heureux qu’avec un chien agressif au bout d’une laisse.

L’éducateur Paracétamol est d’une manière générale assez bas de plafond, certains n’ont d’ailleurs pas la lumière à tous les étages, ce qui leur confère une propension très développée à raconter de la merde, surtout et de préférence concernant le travail des gens qui ne sont pas d’accord avec leurs méthodes.

Dernier petit truc, mais assez constant chez lui, l’éducateur Paracétamol adopte régulièrement des postures dignes des plus grand maîtres de Kung-Fu, avec parfois une manière de poser ses mains sur la laisse tout à fait étonnante…

Voilà, en sachant tout cela, vous reconnaitrez rapidement un éducateur Paracétamol, et vous saurez donc l'éviter.

Souvenez-vous toujours qu’il est donné à n’importe quel singe de pendre un chien en bout de laisse, qu’il est à la portée de n’importe quel bourrin d’éradiquer des symptômes en les interdisant par la douleur, en revanche, il est beaucoup plus compliqué d’analyser, de comprendre, et de traiter les causes, c’est pourtant à mon sens et définitivement la seule façon de faire.

Pour finir, parce qu’on lit tout et n’importe quoi sur le sujet, lorsqu’on évoque les méthodes douces, il n’est pas question d’être permissif, de tout autoriser, ni même de ne jamais punir, mais qu’est-ce qu’une punition ? Quelle façon de punir est tolérable ? Un chien a-t-il un sens moral ? Où se trouve la frontière entre la punition et le stimulus disruptif ? Autant de questions qui trouveront réponses dans un prochain billet… Si vous êtes sages bien entendu.

http://diabloandco.canalblog.com/archives/2015/10/09/32749622.html

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mar 10 Nov 2015 - 16:39

Pour vous aider à y voir plus clair...
Citation :
Quand on décide d’aller voir un éducateur canin ou un club, il est parfois peu évident de se faire une idée sur les méthodes qui sont employées. Si on désire chercher un endroit pratiquant ce que l’on appelle "les méthodes positives", ce n’est pas facile de savoir si on est au bon endroit.

Dans cet article, j’aimerai proposer une petite grille, sans doute imparfaite permettant d’essayer d’évaluer ces endroits où l’on pratique l’éducation.

Tout d’abord, les bases.

La suite, ici: https://hund.fr/actualites/sagit-il-deducation-positive/37/

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mer 2 Déc 2015 - 15:43

Citation :
Je travaille essentiellement avec des chiens craintifs à très craintifs et, surtout, craintifs agressifs : spécifiquement parce que le propriétaire lambda se décide à consulter quand les choses deviennent « chaudes » ou (très) problématiques ; le spectre d’une dénonciation aux autorités (en Suisse) se profile et ce sont essentiellement des propriétaires préoccupés qui viennent me voir (j’en profite pour glisser un petit plaidoyer sur l’immense utilité d’investir dans une consultation au moindre soupçon de problème voir même, soyons fous, dès l’arrivée du nouveau chien, pour une petite visite guidée des apprentissages à venir).

Une consultation ou deux, à 2 ou 3 mois d’intervalle, vous éviteront un suivi de plusieurs semaines (mois) quand la situation vous échappe et qu’il n’y a plus le choix (et que l’urgence rend souvent une rééducation difficile voir impossible – les comportements ne sont pas installés en un jour ou deux, ils ne peuvent pas se modifier en un jour ou deux). Le club canin est un club, les adhérents sont nombreux, l’apprentissage – par définition – collectif et commun à tous : si cela peut allègrement suffire pour un chien sans problème particulier, non seulement cela ne suffira pas pour un chien très craintif mais il fera, presque à coup sûr, plus de mal que de bien, quelle que soient la bonne volonté et les compétences de votre moniteur de club, qui ne peut pas individualiser son approche à l’extrême.

Il est bien évident que ces propriétaires n’ont à la base aucune ambition de devenir des éducateurs canins et, encore moins, de faire un grand plongeon dans la science du comportement ; ils souhaitent – plus modestement et tout simplement – pouvoir gérer leur chien. Hélas, avec ce type de chien – et dans ce contexte d’urgence – on ne peut plus s’en sortir avec 2 ou 3 bons conseils glanés sur le net ou balancés par un ami, fussent-ils appropriés. En gros, ce type de chien vous oblige à être perpétuellement en mode « éducatif » : le chien apprend constamment quelque chose et, vu l’urgence, il est impératif qu’il apprenne « juste » et cesse de mettre en pratique les comportements inappropriés que sont les siens. On n’a plus la latitude et le luxe de se dire « essayons le conseil de ma meilleure copine et, ensuite, celui d’une autre, on verra bien si ça marche ». Le « on verra bien » peut aisément se transformer en une expérience complètement délétère pour le chien, pour vous et se solder en une agression.

Le comportement répond invariablement à des lois : les lois de l’apprentissage. Quoi que vous racontent certains kamikazes de l’éducation canine qui, pour masquer leur propre ignorance, vont vous balancer des concepts fumigènes tels que la « dominance » – le « leadership », un présumé « chuchotement » et même un petit échange par télépathie, intuition ou que sais-je. Ces interventions non ciblées, fantaisistes et qui ne se fondent sur aucune notion scientifique ne sont pas uniquement inutiles mais elles sont contre productives : elles aggravent le problème et/ou vous feront perdre un temps précieux.

La base de la base chez un chien craintif / réactif est de faire en sorte (par un aménagement de l’environnement dans un premier temps) qu’il ne puisse plus (jamais) mettre en pratique ses comportements inappropriés, de mettre en place une désensibilisation et un contre conditionnement par le renforcement positif (voir plus bas).

Je vous vois froncer les sourcils…. ;-) Détendez-vous, je vais vous accompagner dans un petit tour d’horizon de ce jargon qui vous semble hermétique, celui des lois de l’apprentissage (petite séance d’initiation évidemment non exhaustive mais qui vous aidera, je l’espère, dans un premier temps à comprendre ce que vous raconte votre éducateur).

