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 L'hypertype

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Analucia
 
 
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MessageSujet: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 11:48

Voilà un article sur l'hypertype (que je n'ai pas encore lu vue sa longueur)

http://www.cfpli.com/index_htm_files/DEPECHE%20VETERINAIRE%20HYPERTYPE.pdf

(Je n'ai pas trouvé de post parlant déjà de ce sujet à part "hypertype et législation en Suisse. S'il existe alors toutes mes excuses)
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Ptit'LU
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MessageSujet: sélection hypertype élevage   Mar 23 Déc 2014 - 11:57

Je rajoute un article (vidéo) qui aborde également les soucis liés à l'hypertype :

http://stealthily.wordpress.com/2012/11/27/un-chien-de-race-oui-mais-a-quel-prix/

Citation :
Un chien de race… Oui mais à quel prix?

/!\ attention certaines images peuvent choquer /!\

Le reportage « Chiens de race – Maîtres fous » est réalisé sur deux ans. C’est une enquête de la BBC qui dénonce l’énorme scandale de l’élevage et des concours canins.

L’objectif des éleveurs ? Obtenir un animal à l’esthétique parfaite grâce à une sélection génétique basée uniquement sur des critères physiques.

Les faits se déroulent en Angleterre mais ce phénomène est également présents dans de nombreux pays.


* * * * * *

EDIT par PowerUser, août 2016: la vidéo mentionnée plus haut n'étant plus accessible en voici une autre trouvée sur ce post: http://educationcanine.forumactif.com/t13392-chiens-de-race-maitre-fous

clovis de nice a écrit:
Âmes sensibles s'abstenir, reportage sur les dérives de la sélection canine en vue des concours et expositions


Chiens de race - Maîtres fous (diffusion France... par Respect_Animal
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Analucia
 
 
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 12:11

Zut, Ptit Lu, on ne peut plus voir la video. (bloquée pour droits d'auteur)
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MuzaRegne
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 12:11

Oh merci Analucia !!
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Ptit'LU
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 12:12

Analucia a écrit:
Zut, Ptit Lu, on ne peut plus voir la video. (bloquée pour droits d'auteur)

Oh zut, faudrait que je la retrouve autre part.
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Analucia
 
 
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 12:15

Je t'en prie Muzaregne!
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 13:57

J'ai lu et suis 100% d'accord u
J'ai tjs pensé qu'il y avait de l'abus quand je croisais certains chiens, et je suis contente de voir que peut-être les choses vont changer...

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Apasdeloup
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 16:50

Ah ben des abus il y en a des sévères =/
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 20:10


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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 20:16

Citation :
« Chien éponge. Chien baromètre. Chien support d’expression. »

La théorie communément admise est que tout chien descend du loup, les races très nombreuses (au moins 400 reconnues) et les croisements, donnent une disparité au sein de l’espèce qui n’a pas d’égal dans tout le règne animal.

Du chihuahua de quelques grammes au mastiff d’une centaine de kilo, tous viennent du loup et ont été créés artificiellement par l’homme.

L’évolution sociologique de l’humain explique les modifications apportées à son fidèle compagnon. A travers des moyens plus ou moins réversibles, plus ou moins coûteux, à court et à long terme, l’intervention sur le chien familier en fait un moyen d’expression docile, supportant presque toutes les pressions de son milieu : l’extrême proximité de l’homme.

D’abord le modelage peut se faire par sélection génétique. De ce point de vue, le chien est pratique puisqu’il supporte une consanguinité assez serrée, ce qui permet aux éleveurs de fixer des caractères en peu de générations. Mais comme disait Darwin, on ne peut sélectionner un seul caractère sans que d’autres soient associés. Et comme certaines races existent depuis longtemps, ces sélections ont malheureusement été plus éclairées par le folklore que par de réelles données scientifiques ou éthiques. Prenons ici pour exemple le berger allemand issu de lignée « de beauté » : quasi plantigrade, dont les angulations des membres étaient sensées favoriser le trot et le saut, et qui finalement rendent le chien inapte à tout exercice physique, et souffrant dès les premières années de sa vie !

C’est aussi de par la sélection génétique qu’on parvient à littéralement modifier le métabolisme des chiens pour assouvir quelques loisirs ou jeux d’argent.

Comme premier exemple, je citerai le cas de certains chiens de traîneau très spécialisés (alaskan husky), qui, pour assouvir leurs besoins énergétiques quotidiens devraient pour cela ingérer quelques trois kilos de viande et graisse si ils étaient nourris naturellement. Mais ces chiens n’ont la capacité de digérer qu’un bol alimentaire de 300 grammes ! Croquettes hyper énergétiques ou tu meurs…

Le second exemple est celui des galgos, ces lévriers espagnols qui, formatés pour un effort explosif, peuvent carburer aux glucides, donc aux sucres (contrairement aux autres chiens qui brûlent les lipides). Les réformés des champs de course qui survivent aux dopants et aux mauvais traitements souffrent à vie de leurs dents pourries.

Et que dire de la sélection génétique chez un irish wolfhound dont le cœur lâche, car trop petit pour les mètres de tuyauterie de son corps géant ? Ou du komodor ce chien parait-il de berger, mais qui affublé d’un pelage qui forme des cordes, le rend non seulement quasi aveugle mais aussi candidat à la noyade ? D’autres comme le bulldog anglais, illustrent la fascination de l’homme pour la tératologie* : La face aplatie à l’extrême, les sinus aussi mal agencés que l’occlusion de ses mâchoires, ayant peine à se mouvoir ; le mâle en détresse ventilatoire n’est non seulement plus capable de saillir la lice, mais elle-même est incapable de soutenir le poids de monsieur. De toute façon, gamètes faiblardes et un bassin plus étroit que la tête des chiots, obligent l’homme à intervenir à toutes les étapes de la reproduction. Il ne semble pas comprendre que la Nature dit : « stop ».