Le renforcement positif (R +) c’est ajouter une conséquence au comportement du chien qui fera augmenter celui-ci. C’est précisément cette conséquence qui définit ce qui est un renforcement positif (en clair, si le comportement n’augmente pas, ce n’est pas un renforcement positif). Comprenez, dès lors, l’absurdité de la phrase « j’ai essayé le renforcement positif mais ça ne marche pas ». C’est le comportement qui définit le renforcement, pas les croyances de l’éducateur.

Au chapitre des dadas favoris des donneurs de conseils « il ne faut pas travailler à la friandise, la caresse suffit » ou encore « il vaut mieux travailler au jouet ». Ce que vous définissez être une récompense n’est pas, automatiquement, un renforcement – c’est, encore une fois et j’insiste – le comportement de votre « apprenant » qui déterminera ce qui et ce qui n’est pas un renforcement positif. Il est par contre, et par conséquence, tout à fait juste de considérer que votre bout de saucisse ou de fromage n’est pas l’unique réponse possible.

Le renforcement négatif (R-) c’est enlever quelque chose en conséquence du comportement du chien qui fera que le comportement en question diminue. Contraindre un chien physiquement par exemple : le chien cesse de gigoter, tirer et la contrainte physique disparaît. Le collier étrangleur également : le chien cesse de tirer, l’inconfort (suffocation) disparaît. C’est le fondement de la technique de « pressure release » de certains « chuchoteurs de chevaux » – on inflige au cheval un inconfort physique ou émotionnel que l’on retire quand ses comportement de fuite ou d’évitement cessent. Inutile de dire que c’est une manière de faire qui provoque du stress par définition et, pour moi, à proscrire absolument.

La punition positive (P+) c’est ajouter une conséquence au comportement du chien qui fera que celui-ci diminue (hurler, frapper, provoquer la peur et/ou la douleur). A éviter impérativement avec n’importe quel chien ou n’importe quel être vivant en ce qui me concerne mais dramatique (et dangereux) sur un chien craintif, réactif et/ou agressif. Même si le comportement diminue (confirmant que la conséquence était bel et bien une punition), les problèmes ressurgiront ailleurs et sous une autre forme tout à fait inattendue, soyez-en certains. La relation entre l’animal et vous sera définitivement modifiée pour le pire et c’est à peu près le contraire de ce que nous cherchons à faire avec un chien en rééducation.

La punition négative (P-) c’est enlever quelque chose qui a une valeur pour le chien en conséquence immédiate de son comportement et qui fera diminuer celui-ci. L’exemple le plus classique : le chien vous saute dessus et l’humain lui tourne le dos ou s’éloigne. A considérer : il est impératif de penser à anticiper par le renforcement positif d’un comportement alternatif. Demandez un assis au chien avant qu’il ne vous saute dessus (pour autant que ce comportement soit connu et ait été abondamment récompensé évidemment). Évitez de créer une chaîne de comportements : je saute sur la personne ==> je m’assieds ==> je suis récompensé.

La réponse émotionnelle conditionnée (REC) : en travaillant avec un chien craintif et/ou réactif nous visons à transformer une REC négative en une REC positive. Cliquer (et donc distribuer un renforcement) dès l’apparition du déclencheur crée chez le chien une association positive et va, par conséquence, créer un nouveau comportement : en exemple pratique, si je vous donne un billet de cent francs à chaque fois que je vous croise, même si au départ vous ne me trouviez pas excessivement sympathique, fera que vous allez rapidement être absolument ravi de tomber sur moi 8-)

Le « flooding » (immersion) : exposer un chien à ce qui le déclenche ou lui fait peur sans qu’il ait la moindre possibilité de s’y soustraire. Outre à être une méthode très cruelle (si vous êtes arachnophobe, imaginez-vous enfermé dans une pièce remplie de mygales), si vous interrompez cette immersion avant que le sujet soit revenu à un état d’équilibre, vous aurez « sensibilisé » le chien (en clair : vous aurez augmenté sa peur et, la prochaine exposition au déclencheur, votre chien sera en panique plus vite et plus fort). A éviter absolument.

La résignation apprise : elle peut se produire quand un chien a essayé de se soustraire à quelque chose d’insoutenable. Dans l’impossibilité de le faire, il arrête toute tentative. Ce « calme » est parfois salué comme un succès de l’éducateur (ce sont ces chiens agressifs avec lesquels on entre en confrontation directe – souvent muselés évidemment – et qu’on secoue, étouffe, étrangle, malmène et qui, finissent par se « calmer » l’air hagard, la langue pendante, le souffle court). Ils ne tentent plus rien vu que rien ne fonctionne. Cette résignation est observable chez l’humain également quand il se trouve enfermé, réellement ou par sa conviction personnelle, dans une situation sans issue.

La désensibilisation : c’est l’exposition graduelle à un déclencheur par paliers successifs — et l’observation attentive du chien — qui nous informe qu’il a pris conscience de la présence du déclencheur mais n’est pas encore dans un état d’agitation. Elle est généralement mise en œuvre en parallèle à un contre conditionnement (voir plus bas).

L’habituation : l’exposition constante à un stimulus qui fait que le chien n’y réagit plus. Absolument non conseillée en cas de peurs.

Le conditionnement classique (ou Pavlovien ou simple) : l’apprentissage, par association, de ce qui « bon » ou « mauvais », « agréable » ou « désagréable ». C’est « les vélos font apparaître la friandise» mais peut aussi être « la friandise fait apparaître ce qui fait peur »… d’où la nécessité de travailler en coopération avec un éducateur.

Le contre conditionnement (CC) : changer l’association faite par le chien avec un quelconque stimulus – passer de « j’ai peur des enfants » à « dès qu’arrivent les enfants on me lance ma balle et on joue».