L’évolution technologique ne suit malheureusement pas celle de l’éthique, mais il est tout de même louable qu’en France les mutilations de convenance soient en passe de disparaître.

Couper la queue, les cordes vocales, les oreilles, rétrécir le museau, encourager les plis les excès de peau, de pelage… C’est déjà une prouesse que le chihuahua communique avec le dogue allemand et qu’ils se reconnaissent même comme appartenant à une seule espèce. Il n’y a aucune justification à encore plus d’entraves.

Les effets secondaires de la sélection artificielle, sur une lignée pour laquelle on recherche des traits comportementaux poussés sont encore plus difficiles à mesurer :

Développer la réactivité et la pulsion de morsure à l’extrême pour les concours de mordant, la tenue de la prise, l’absence de phase de menace, et tout cela pour le loisir, c’est à mon sens jouer avec le feu.

Mais il y aurait aussi beaucoup à dire à propos de l’inverse : l’absence totale de sélection sur des critères comportementaux d’une lignée entière. Un champion de beauté mal dans ses poils ou invivable, c’est malheureusement chose courante.

Récemment, lors d’un débat, un haut représentant de la cynophilie officielle me soutenait que TOUS les chiens avaient fait l’objet d’une sélection dans un but purement utilitaire. Je ne pu m’empêche de sourire en pensant au cas du très-à-la-mode cavalier King Charles, chien imaginaire figurant sur une peinture et (re ?)créé à l’identique par de réels « passionnés » !

Pédomorphique à outrance, son physique éternellement juvénile séduit ceux qui disent égoïstement « Oh ! Il faudrait qu’ils restent toujours comme ça ». Purement fonctionnel ou totalement fantaisiste ?

Non content de s’arrêter là, cherchant le petit plus de la « touche personnelle », il y a heureusement, et pour toutes les bourses, une montagne de teintures, parfums, couleurs, vêtements, piercings, tatouages, et accessoires pour customiser sa bête et l’assortir… à son maître. Il suffit de fréquenter les expositions canines et leur nuage de laque, pour se demander ce qui est le plus étouffant finalement !

Condamner l’hyper-type en élevage ou les excès des modifications corporelles, n’est pourtant pas critiquer le principe de la différenciation et de la stabilisation du Chien en différentes races ; car cela peut aussi être passionnant. Aujourd’hui, dans notre société, que faire des qualités d’un chien jadis sélectionné pour le troupeau, la guerre ou la chasse ? Comment faire évoluer la sélection ?

La plupart des races sont aujourd’hui élevées pour la compagnie, cela signifie-t-il qu’il faille édulcorer, écrêter le tempérament et les aptitudes de chacune ? Ce nouveau rôle requiert pourtant de solides qualités et n’a rien d’évident… L’apparition des comportementalistes suffit à en témoigner !

Mais il ne faut surtout pas oublier d’être critique et chercher à décrypter les rouages des

maltraitances cachées, qui prennent sans cesse de nouvelles formes et impliquent tant et plus d’intermédiaires. Ceux dont le discours est finalement si peu cohérent lorsqu’on le replace ne serait-ce que dans le contexte de la déclaration des droits de l’animal ou de ce qu’on sait de façon certaine de la biologie et de la psychologie de notre meilleur ami.

*Tératologie : (du grec teras, monstre et logos, science) est l'étude scientifique des malformations congénitales. Elle est l'étude des monstres. Le terme de monstre est ici à prendre selon sa définition dans les sciences de la vie (être vivant présentant une importante malformation).

Le très instructif reportage de la BBC: "Chiens de race, maitres fous"

(vidéo non disponible)

Vincent Pfeiffer Comportementaliste www.pfeiffer-comportementaliste.com

http://www.spa-besancon.fr/#!hypertype-/c1w91

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 20:18

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 20:20

Citation :
Les dangers de l'hypertype

Comme dans tous les domaines, l'excès dans la sélection génétique des races de chiens est source de problèmes. Certaines pathologies sont directement liées à la recherche des " hypertypes " au sein d'une race. Le professeur Bernard Denis, agrégé de zootechnie, en a présenté quelques unes dans son livre "Génétique et sélection chez le chien".

Ainsi parfois, le mieux est l'ennemi du bien…

La sélection poussée à l'extrême de certains traits de standards de races canines peut conduire à des effets néfastes insoupçonnés. Si l'essence même d'une race nécessite un travail de sélection, il convient d'être rigoureux et modéré. Le Professeur Bernard Denis rapporte, dans son ouvrage "Génétique et sélection chez le chien", que « lorsque la sélection accentue le type morphologique dans son ensemble, ou un élément de morphologie seulement,(…) même si celle ci est considérée comme esthétique, les conséquences pathologiques sont parfois loin d'être anodines ». Et on assiste à la naissance de maladies au sein de certaines races qui n'avaient jamais été déclarées avant, comme la dysplasie du coude, de plus en plus fréquente chez les terre­neuves " nanifiés ". Les parties du corps du chien les plus sujettes à discussion dans les standards sont la tête, les yeux, l'arrière train et le fouet. Souvent on recherche une tête volumineuse, notamment chez certains brachycéphales comme le Bulldog. Mais comme cette caractéristique est souvent associée à un bassin étroit, les dystocies sont fréquentes lors des mises bas qui ne peuvent donc se faire sans césariennes.
Les yeux sont aussi susceptibles d'être exagérément " modifiés ". Chez le Saint Hubert on recherche clairement ce que les vétérinaires définissent comme un ectropion, c'est à dire des paupières inférieures lâches et affaissées ! D'autres races chez lesquelles on privilégie les yeux volumineux et proéminents (Pékinois, Carlin…) peuvent être victimes de traumatismes et luxation. A l'inverse, des yeux petits et enfoncés (Cairn Terrier, Mastiff…) favoriseront les entropions, ectropions et trichiasis.

Faire la chasse aux excès

L'arrière train du chow­chow, avec ses membres postérieurs parfaitement droits responsables de sa démarche " en échasse " est un autre exemple de ces excentricités " standardisées ". Des anomalies ont fait prendre conscience aux clubs de races de la nécessité de faire parfois marche arrière. Ainsi, aux queues " croquées ", responsables de dermatites infectieuses et de gênes lors de la défécation, qui étaient autrefois recherchées chez les Bulldogs, on préfère maintenant un fouet normal. Malheureusement, cette particularité est encore d'actualité dans d'autres races comme le Boston Terrier ou le Bouledogue Français. Le professeur Bernard Denis recense une quarantaine de races susceptibles d'être victimes de telles anomalies liées à l'hypertype. D'autres particularités sont responsables de gêne respiratoire (ultra concavité chez les brachycéphales), d'otites (oreilles poilues longues et tombantes du Cocker) ou autres maladies. Même si ces chiens hypertypés ont la faveur du public, friand de tout ce qui sort de l'ordinaire, il convient de ne pas les encourager et au contraire de les combattre. Bernard Denis fait appel aux clubs de races afin qu'avec l'aide d'un vétérinaires ils conduisent une analyse critique détaillée du standard des races et repèrent les excès gênants pour le chien. Il ne s'agit cependant bien évidemment pas d'uniformiser toutes les races sur un modèle unique, mais d'opérer une sélection raisonnable et compatibles avec de bonnes conditions de vie pour l'animal. Un travail pour l'AVBC…

Maud Lafon

http://cynologie.pagesperso-orange.fr/Site%20Eleveurs%20II/dossier-pathologie/Hypertype.html

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MessageSujet: génétique   Mar 23 Déc 2014 - 20:23



article-adn chien loup : revue cynophilie française
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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 23 Déc 2014 - 20:23

Citation :
"Commentaire de texte" écrit par Mathieu Mauriès, éleveur

Concernant un article de la revu "Cynophilie Française" de SCC du 1er semestre 2014

Tellement vrai Evil or Very Mad

Citation :
LA SCC ET LES HYPERTYPES CHEZ LES CHIENS DE RACE
   
Commentaire de texte par Mathieu Mauriès

   C’était l’objet d’un conseil scientifique et technique [ c’est quoi la différence on se le demande ? Toujours est-il que ça fait très pompeux tout ça ] de la Société Centrale Canine qui nous gratifie d’un article dans son dernier numéro de Cynophilie Française (1er Trimestre 2014).
   Ces braves gens se sont donc réunis un 14 octobre 2013 pour aborder le sujet chaud bouillant des hypertypes chez le chien de race. J’en ai l’eau à la bouche et je dévore donc avec avidité cet article qui s’étale de la page 13 à la page 14 de la revue [ bon je ne compte pas le paragraphe qui figure sur la page 15 … ça fait quand même 2 pages et des brouettes sur un sujet que je qualifierais de vital pour l’avenir de nos chiens, soit quand même 3 % de la revue – oui je sais je fais encore du mauvais esprit – le reste étant consacré aux expo et compagnie on s’en doutera ].

   Le début n’est pas mal, je cite « le Pr Denis a défini l’hypertype comme un type morphologique accusé, voire très accusé, dans son ensemble ou sur un point particulier, induisant un risque de retentissement sur la santé ou le bien être des animaux … parmi les points particuliers pouvant être sujets à l’hypertype, on évoquera notamment les faces ultraplates [ comme chez le bouledogue français … enfin pas les miens ] les jarrets droits, ou bien les excès de peau [ comme chez le Mâtin Espagnol … enfin pas les miens ]. Notons enfin que l’on peut considérer que l’hypertype peut aussi être physiologique ou comportemental [ que dire de ces éleveurs qui ont transformé des chiens de berger comme le berger allemand ou le berger de Beauce en chiens d’attaque ? ]. La problématique est ancienne et aurait notamment été évoquée en 1969 » [ il y a 45 ans !!! et là ça devient carrément angoissant vu le temps de réaction de la fameuse SCC ]

   Un peu plus loin l’espoir me reprend en lisant « Il est devenu urgent de mettre un terme au raccourcissement facial de certaines races, en mettant en place une sélection sur l’allongement du chanfrein [ et là je me prends à rêver de CAC, CACIB, BOB avec mes bouledogue français à long nez … nan je rigole ] ….