Le contre conditionnement opérant (CCO) : le processus de changer un comportement inapproprié par un autre, plus approprié (par le renforcement positif dans notre cas mais peut également se vérifier par l’extinction – voir plus bas).

L’extinction d’un comportement s’observe aussi bien en conditionnement opérant (apprentissage acquis par les conséquences agréables ou désagréables qui en découlent) qu’en conditionnement classique (associations) : quand un comportement du chien ne produit plus de conséquences qui le renforcent, le comportement finit par disparaître. Pas toujours facile à mettre en place dans un quotidien d’humain mais à connaître malgré tout.

Petit tour d’horizon de très (très) loin non exhaustif mais qui vous permettra, je l’espère, de mieux comprendre ce qui se passe dans la rééducation de votre chien dans laquelle vous êtes, avec votre chien, le principal acteur et le principal facteur de progrès et réussite :-D

p.s. aucune rééducation ne devrait débuter sans consultation vétérinaire (check up complet) et, parfois, sans consultation auprès du vétérinaire comportementaliste si la souffrance psychologique du chien est suffisamment importante et peut justifier une médication adéquate.

http://www.magicclicker.ch/jargon-deducation/

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mer 17 Fév 2016 - 15:23


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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Jeu 18 Fév 2016 - 17:30

Citation :
Comment NE PAS punir son chien
Posted janvier 16, 2013 by caniclass in Education. Laisser un commentaire
Article écrit par Céline Morin, en collaboration avec Isabelle de Dog-Educ.

De nombreux particuliers, éleveurs, de même que certains éducateurs canins voire même vétérinaires conseillent à leurs clients de punir physiquement leur chien afin de rester le « chef de meute ». Ils dispensent ainsi divers conseils, diverses méthodes de punition en se basant sur des théories issues d’anciennes études sur le comportement du loup aujourd’hui plus que fortement remises en cause dans leur application possible aux relation homme-animal.

Sans s’étendre sur le mythe de la domination, et sur les observations basée sur de récentes études qui établissent des différences fondamentales entre chien et loup, il est cependant essentiel de savoir que certaines de ces pratiques ont des effets néfastes, souvent même catastrophiques, tant pour les chiens que pour les humains. Au mieux, elles instaurent un climat de défiance, au pire elles conduisent à l’euthanasie en passant par toutes les étapes de la mise en place d’un cercle vicieux dont il devient très difficile de sortir. Entendons-nous bien aussi : une punition, unique, appliquée dans le timing exact, proportionnée à la « faute », stoppée au moindre signal « accusé de réception » même infime, envoyé par le chien est une méthode d’éducation tout à fait recevable et oui, qui peut fonctionner mais il faut alors maîtriser énormément de paramètres qui nous échappent trop souvent : le risque est bien plus important que le taux de réussite. Dans cet article, je voulais donc revenir sur une liste non exhaustive de ces punitions, considérées à juste titre comme des agressions par le chien, afin de rétablir certaines vérités et peut être d’éviter de futurs accidents.

> Secouer un chien par la peau du cou :

Pour ceux qui le conseillent, ils vous diront que c’est ainsi que la mère chien punit ses chiots, comme le fait également la louve. Ceci est faux : jamais une chienne ne secoue ses petits par la peau du cou ; ceci est synonyme en langage canin de mise à mort d’une proie. En punissant ainsi le chien, non seulement vous mettez votre chien en danger physiquement (lésions des cervicales) mais aussi psychiquement (chien craintif, chien agressif, perte de confiance en l’humain …).

> Retourner un chien sur le dos :

Là encore, ce conseil est basé sur les premières études des meutes de loups, afin d’asseoir son autorité sur le chien, montrer que l’homme est « l’alpha », le « chef de meute ». Depuis heureusement, il a été établi par des observations scientifiques plus poussées que ces interprétations étaient erronées. Que ce soit lors d’une bagarre, ou simplement lors d’une phase d’observation, le loup de rang supérieur ne soumet pas le loup de rang inférieur : ce dernier se soumet de lui-même, en se tournant sur le dos afin de montrer sa « soumission » au loup de rang supérieur.

En aucun cas, la soumission n’est forcée, elle est toujours volontaire, c’est cela qui force le respect.
Un humain qui retourne un chien sur le dos ne sera pas considéré par ce dernier comme étant son « dominant » car cela ne fait pas partie du langage canin ; il sera au mieux considéré comme un bipède despotique.

De plus jusqu’à 4 à 5 mois, ce comportement est totalement incompréhensible pour le chiot qui dispose d’une « licence bébé » auprès des adultes.

> Mettre la truffe du chien dans ses excréments :

Ceci a été établi par l’homme, sans aucun contexte scientifique. A l’époque, il pensait qu’en procédant ainsi, le chien comprendrait qu’il ne devait ni uriner, ni déféquer à l’intérieur de la maison. Mais à l’inverse, une telle action provoque chez le chien une très forte anxiété, à tel point que la plupart du temps, il se met à manger ses propres excréments, ou bien à faire dans des recoins de la maison à l’abri du regard des humains, car il traduit par « on ne fait pas devant l’humain » ou « ceci doit disparaître »; mais en aucun cas une telle action n’apprend au chien la propreté.

> Lever un chien face à soi en le serrant par le cou :


J’ai vu ce type d’action plusieurs fois. Là non plus, aucune observation scientifique, si ancienne soit elle, n’a jamais décrit une telle punition comme étant propre au loup.
Il s’agit d’une punition purement humaine, presque comme le ferait certains humains envers d’autres humains, sous un accès de violence.

C’est de loin à mes yeux l’attitude la plus dangereuse, tant pour le chien que pour l’humain ; l’étranglement chez le chien, levé ainsi en position droite, aura des conséquences catastrophiques sur son cou, ses cervicales, le reste de son ossature ; il se sentira physiquement menacé, et cela fera à terme de lui un chien craintif, ou extrêmement agressif pour les sujets les plus sensibles et les plus caractériels.

Quant à l’homme, le danger réside dans la morsure : un chien, lorsqu’il est agressé et n’a plus aucun autre moyen (signaux ignorés, grognements réprimés), se défend en mordant ; en levant ainsi son chien par le cou, en lui criant dessus, l’homme va déclencher un stress très fort chez le chien ; pour peu que celui-ci soit dans une phase d’excitation intense (favorisée par la présence d’un autre chien, d’une situation inconnue ou estimée dangereuse), le chien pourra se secouer vigoureusement afin d’échapper à l’étreinte de l’homme et se défendre en attaquant directement le visage de ce dernier.

Avec un chien de moyenne ou grande race, les dégâts peuvent alors très vite s’avérer énormes.

> Mordre l’oreille :

Cette punition est très souvent entendue dans le mushing (activités des mushers et chiens de traîneaux). Pour autant, elle n’a aucune valeur dans le langage canin : que vous mordiez l’oreille, la joue, le cou le jarret ou n’importe quelle partie du corps de votre chien, il ressentira cela comme une agression (un chien normalement constitué prévient toujours avant de passer à une telle extrémité qu’est la morsure… mais pas l’humain ?!), pas comme une volonté de dominer. Et là encore, la dangerosité de cet acte est facile à déceler : la proximité du visage de l’homme et de la gueule du chien … il suffit que ce dernier se retourne pour ne faire qu’une bouchée de votre nez !

> Frapper à coups de poings et de pieds :

Certains osent conseiller cela car il faut répondre à la bestialité par la bestialité ! Là encore, à part rendre le chien ultra craintif ou ultra agressif, quelles véritables conséquences ?
Le risque pour l’homme de se faire mordre également et de perdre de manière définitive la confiance de son chien.

Le chien arrêtera sans doute le comportement gênant sur le coup , afin de faire cesser ces agressions … Mais pour autant, il n’aura aucun respect vis-à-vis de l’humain qui lui aura infligé de tels châtiments.

D’ailleurs, justifier de telles violences reviendrait à accorder que l’on puisse frapper un chat, un lapin ou n’importe quel être vivant, qu’il soit à 4 pattes ou à 2 pattes.

Qui plus est, si vous stoppez un comportement gênant sans en traiter l’origine, un nouveau comportement peut-être plus gênant encore pour vous apparaitra.

Seuls les chiens qui n’ont pas confiance en eux cherchent à dominer les autres par des démonstrations de force. L’humain, en se conduisant ainsi et en infligeant des punitions corporelles ou des contraintes physiques à leur chien ne se positionnent pas en tant que leader sûr de lui ; c’est même l’inverse qui se produit.

Il est en effet plus aisé de frapper que de réfléchir ; pourtant, c’est également plus dangereux, tant pour l’homme que pour le chien, et inefficace en apprentissage. Un chien apprendra mieux par la motivation que par la punition.

La violence est l’apanage des faibles.

Punir un mauvais comportement est pour autant tout à fait possible :


– en enlevant quelque chose d’agréable :

Ex. Votre chien vous mordille un peu trop fort lors d’un jeu : stoppez le jeu, quittez la pièce sans un regard & fermez la porte derrière vous pour qu’il ne puisse pas vous suivre, etc

– en détournant son comportement sur un comportement qui, pour vous, est plus approprié :

Ex. votre chien aboie dans le jardin, appelez-le de l’intérieur sur un ton enjoué genre « j’ai trouvé un truc génial à faire ici, tu veux jouer avec moi ?.. Parce que non, moi, je ne viens pas aboyer dehors avec toi »

En un mot : montrez-vous intelligent !

Blog de Céline Morin : http://tance.blog.kazeo.com
Site d’Isabelle de Dog-Educ : http://www.dog-educ.com/

https://caniclass.wordpress.com/2013/01/16/comment-ne-pas-punir-son-chien/

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Jeu 11 Aoû 2016 - 16:50

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mar 16 Aoû 2016 - 14:13

Citation :
Conseils et astuces pour développer une relation harmonieuse avec votre chien

Anticiper

L’anticipation permet de prévenir et d’éviter les comportements indésirables. Quand le chiot arrive chez vous, il n’a pas encore pris de mauvaises habitudes. Si l’on veut éviter qu’adulte, il ne devienne un chien qui saute, il faut dès le début ne le caresser que s’il a les 4 pattes au sol. Faute de quoi, votre bébé labrador deviendra rapidement un labressort.

Observation

Savoir observer et comprendre le langage corporel du chien vous permet d’éviter les situations conflictuelles ou difficiles à gérer par vous ou par lui. Apprendre à distinguer les signes de tension et de stress, les signes d’apaisement et d’évitement. Un chien qui baisse les yeux et détourne la tête n’est en aucun cas un chien coupable!!!

Vous êtes sa sécurité

Votre chien doit toujours se sentir en sécurité lorsqu’il est près de vous. Venir près de vous ne doit en aucun cas être une source de stress pour lui. Ne l’appelez jamais pour le punir.

Apprenez lui progressivement et par étapes

Beaucoup de personnes souhaitent que leur chien comprenne l’exercice après seulement 2 ou 3 répétitions. Chaque étape doit pourtant être apprise en modifiant progressivement la durée, la distance, le contexte, le lieu, etc. Mettez systématiquement toutes les chances de votre coté afin que votre chien puisse réussir l’exercice ou le comportement désiré. Combien de fois vous avez demandé à votre ado de dire « merci », « au revoir » ou de ranger ses affaires? Votre chien a la capacité intellectuelle d’un enfant de 3 ans. A moins que vous pensiez qu’il est plus intelligent que votre enfant.