   Pour le Dr Chaudieu, le problème des hypertypes induit une triple responsabilité, difficilement défendable d’un point de vue moral ou juridique : celle des éleveurs, à la recherche de champions récoltant toujours plus de titres ; celle des juges qui, par leur appréciations, confèrent un avantage sélectif aux sujets hypertypés dans des populations d’effectifs réduits [ ou pas ] [ voir une fracassante illustration de ce propos dans l’excellent livre de Mme de Zarobe intitulé « Lhassa Apso du Tibet, de 1897 à nos jours » dans lequel elle démontre parfaitement les effets désastreux de la cynophilie « moderne » sur les races canines primitives comme les chiens du Tibet. J’ai littéralement dévoré son livre qui est passionnant et très bien argumenté. Son propos va bien au-delà de la race de chien du Tibet dont elle parle. Je vous conseille vivement cet ouvrage disponible auprès de son auteur] ; enfin celle des vétérinaires, qui ne veillent pas au respect de la santé dans la sélection du chien [ quand on constate que la SCC est aux mains des dits vétérinaires depuis des temps immémoriaux j’hallucine à de tels propos, je crois que je vais aller boire un coup au bar du village pour oublier ] [ glou glou glou ] [ ça y est je suis revenu ] … La reproduction est une fonction essentielle du chien [ tiens il me semble avoir déjà écrit cela dans mon que personne n’a voulu publier mais qui grâce au ciel et au Net est consultable sur mon site ]. Selon le Dr Mimouni, elle tend à être de plus en plus assistée, notamment dans le cas d’hypertypes physiologiques [ brrrr ça fait froid dans le dos ] pour lesquels elle ne peut plus être assurée de manière naturelle [ et on appelle ça faire de l’élevage ? Je dirais plutôt faire de la boucherie charcuterie canine ]. Les recommandations d’élevage de la FCI (2010) soulignent que tout chien doit être capable de s’accoupler de manière naturelle, les femelles ne pouvant mettre bas de manière naturelle devant être exclues de la reproduction [ Allo les Bulldog anglais ? Y a quelqu’un au bout du fil ? bip bip bip le numéro que vous demandez n’existe plus bip bip bip ] [ hou la la ça va faire mal mais que dis-je ? Pourquoi ne sont-elles pas appliquées les recommandations de la FCI 2010 ??? ]

   Pour Philippe Mimouni, cette directive est un bon point de départ [ personnellement je préfèrerais que ce soit un point d’arrivée ! ]. Cependant, appliquée littéralement, elle impliquerait la disparition d’un grand nombre de races actuelles [ et voilà on arrive au nœud du problème ] notamment parmi celles à la mode [ enfin c’est déjà bien de prendre conscience qu’un certain nombre d’éleveurs ont fait un boulot de sélection – si on peut dire – totalement pourri au détriment du bien être des animaux, il était temps … Wake up ]

   [et on continue dans le musée des horreurs canines ] Chez certaines races, notamment de grand format … le dimorphisme mâle/femelle est tel que l’accouplement peut être dangereux pour la femelle [ tubes, seringues, branlettes à vos ordres chef ] … [ allez encore une couche ] L’inertie utérine primaire se rencontre désormais très souvent chez certaines races qui n’avaient pas de problèmes antérieurement (Bouvier bernois …) : la chienne arrive à terme sans comportement de mise-bas et avec une absence totale de contractions [ je ne voudrais pas être lourd mais j’ai bien précisé dans mon tout l’intérêt d’avoir des chiennes capables de mettre bas normalement et d’allaiter leur portée sans être obligé d’acheter une vache laitière qu’on installera dans son jardin pour remplir des caisses de biberons à chiots ]

   Le recours à la césarienne peut s’être généralisé [ doux euphémisme pour certaines races de molosses où la césarienne est juste indispensable à la survie d’une population de pauvres chiens déformés par l’ego surdimensionné de pseudos éleveurs ] … et le vétérinaire n’est pas tenu de déclarer une césarienne [ et on attend quoi pour rendre obligatoire la déclaration de ces maltraitances caractérisées et refuser l’inscription au LOF de chiots nés de façon totalement artificielle tant à la conception qu’à la mise bas ? … Visiblement on attend le déluge ].

   Parmi les solutions envisageables, imposer le retour au tout naturel reviendrait à acter la disparition de nombreuses races [ et alors où est le problème ? Va-t-on continuer à mettre au monde pendant longtemps encore des animaux handicapés qui auront des vies de misère ? Où est l’éthique de l’élevage dans ces choix écœurants ? ].

   Le club a évidemment vocation à être en pointe dans cette lutte, en mettant en valeur les chiens en bonne santé [ parfois il y a vraiment de quoi s’étouffer quand on observe la réalité des dits clubs bien plus prompts à détruire leurs races en futilités diverses et variées, sans compter les crêpages de chignons de ces dames, qu’à les préserver, et je ne parle même pas de les améliorer car là on serait en pleine science fiction !!! ] [ Le rôle des clubs de race serait de mettre en place, avec une véritable approche scientifique, des programmes de sélection basés sur des données mesurables. Sélectionner c’est choisir dans une population un nombre limité d’animaux qui seront les parents de la génération suivante. Sélectionner c’est mettre une pression de sélection sur la population en fonction de critères prédéterminés. Pour les chiens LOF la confirmation est pratiquement acquise pour une très large majorité des sujets présentés. Par conséquent il n’y a plus aucune pression de sélection dans les populations canines. Tous les chiens confirmés peuvent accéder à la reproduction, les bons comme les moins bons. Pas de pression de sélection, c’est pas de sélection du tout et ce sont des races qui partent à la dérive : adieu berger allemand, sharpei, Mâtin de Naples et tant d’autres … ]

   [ et nous arrivons à la conclusion de l’article ]

   Dans tous les cas, l’inertie et le laisser faire sont à l’heure actuelle indéfendables, sur le plan moral et juridique » [ ah ben là on est bien d’accord ] [ mais comme dit précédemment favoriser l’élevage naturel impliquerait la disparition d’un grand nombre de races actuelles alors on sait ce qui va se passer : RIEN DU TOUT

   La SCC et ses sbires depuis 45 ans, rien que ça, ont visiblement autant de cou..rage – et je reste poli – qu’une boîte de thon à l’huile, pour mettre en œuvre de véritables mesures contre la maltraitance animale aujourd’hui érigée en Championnat sous l’œil bienveillant d’EUKANUBA … et je ne parle même pas des tortures et produits chimiques infligés de force à ces pauvres bêtes au nom du sacro saint toilettage, criminel, tout cela est criminel et condamnable ].