La colère est mauvaise conseillère

Ne vous fâchez jamais lorsque votre chien ne réussit pas un exercice. Posez–vous plutôt la question du pourquoi il n’a pas réussi. L’exercice est-il trop difficile? L’endroit trop bruyant? Trop peuplé? Le chien est-il perturbé par la proximité d’un autre chien? A- t-il fait ses besoins? Connait-il déjà l’exercice?

Communiquez toujours votre approbation

Nommez et félicitez tout ce que votre chien fait de bien. Même les toutes petites choses que vous trouvez naturelles (être assis, rester tranquille pendant que vous bavardez avec le voisin, etc.). Plus vous le féliciterez pour ses comportements positifs, plus il aura tendance à les reproduire car ils deviendront plus gratifiants. La félicitation peut être uniquement verbale ou suivie d’une caresse (pour autant que la caresse ne crée pas d’excitation) ou encore associée à une friandise (ponctuelle ou régulière).

Oubliez la punition comme moyen d’éducation efficace

La punition engendre beaucoup d’effets indésirables. Si sur l’instant elle peut faire cesser le comportement indésirable, elle n’est en aucun cas efficace sur le long terme. De plus, elle engendre souvent des effets pernicieux tels que: perte de confiance, démotivation, inhibition, agressivité, crainte, anxiété, automutilation,…

Remplacer le NON par Bravo

La première chose que le chiot apprend souvent c’est NON, non… non… . Il serait tellement plus facile de lui dire « Bravo, tu es couché dans ton panier », « Bravo, tu marche à coté de moi », « Bravo, tu viens me voir », « Bravo, tu as les pattes au sol »,….

Attrape moi si tu peux

Ne courrez jamais derrière votre chien pour reprendre un objet volé. Vous risquez de rapidement tomber dans un piège car c’est Le jeu préféré des chiens. Si cela vous fera rire lorsqu'il est chiot, à l'âge adulte ce comportement vous irritera profondément.

Regarde moi

A l’instar des enfants, le chien aime recevoir de l’attention (positive mais parfois aussi négative). Si vous ne lui donnez pas suffisamment d’attention positive, il risque d’attirer votre attention en faisant des bêtises. Ignorez les bêtises et les mauvais comportements de votre chien. Si ce n’est pas possible, détournez discrètement son attention de ce qu’il est en train de faire.

Eviter les mots inutiles

Autant l’être humain communique principalement par la parole, autant le chien a des difficultés à bien comprendre les mots et encore plus leurs synonymes. L’utilisation de la négation dans la phrase n’est pas facilement compréhensible pour lui ( pas sauter, pas toucher, pas bouger, mange pas ça, arrête de tirer…). Prenez l’habitude de trouver des mots spécifiques à chaque situation. Apprenez à utiliser des mots simples et compréhensibles.

Communication corporelle

Le chien comprend bien mieux le langage corporel que le langage verbal. Prenez l’habitude d’accompagner vos demandes d'un geste ou d’un langage corporel clair. Votre chien vous comprendra mieux.

Soyez cohérents

Ne prenez pas votre chiot à vos côtés dans le fauteuil si, une fois adulte, il ne pourra plus s’y installer. Ne souriez pas lorsqu’il vous a volé une pantoufle, il le prendra pour une approbation.

Déterminez ce que vous souhaitez lui apprendre plutôt que ce que vous voudriez lui désapprendre.

Remplacez un comportement indésirable par un nouveau, plus intéressant pour vous et...pour lui.

Patience et persévérance vous assureront une relation unique basée sur la confiance et la complicité.

http://www.canischola.be/page/conseils-et-astuces-pour-une-relation-heureuse-avec-votre-compagnon-canin.html

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mer 22 Fév 2017 - 13:44

Citation :
5 choses à savoir quand on veut vivre avec un chien

La culture populaire est une culture dont "la principale caractéristique est d'être produite et appréciée par le plus grand nombre".

Nous avons une culture populaire canine bien ancrée, portée par un incroyable nombre de prescripteurs, soutenue par des biais médiatiques, initiée par les fantasmes de notre enfance.

Ce sentiment de connaître le chien nous pousse à nous lancer dans l'aventure de la vie commune humain-canin sans plus de recherche que celle parfois de la race. Pourtant le nombre d'abandons par an en France, dont nous avons encore explosé le record cette année, prouve bien le contraire. Parce que si une proportion de ces abandons sont indéniablement le fait d'irresponsables finis, voire de tortionnaires ou d'enfoirés (appelons un chat, un chat ahah), une autre liée aux départs de leur propriétaire pour des maisons de vie, des hôpitaux, ou une autre dimension, la plus grosse partie est quand même le fait de gens ayant adoptés leur chien dans une démarche tout à fait sincère... Et qui sont tombés des nues. Ils n'avaient tout simplement pas envisagé que ça se passerait comme ça.

Voici donc 5 choses à savoir avant d'adopter un chien.


Parlons d'abord de la question des ressources.

-Une tirelire-chien est à prévoir


Autant commencer par le sujet qui fâche.

Un chien ne coûte pas forcément cher, que ce soit à l'acquisition ou à l'entretien. Linux venant de refuge (190€), étant un petit gabarit (40€/mois de miam) et en parfaite santé (80€ de véto annuel à tout casser), on ne peut pas dire qu'il me ruine..
Flappy c'est une autre histoire pour à peu près chacun des postes.

L'idée n'est pas de dire que seuls les gens aisés devraient avoir un chien, l'idée est que l'aspect financier ne doit pas être un frein au bien être du chien. Que ce soit pour des frais vétérinaires, l'appel à un spécialiste du comportement, une alimentation de qualité ou des aménagements de l'environnement, si cela doit être fait, cela doit être fait. Il faut donc prévoir en conséquence.

Pour l'aspect véto, je ne saurais pas dire si les mutuelles valent la peine, c'est une piste à étudier, malheureusement la sécu pour chien, ça n'existe pas (et quand on voit le prix d'une IRM, on est bien heureux que ça existe pour nous autres bipèdes).

-Avoir un chien, c'est chronophage

Joël Dehasse indique dans son livre "Changer le comportement de mon chien en 7 jours" qu'un chien a besoin, en moyenne, de 5 heures d'activités par jour. Si c'est possible d'en couvrir une partie avec des activités autonomes (flair, mastication, jouets, observation etc), il aura besoin de vous pour au moins la moitié de ce temps.

A l'instant T, là, celui où vous envisagez de prendre un chien, vous n'avez très certainement pas 2h30 de libres par jour. Il faudra donc libérer ce temps, et comme malheureusement on ne réduit pas le temps de travail à la carte, que les corvées sont incompréhensibles à partir d'un certain point, c'est votre temps de loisir qu'il va falloir transformer.

Remplacer la télé du retour du boulot par une balade, les brunchs par des escapades en forêt, les 4 reports du réveil par une sortie bien trop matinale. Selon votre profil ça vous sera plus ou moins difficile. Si vos habitudes du week end sont de faire des randonnées dans le Vercors, il vous sera bien plus facile d'intégrer un chien à votre train train, que si votre plaisir c'est de passer vos journées en ville, entre musées et cafés. Ce qui ne veut pas dire que vous n'aimeriez pas votre chien. Simplement, si nous pouvons tous changer, nous ne pouvons pas nous transformer du tout au tout en claquant des doigts, nous ne pouvons pas rayer nos envies,nos besoins, les choses qui nous animent chaque jour parce qu'une boule de poils a débarqué (enfin parce que nous avons amené une boule de poils). Notre marge de manœuvre est limitée.

Un chien qui n'a pas assez d'activités va soit, s'occuper par lui même, peu importe le désagrément que cela pourrait vous causer, soit développer des troubles du comportement, soit plonger dans l'apathie ou la dépression (le mieux pour vous, mais le pire pour lui, car c'est généralement les cas pour lesquels on agit le moins).

Une fois n'est pas coutume, enchainons avec logique. Vous avez noté, dans mes substitutions de loisirs, j'ai uniquement parlé de sorties? Ce n'est pas pour rien.

- Le chien est un explorateur


Tous les animaux de compagnie ont besoin de temps ( plus ou moins), tous les animaux de compagnie nécessitent un engagement financier (plus ou moins), mais si il y a bien une chose , une contrainte - ou un plaisir, c'est vous qui voyez - propre au chien, c'est la balade. La balade, c'est un peu le graal du chien: activité physique, interactions sociales (possiblement), exploration (impératif incontournable), autonomie ( ça c'est pas facile pour nous), le jackpot en somme. Ce n'est pas une option chez lui, il est fait pour ça, et sans ça, il peut devenir frappa-dingue (plus ou moins). Et quand on parle de sortir, on ne parle pas de 2 fois 15min, mais bien d'au moins 1 heure par jour.

Si la perspective de sortir le chien chaque jour, peu importe le temps, peu importe son niveau d'éducation (si il tire, c'est votre problème pas le sien), peu importe votre journée, représente un obstacle pour vous, c'est le moment de faire demi tour.

Les deux derniers points enfin, traitent de la logique du chien, dans le but de vous aider à faire le tri parmi tout ce que vous pouvez lire, sur internet ou dans les bouquins, dans tout ce que vos multiples prescripteurs pourraient vous dire, dans le florilège des professionnels du chien.

- Le chien est un opportuniste.

Basiquement, il y a 2 paradigmes sur le mode de fonctionnement du chien dans notre société d'humains: le chien est un animal hiérarchique (sous entendu qui pourrait tenter de vous dominer) -  le chien est un animal opportuniste.

Dans le modèle hiérarchique, les comportements du chien sont analysés comme une tactique d’ascension sociale. Un chien qui dort sur le canapé, tire sur sa laisse, grogne lorsqu'on s'approche de sa gamelle, est un chien dominant. Il en résulte une éducation basée sur la punition/privation/contrainte (dans des degrés variables mais dans une démarche équivalente), afin de réassoir notre statut de chef vis à vis du chien. C'est un modèle qui est dépassé depuis longtemps, preuves scientifiques à l'appui, la hiérarchique inter spécifique n'existant pas, et le chien n'étant jamais simplement dominé/dominant.

Si on voit le chien comme un opportuniste, ce qu'il est, ses comportements prennent une toute autre signification. Le chien qui dort sur le canapé le fait parce que c'est confortable, le chien qui tire sur la laisse veut atteindre une super odeur, le chien qui grogne lorsqu'on approche de sa gamelle veut protéger sa nourriture. Parce que finalement, il ne cherche que 2 choses: obtenir ce qui lui provoque du plaisir et éviter ce qui lui provoque du déplaisir. En partant de ce schéma là, tous les comportements de nos chiens sont explicables à partir d'une analyse coût/bénéfice. Ils ne sont jamais là pour nous causer du tort à nous, mais toujours pour lui apporter/éviter quelque chose à lui.

-Le renforcement positif est efficace pour enseigner un comportement à un chien.

En se basant sur le point précédent, on peut en déduire qu'il y a 4 façons possibles de modeler le comportement de nos chiens.

Renforcement – Amplifie le comportement

Punition -  Diminue le comportement

Renforcement positif

Par ajout de quelque chose d’agréable

Ex : Le chien s’assoit, il obtient une friandise

Renforcement négatif

Par retrait de quelque chose de désagréable

Ex : On exerce une pression sur la croupe du chien qu’on supprime lorsqu’il s’assoit.

Punition positive

Par ajout de quelque chose de désagréable

Ex : Le chien nous saute dessus pour jouer, nous lui donnons une tape.

Punition négative

Par retrait de quelque chose d’agréable

Ex : le chien nous saute dessus pour jouer, nous nous éloignons.