   En résumé moi je fais de l’élevage de chiens sains, physiquement et mentalement, pas des expositions de chiens qui n’ont plus de chien que le nom … Ben oui, c’est comme «boire ou conduire» IL FAUT CHOISIR.

Signé Zorro

http://forum.a-l-ecoute-du-chien.org/viewtopic.php?f=25&t=1061

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mer 9 Déc 2015 - 15:15

Analucia a écrit:
Voilà un article sur l'hypertype (que je n'ai pas encore lu vue sa longueur)

http://www.cfpli.com/index_htm_files/DEPECHE%20VETERINAIRE%20HYPERTYPE.pdf

(Je n'ai pas trouvé de post parlant déjà de ce sujet à part "hypertype et législation en Suisse. S'il existe alors toutes mes excuses)

Le lien ne marche plus.

Analucia, tu avais enregistré le PDF?

Sinon...

Citation :
Hypertype : quand le mieux est l'ennemi du bien
Mis à  jour le mercredi 22 octobre 2014 à 14:24
Maud LAFON

Sélection

Documentaires alarmistes, articles de presse accusateurs : l'hypertype qui se développe chez le chien et le chat de race ne laisse plus indifférent. Dérive d'une sélection orientée vers un esthétisme discutable, il est aussi le fait d'une valorisation du sensationnel par les clubs de race. Face aux lourdes conséquences médicales, la résistance s'est organisée.

Jusqu'à 30 % de cavaliers king Charles atteints de syringomyélie, 5 à 10 % de Rhodesian ridgeback concernés par le sinus dermoïde, quasiment 100 % de césarienne chez le bulldog anglais... En dénominateur commun de toutes ces statistiques une sélection extrême qui favorise l'hypertype. Bien que simple, le mot est lourd de conséquences.

Défini comme " toute exagération morphologique qui met l'animal dans l'inconfort ou la souffrance ", l'hypertype s'est développé ces dernières années, fruit de la dérive d'une sélection qui, de basée sur l'utilité, a dévié vers l'esthétique dès le milieu du 19e siècle. Il est d'ailleurs assez révélateur de constater que les lignées de travail ne sont quasiment jamais concernées par le problème.

La connotation santé est bien réelle avec des conséquences médicales parfois lourdes d'un phénomène qui a pour point de départ une " amélioration " esthétique qui confine parfois au grotesque.

Exemples nombreux


Terre-neuve " nanifiés ", chez lesquels apparaissent des dysplasies de la hanche ; yeux volumineux et proéminents prédisposants (carlin, pékinois...) au développement d'ulcères et de luxations ; démarche " en échasse " du chow-chow liée à ses membres postérieurs trop droits ; problèmes dorsaux des chiens aux dos trop longs comme le teckel ou le basset hound ; brachycéphalie extrême et son cortège d'affections respiratoires ; abondance de plis, source de diverses affections cutanées chez le shar peï ; dysplasie du berger allemand dont on a abaissé à l'extrême l'arrière-train... Les exemples sont nombreux.

Les chiens concernés ne ressemblent plus du tout au standard d'origine des races !

On peut s'interroger quand on sait que le champion toutes catégories de la Cruft 2003 est un pékinois, opéré du voile du palais, qui a dû être placé sur des glaçons pour pouvoir respirer et recevoir son prix !

Consanguinité rapprochée


D'ailleurs, le documentaire télévisé qui le dénonce (Chiens de race, maîtres fous) a fait couler beaucoup d'encre et a agi comme le révélateur d'un phénomène pourtant bien ancré dans le monde du chien de race et inhérent aux modalités de sélection qui, pour atteindre l'extrême, n'hésitent pas à recourir à la consanguinité rapprochée (close-breeding). Avec à la clé d'autres problèmes de santé (luxation patellaire, ostéochondrose, allergies, etc.), sans parler de l'appauvrissement génétique qu'il occasionne.

Ainsi, pour notre confrère Gilbert Schaffner, cynophile averti et juge qualifié, l'hypertype est indissociable de l'excès de consanguinité.

Il souligne l'implication des instances officielles pour lutter contre ce phénomène, la Fédération cynologique internationale ayant communiqué des directives (instructions spécifiques de race) pour sanctionner les dérives morphologiques en exposition. Elle forme également les juges aux conséquences néfastes sur la santé et l'équilibre des sujets hypertypés.

Certains standards de race ont d'ailleurs été revus dans cette finalité. Ainsi la tête du bulldog anglais est passée de " massive " à " forte ". Chez le basset hound, la peau doit être " souple et élastique sans exagération ".

Action des clubs de race

Certains pays ont pris de l'avance dans ce combat à l'instar de la Société canine de Suède (SKK) qui a retenu 70 races présentant un risque d'hypertype et exerce à leur égard une vigilance renforcée. La Suède est également un des rares pays à avoir interdit les saillies consanguines rapprochées (père-fille, frère-soeur).

Le Kennel Club britannique a de son côté décidé de revoir le standard d'une centaine de races, y compris celles dont il n'est pas le pays détenteur, tout en sachant que ces modifications ne seront prises en compte que dans les expositions anglaises.

En France, la Société centrale canine et certains clubs de race ont pris la mesure du problème et réagissent, à l'instar du club du bulldog anglais, très actif sur la question. Ainsi aux queues " croquées " provoquant des dermatites infectieuses et des gênes à la défécation, le standard préfère désormais les fouets normaux.

Pour notre confrère le Pr Bernard Denis, président de la Société d'ethnozootechnie, l'hypertype n'est pas dans le standard des races et devrait être sanctionné au même titre que le manque de type.

Chats, chevaux et animaux de rente

Si le phénomène est patent chez certaines races de chiens, il n'épargne pas pour autant les chats, touchés eux aussi par des phénomènes comme la brachycéphalie, les chevaux, avec les têtes hyperconcaves des pur sang arabes de show, ou les animaux de rente, chez qui la sélection vers une hyperproduction de viande ou de lait conduit à des dérives morphologiques en hyper (animaux culards notamment).

Chez les chats, le Loof* a donné l'alerte dès 2004 : persan ultratypé victime de difficultés respiratoires, d'obstruction des canaux lacrymaux, prédisposés aux dystocies..., Scottish fold, sujet de malformations lorsqu'il est homozygote, mais aussi Maine Coon trop lourds et touchés par l'arthrose...

Pour les zootechniciens, il est donc urgent de revoir les modalités de la sélection. Le cas échéant, certaines races pourraient bien être menacées de disparition.

Opérer une sélection raisonnable et compatible avec le bien-être de l'animal est aujourd'hui en passe de devenir un objectif d'élevage prioritaire. Sans pour autant aller vers une uniformisation des races, cette sélection plus éthique semble même indispensable à leur survie, d'autant que le contexte législatif actuel, centré sur le bien-être animal, pourrait bien être à l'origine un jour d'une interdiction de certaines races si leur type extrême est accusé de nuire à leur confort de vie.

Retour du bâtard

Au-delà de l'hypertype c'est donc peut être toute la philosophie de l'animal de race qu'il faudrait revoir en s'affranchissant des phénomènes de mode, qui mettent en avant les minis chiens, la néoténie avec les chiens adultes à tête de chiots, etc.

Face à de telles menaces, et quand on sait qu'une assurance santé animale est par exemple deux fois moins chère pour un chien croisé que pour un bulldog, le bon vieux bâtard n'a pas dit son dernier mot... Et si c'était finalement lui le dernier chien branché ? ■


* Loof : Livre officiel des origines félines.

http://www.depecheveterinaire.com/index.php/rss/item/1242-hypertype-quand-le-mieux-est-l-ennemi-du-bien

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 5 Jan 2016 - 16:34

Parce que cette page internet m'a fait penser à ce post:

Citation :
Problèmes respiratoires
Dr Jacques MULIN

Notre Cercle Européen du Bouledogue Français a organisé une rencontre amicale le 25 juin 2006 au château de Rocher à Bollène dans le Vaucluse. Lors de cette rencontre mémorable, un exposé a été fait par le Dr-V Jacques Mulin sur les problèmes respiratoires chez le Bouledogue Français. Ce jour-là, il faisait très chaud et l’atmosphère lourde ne pouvait être que propice pour la compréhension de ces problèmes respiratoires potentiels, liés à notre race, mais heureusement un parc très ombragé avec des arbres centenaires a permis à nos boules présents de passer une journée agréable.

Depuis, plusieurs personnes ont demandé que cet exposé puisse être retranscrit dans la revue du Cercle, mais vu l’importance du sujet, une étude encore plus poussée doit être faite pour bien comprendre le processus de ces problèmes.

Pour cela il est nécessaire de rappeler toutes les composantes anatomiques et physiologiques, normales et anormales pour bien saisir comment ces problèmes commencent, comment ils s’installent et se dégradent inexorablement vers une issue catastrophique.

Physiologie de la respiration chez le chien

La respiration comporte trois temps : l’inspiration, un temps d’arrêt court et l’expiration. Ces trois temps se succèdent dans cet ordre chronologique inexorablement si on veut que l’acte respiratoire se fasse. Tous les mouvements des muscles participant se font sous un mode réflexe sans une intervention volontaire.

L’inspiration se fait grâce à la contraction non seulement des muscles intercostaux et diaphragmatique, mais également des muscles des voies respiratoires supérieures agissant sur le larynx par exemple. Cette contraction provoque une dépression au niveau du poumon qui doit alors se remplir d’air. L’air inspiré passe par les narines, les fosses nasales, l’oropharynx, carrefour des voies respiratoires et digestives, le larynx et la trachée pour arriver dans les poumons. C’est une pression négative qui est à la base de cette dépression. Plus l’inspiration est difficile, plus cette pression négative est importante. L’inspiration est la phase active de la respiration.

Le temps d’arrêt correspond à une apnée post inspiratoire, où les échanges d’oxygène se font au niveau des alvéoles pulmonaires, entre le sang et l’air.

L’expiration se faisant avec le relâchement des muscles intercostaux et du diaphragme, sera donc une phase passive. Le poumon se vide de son air avec un trajet inverse pour l’air. L’air part des poumons pour sortir au niveau des narines, en précisant qu’il reste toujours une quantité d’air résiduel dans les poumons.

Pour bien comprendre comment se fait la respiration, il suffit de savoir que le poumon est un sac réservoir branché à un tuyau plus ou moins rigide débouchant à l’extérieur de l’animal.

Le sac doit être assez volumineux et le tuyau doit avoir un diamètre constant assez large afin que le débit de l’air dans ce tuyau soit proportionnellement suffisant à la demande d’air du poumon quand celui-ci se gonfle. Dans le mouvement rythmé respiratoire, l’inspiration est d’environ 1/3 et l’expiration 2/3 du temps global. Le rythme de ces mouvements respiratoires est d’environ 20 mouvements par minute, le bouledogue étant au repos.

Il est évident que, lorsque le chien a besoin de plus d’oxygène, il va ventiler à un rythme plus rapide, mais il faudra penser que les temps de 1/3 et 2/3 devront être respectés malgré tout.

Il est indispensable de bien comprendre que la cadence respiratoire ne peut être bonne que si l’inspiration se fait complètement et que si l’expiration se fait bien. On ne peut remplir d’air un poumon que s’il est vide, car on ne peut remplir un contenant déjà plein.