Les punitions n'enseignent rien, elles disent au chien que ce comportement n'est pas souhaitable, mais pas quel comportement adopter.

Le renforcement positif fait appel à la nature du chien dans l'enseignement d'un nouveau comportement, il est donc très efficace, et simple à mettre en pratique en plus.

Vous n'avez donc pas besoin d'entrer en conflit avec votre chien. Vous n'y avez d'ailleurs pas d'intérêt, la confrontation fera de vous une source de stress pour votre chien, et très logiquement il fuira les interactions avec vous (vous vous souvenez? Eviter l'inconfort => éviter le stress), ce qui - entre autres choses - ne vous aidera pas à vous faire obéir. Ce qui est pourtant le but initial de l'éducation.

La super nouvelle là dedans, c'est que l'éducation d'un chien est accessible à tous, et avec tous les chiens. Puisque vous êtes dans une démarche coopérative, vous n'avez pas besoin de le maîtriser physiquement, d'avoir le dessus sur lui. J'ai déjà vu de tout jeunes enfants enseigner le assis à des dobermans ou des bergers allemands.

Comme souvent quand je me relis, je me trouve un rien moralisatrice. Peut être à cause de ma façon d'écrire, surement parce qu'il est sujet ici de remettre du rationnel dans un acte qui est la plupart du temps émotionnel.

Lorsqu'on prend un animal de compagnie quel qu'il soit, c'est avant tout pour répondre à une envie. C'est un désir qu'on a d'ajouter un individu dans notre quotidien et dans notre projet, cela le rend plus doux. C'est triste de gâcher cette belle histoire fantasmée parce que nous n'avons pas anticipé l'investissement que cela nous demanderait (en temps comme potentiellement en argent), parce que nous n'avons pas choisi le bon compagnon ( rat, lapin, chat, furet, cochon d'inde etc, il existe une multitudes d'espèces de compagnie - et aucun foyer ne convient à toutes), ou parce que nous avons été mal orienté/ conseillé.

C'est triste également, et même plus, pour ce chien qui n'a rien demandé à part mener une vie sympa de chien sympa.
Triste de compliquer 2 existences (minimum) parce que nous avons été berné par notre culture populaire/ avons agit sur un coup de coeur.

Il s'agit d'une vie commune de 10 ou 15ans avec un être dont VOUS avez la responsabilité, dont vous devez combler les besoins physiologiques et physiques (car il ne peut pour ainsi dire rien faire sans vous), pour laquelle vous vous engagez.

Hélène Monty

http://flappysfriend.blogspot.fr/2016/10/5-choses-savoir-quand-on-veut-vivre.html

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mer 1 Mar 2017 - 15:37

Juste pour faire un petit historique...

Citation :
Le « monde » du comportement du chien en France : quelle évolution en 20 ans ?
(article paru dans le 1er numéro du magazine "Tout chien" de juin 2016)

En 20 ans, il y a eu une grande évolution dans le monde du comportement du chien.

Dans les années 90, il y avait essentiellement des dresseurs et des éducateurs de chien qui étaient les seuls interlocuteurs concernant le comportement du chien. Éducation de base comme on dit mais aussi éducation en cas de troubles du comportement. Les vétérinaires avaient alors essentiellement deux rôles : la castration réputée « calmer » le chien et l’euthanasie quand l’éducation et la castration n’avaient pas suffit à améliorer son comportement.

Côté vétérinaire…

• Les premières consultations vétérinaires de comportement sont nées à l’école Vétérinaire de Lyon en 1986. Patrick Pageat vétérinaire et docteur en éthologie avait mis en place ces consultations spécialisées dans le but de soigner les troubles du comportement autrement et de diminuer les décisions d’euthanasie pour cause de comportement. Alliant les données de l’éthologie, de la médecine et des neurosciences qui naissaient à peine à l’époque, il a élaboré une nouvelle manière d’aborder les troubles du comportement en considérant qu’un trouble du comportement peut être considéré comme un signe de souffrance, le symptôme d’une affection comportementale.

La consultation de comportement fondée sur l’observation en direct du chien et sur un entretien précis avec les personnes vivant avec le chien permet d’établir un diagnostic, donc de proposer un pronostic et un traitement. Le traitement dont il s’agit est alors constituée de mesures comportementales et éventuellement de la prescription de produits (médicamenteux ou non).

• Dans les années 90, plusieurs vétérinaires dont je fais partie se sont formés ainsi « sur le tas », en suivant régulièrement les consultations de comportement de Patrick Pageat et en participant aux congrès organisés par ce groupe de vétérinaires passionnés.

• En 1998, nait le diplôme inter-écoles (DIE) de vétérinaire comportementalistes qui formera pendant plus de 15 ans près de 200 vétérinaire comportementalistes en Europe.

• Je me souviens que dans les années 90 les motifs de plaintes des propriétaires étaient les mêmes qu’aujourd’hui : en premier lieu l’agressivité, puis les problèmes de solitude (vocalises, destructions, malpropreté en l’absence du maître), enfin les problèmes de malpropreté, de peurs, d’éducation…. Toutefois, les deux principaux diagnostics portés à cette époque – c’est-à-dire les affections en cause – étaient surtout la sociopathie (trouble de la hiérarchie : le chien se prend pour le dominant) et l’anxiété de séparation (le chien n’a pas appris à être seul, donc il est anxieux quand il l’est).

• Progressivement, la sémiologie (étude des symptômes) a évolué et d’autres affections ont été identifiées comme pouvant induire les mêmes troubles du comportement (agressivité, anxiété de solitude, malpropreté, peurs…). C’est par exemple le cas des troubles du développement, comme le syndrome hypersensiblité-hyperactivité (ou Hs-Ha) lié à une insuffisance de maternage avant l’âge de 2 mois, ou le syndrome de privation sensorielle liée à une insuffisance de stimulations environnementales avant l’âge de trois mois.