D’emblée nous voyons arriver les problèmes respiratoires potentiels avec ces deux notions fondamentales : le temps global d’un mouvement respiratoire ne peut passer sous un seuil physiologique minimal et le temps de l’inspiration ne peut s’allonger au détriment de l’expiration, si l’air rencontre une résistance pour aller dans le poumon. Tout cela pour dire que le tuyau qui va des poumons vers l’extérieur doit être suffisamment large afin que l’air ne rencontre que le minimum de résistance et qu’ainsi le temps respiratoire puisse être le plus court possible, tout comme d’ailleurs le temps expiratoire. Tout ce que nous venons de dire concerne la respiration réflexe au repos ou lors d’une activité normale et non pas la respiration consciente quand le chien se force à respirer quand il se sent en détresse respiratoire.

Anatomie de l’appareil respiratoire du bouledogue

Nous devrions dire d’emblée que c’est plutôt les voies de l’appareil respiratoire supérieur qui nous intéressent. Cette étude anatomique va nous permettre de comprendre où se situent les causes de ces problèmes et pourquoi plus particulièrement chez notre bouledogue. Tous les problèmes des voies respiratoires supérieures sont rassemblés sous le vocable syndrome obstructif des voies respiratoires du type bulldog. Nous devrions dire du type brachycéphale, car d’autres races canines sont également concernées par ces problèmes occlusifs. Les brachycéphales sont des chiens qui ont un crâne plus large que long et souvent accompagné d’une face courte ou ultra courte. Certains disent que ces chiens ont gagné en largeur ce qu’ils ont perdu en longueur mais c’est voir cela d’une façon simpliste. Tous les os ont déjà la largeur qu’ils ont et c’est uniquement la longueur correspondante qui n’est pas là : le brachycéphale est un grand chien dont les os n’auraient pas grandi en longueur. Cette dissymétrie naturelle chez ces chiens que l’on cultive ne peut pas dépasser certaines limites raisonnables sans créer des problèmes importants et les problèmes respiratoires dont nous parlons en font certainement partie.

Les races brachycéphales

Dans ces races nous rencontrons essentiellement le Bichon Maltais, le Boxer, le Bulldog, le Carlin, le Cavalier King Charles, les Griffons Belges, le Pékinois, le Shih-Tzu et le Yorkshire. Il est évident que dans les autres races non concernées, on peut voir apparaître des problèmes avoisinants quand le chien présente un crâne trop large ou une face trop courte, et nous rappellerons une fois de plus, que rechercher le sur-type n’est pas la chose à faire en élevage cynophile. En plus, on doit rajouter que toutes ces races avec un tel crâne sont prédisposées à l’hydrocéphalie, au prolapsus oculaire, aux dermatites des plis de peau, aux paralysies faciales et aux malpositions dentaires.

Pour voir ce qui se passe de façon anormale chez le brachycéphale, allons déjà voir ce qu’est l’anatomie du chien mésocéphale, c’est-à-dire le chien au crâne dont la largeur et la longueur ont à peu près la même dimension.

Le chien de type mésocéphale : pour parler simplement tout semble en harmonie, les os de la tête ne sont pas torturés, les dents sont placées sans chevauchement, la langue ne semble pas trop grosse par rapport à la cavité buccale, l’oropharynx est bien visible sans être gêné par le voile du palais quand on ouvre la bouche, le larynx est bien ouvert ni congestionné ni irrité. En fait lors de la croissance des os, tout se fait de façon harmonieuse et à la fin de cette croissance, nous avons des os bien faits, bien alignés dans le même plan avec une bonne concordance entre eux.

La longueur du crâne comme celle de la face est en harmonie avec la largeur. Un chien mésocéphale respire très bien et peut de ce fait avoir une vie active voire athlétique sans problème.

Le chien de type brachycéphale comme le bouledogue

Tout au contraire chez le brachycéphale, les tissus mous ne semblent pas avoir assez de place. La langue est grosse, les dents se chevauchent au niveau des molaires et des prémolaires ; quand on ouvre la bouche, le voile du palais cache l’oropharynx, les amygdales sont peu visibles et au contraire très grosses et surtout, le simple fait d’ouvrir la bouche indispose sérieusement le chien au point de se soustraire parfois violemment à cette manipulation.

La longueur de la face est trop courte par rapport à la largeur. Comment peut-on mettre les mêmes organes dans deux contenants différents, si ce n’est en « tassant », en comprimant les organes.

Coupe longitudinale de la tête du brachycéphale

L’étude anatomique comparative montre que les exagérations dans la recherche du type, amèneront une résistance au passage de l’air dans les voies respiratoires supérieures, aboutissant à une augmentation de l’effort inspiratoire et donc à une augmentation du temps de l’inspiration. Ces gênes se retrouvent à quatre niveaux : le nez avec les narines, l’oropharynx, le larynx et la trachée.

Le nez et les narines

Les narines sont les orifices externes de l’appareil respiratoire. Sans une ouverture suffisante, le passage de l’air n’est pas possible. Faites l’expérience ! Pincez-vous le nez et essayez de respirer sans ouvrir la bouche, vous comprendrez alors le calvaire que peut endurer un bouledogue ayant des narines pas assez ouvertes ! Les narines doivent être bien ouvertes, mais parfois ce n’est malheureusement pas le cas ; on parle alors de sténose des narines. On peut dire que dans le syndrome respiratoire chez le bouledogue, la sténose des narines est présente dans 50 % des cas. Le bruit caractéristique de sifflement révèle une ouverture trop faible.

Narines très bien ouvertes naturellement

En forçant pour respirer le cartilage pariétal dorsal s’effondre en direction médiale et l’aile du nez qui n’est plus tirée vers l’extérieur rentre encore plus dans l’orifice en oblitérant l’évent. Nous voyons par là, qu’un jeune bouledogue ayant une sténose des narines verra cette sténose encore s’amplifier en prenant de l’âge.