• Sur le plan médical, les maladies neurologiques (tumeurs cérébrales, épilepsie, syndrome confusionnel) ont toujours été prises en compte dans l’apparition de troubles du comportement, mais l’influence de la douleur et des maladies hormonales (l’hypothyroïdie) a été plus souvent avancée.

• Parallèlement, sur le plan législatif, la Loi sur les chiens dangereux du 6 janvier 1999 a provoqué des réactions variées dans le monde du chien. La question fondamentale sur l’influence de la race, plus précisément de la génétique, sur l’agressivité a été maintes fois soulevée. Cette loi était elle fondée ? Y a-t-il effectivement des races plus dangereuses que d’autres ? Ne s’agissait-il pas en réalité d’une mesure politique sociétale pour résoudre un problème de banlieue ? Le fait qu’en 2008, une évaluation comportementale devenait obligatoire pour les chiens mordeurs quelle que soit leur race a permis d’apaiser le débat. L’enregistrement de tous les rapports d’évaluation comportementale dans le fichier national de l’I-CAD[1] contribue à constituer un observatoire des morsures, donc d’avoir des chiffres pour pouvoir répondre plus sérieusement un jour à la question de la dangerosité d’une race.

• Depuis le début des années 2010, ont émergé d’autres formations vétérinaires en médecine du comportement des animaux. Le DU de zoopsychiatrie vétérinaire d’une part à Lyon et le CEAV de médecine du comportement des animaux à Maisons Alfort.

Aujourd’hui, tout praticien vétérinaire a les moyens suffisants (formations, ouvrages, confrères spécialisés) pour répondre à la demande de tout client dont le chien présente un trouble du comportement.

Côté éducateurs…


• Dans le monde de l’éducation canine, le regard porté sur le comportement du chien a aussi beaucoup changé en 20 ans.

• En effet, il y a 20 ans, la grande majorité des éducateurs et des dresseurs ne pratiquaient que selon des méthodes essentiellement coercitives (collier étrangleurs, contraintes physiques parfois maltraitantes) et avec une politique de domination du chien, en partant du principe qu’un chien qui n’obéit pas (tout problème de comportement pouvant alors être réduit à un problème d’obéissance) est dominant, la solution sera donc de le dominer pour en reprendre le contrôle.

• Progressivement, le terme dresseur est devenu politiquement incorrect et le terme d’éducateur est devenu prédominant. Par ailleurs, certains se sont plus intéressés aux problèmes de comportement qu’à l’éducation simple et se sont installés en tant que comportementaliste ou coach dans le but de mieux coacher les propriétaires pour mieux agir avec leur chien.

• L’utilisation de méthodes positives s’est de plus en plus répandue notamment par l’avènement du clicker training qui a fait rapidement des émules. Méthode quasiment magique dans certains cas, elle s’est opposée très rapidement aux méthodes coercitives dites « classiques ».

• Deux grands courants d’éducation canine se sont alors progressivement distingués : les éducateurs aux méthodes positives utilisant essentiellement la motivation et la récompense s’opposant et souvent de façon passionnelle aux éducateurs classiques prônant les méthodes contraignantes avec comme leitmotiv « la hiérarchie avant tout ». Depuis quelques années, cette bataille oppose de façon parfois caricaturale les « pro-hiérarchie » qui ne lisent le comportement d’un chien que via le prisme de la hiérarchie et les « anti-hiérarchie » qui estiment qu’il n’existe aucune hiérarchie entre l’homme et le chien.

Coté loisir…

Parallèlement, s’est développé un autre domaine dans le monde du comportement du chien : le sport canin, avec en premier lieu l’agility, mais aussi d’autres activités sportives comme le jumping, le canicross, le frisbee, le flyball ou encore l’obé-rythmée. Ces sports qui sont évidemment fondés sur la motivation et le plaisir (méthodes positives) concernent surtout les propriétaires de chiens actifs et sportifs comme le border collie, le Malinois, mais aussi le jack Russel. Chaque année, ces activités rassemblent de plus en plus d’adeptes qui deviennent de véritables passionnés.

En 20 ans, les approches comportementales ont donc considérablement évolué et se sont particulièrement diversifiées globalement pour le bénéfice de l’animal. Heureusement moins souvent considéré aujourd’hui comme un animal de compagnie qui doit être « maté », il est de plus en plus perçu comme un partenaire de vie qui ressent des émotions et a des besoins propres qu’il convient de respecter. Il devient même quand il pratique un sport canin avec son maître, un véritable médiateur voir un catalyseur social : il permet en effet aux personnes passionnées par ce type de loisir de se rencontrer et de se rassembler au sein de véritables petites communautés.

http://www.animalpsy.com/comportement-veterinaire-chien/100-le-monde-du-comportement-du-chien-en-france-quelle-evolution-en-20-ans

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MessageSujet: Re: Education canine: à savoir...   Mar 16 Mai 2017 - 13:35

Citation :
Quand les gens posent des questions comme :
" comment faire pour que mon chien cesse de ......"
" comment faire pour que mon chien m'obéisse ...; etc....
J'ai envie de leur répondre : votre chien vient de m'envoyer un sms.....
" comment faire pour que mon maître comprenne enfin que je suis un chien, que mon seul but est d'être bien, de me faire plaisir, de satisfaire mes besoins vitaux y compris celui d'appartenir à un groupe , de communiquer, d'être en confiance et que je n'ai pas la capacité cérébrale de conceptualiser et donc de vouloir lui nuire, l'embêter, ou de dominer le monde ?
" comment faire pour que mon maître comprenne enfin qu'il pourra tout obtenir de moi, à condition que je sois bien dans mes pattes, zen, confiant, pas stressé et donc que je ne subisse aucune contrainte, punition et réprimande et que là, je serai totalement disponible dans mon cerveau pour apprendre ce qu'il veut m'apprendre".

https://www.facebook.com/corinne.martin.779/posts/1293863697315824

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