La sténose des narines est d’origine congénitale et très probablement d’origine héréditaire. Après les narines se trouvent les cornets nasaux, circonvolutions osseuses et cartilagineuses recouvertes d’une muqueuse nasale très vascularisée servant de filtre pour l’air inspiré. Ces cornets jouent également un rôle essentiel dans l’olfaction. Chez le bouledogue, ceux-ci sont comme le reste à l’étroit et un processus inflammatoire amène une difficulté respiratoire supplémentaire.

L’oropharynx : c’est le carrefour des voies digestives et respiratoires, les voies respiratoires arrivent en haut, dorsalement et les voies digestives arrivent en bas, ventralement. Elles ressortiront de l’oropharynx de façon contraire, le larynx en position ventrale par rapport à l’œsophage.

Sur les côtés à l’entrée de l‘oropharynx se trouvent les amygdales dans leurs loges. Naturellement petites, elles peuvent grossir considérablement quand il y a une trop forte irritation, ou quand il y a infection aiguë ou chronique. Celles-ci peuvent quintupler de volume facilement, résultat qui chez le brachycéphale sera encore une gêne supplémentaire pour la respiration. Le palais dur, osseux, séparation entre la bouche et les fosses nasales se prolonge par le palais mou qui finit lui-même par la luette ou voile du palais. Le voile du palais est un organe mobile plus ou moins long suivant les espèces, qui a une fonction essentielle dans la déglutition et la respiration. Au repos, il clôt l’orifice buccal et le chien peut inspirer et expirer calmement.

L’expiration nasale : comme pour l’inspiration, le voile du palais repose sur la base de la langue. Tout se fait sans effort.

Le voile du palais ne se relève vers l’arrière que dans quatre cas : lors de la déglutition et du vomissement, lors de l’inspiration et de l’expiration forcée, quand l’animal doit respirer par la bouche pour augmenter le débit aérien.

L’inspiration buccale : il fait chaud, notre boule doit faire baisser sa température corporelle et pour cela il doit haleter pour favoriser les échanges d’eau au niveau de la langue.

Notre boule vient de jouer, de courir, il manque d’air et doit pour pallier à ce fait, ouvrir la bouche afin que le débit aérien buccal lui apporte plus d’air que le débit aérien nasal. Le voile du palais va devoir remonter pour que l’air puisse passer et c’est là que la dimension excessive du voile du palais peut nuire, car ce débit aérien buccal tant attendu ne se fera pas. Attention à l’asphyxie !

L’expiration buccale : notre bouledogue joue, court, s’excite, il a chaud, il respire plus que normalement. Le poumon qui doit se remplir d’un air frais et nouveau doit se vider encore plus vite. C’est par la voie buccale que le débit aérien sera le plus fort, mais il faut que le voile du palais se relève vite et durablement, et s’il était trop long, s’il était trop épais qu’adviendrait-il ?... Le chien ne peut plus respirer, il s’asphyxie, il va mourir….Vite un geste qui sauve, un doigt dans la gueule au plus profond de la bouche pour relever ce voile du palais ou ce tuyau en plastique enfoncé lui aussi au fond de la bouche qui va pouvoir faire sortir cet air emprisonné. Un poumon déjà plein d’air ne peut plus se remplir d’air.

Les qualités essentielles de ce voile doivent être, la mobilité, la souplesse, et la taille. La grandeur est un facteur de difficulté à se relever pour le passage de l’air quand le chien veut respirer par la bouche, cette grandeur par contre, ne gêne pas la déglutition.

Idéalement, le voile du palais descend derrière la langue, mais malheureusement il peut descendre plus bas que la base de la langue jusqu’à l’épiglotte, ouverture du larynx. On a même pu voir dans certains cas le voile du palais s’engouffrer dans le larynx. Si le voile du palais peut être grand de façon congénitale dès le début de la vie du bouledogue, il peut le devenir sans l’être au début quand l’inspiration est une inspiration forcée : cette languette de chair est sans arrêt aspirée et à force d’être aspirée caudalement, elle s’agrandit tout naturellement ; cet allongement s’accompagne de l’inflammation du voile du palais avec un épaississement de sa texture aggravant le processus.
Etant plus épais, il devient lourd et de ce fait moins mobile, au repos le chien émet un bruit de ronflement, comme s’il voulait recracher des glaires encombrant la gorge. Alors se pose la question : au début est-ce le voile trop grand qui amène une respiration difficile, ou est-ce la respiration qui est le facteur d’allongement du voile du palais ? Réponse : Si on parle de syndrome respiratoire du brachycéphale, cela veut dire qu’on ne peut pas se prononcer de façon certaine. Toujours est-il qu’un jeune chien présentant une difficulté respiratoire doit être pris en considération le plus vite possible pour savoir quelle est la cause de la difficulté respiratoire et quel sera son avenir sans ou avec une intervention médicale, voire chirurgicale.

Le larynx : c’est une sorte de boite musculo-cartilagineuse qui relie l’oropharynx et la trachée proprement dite. Il a un rôle de fermeture et d’ouverture de la voie aérienne conduisant au poumon, et son intégrité doit être parfaite afin que rien d’autre que l’air entre dans la trachée. Cette motricité d’ouverture et de fermeture est réglée par des nerfs qui doivent être intègres. Chez les brachycéphales, c’est la paralysie engendrée par l’éversion des sacs laryngés qui est la cause de l’étouffement final et de la mort, car le larynx ne s’ouvrant plus ou que d’un côté, l’air ne peut plus passer. D’autres causes peuvent amener cette paralysie laryngée, une origine congénitale chez le jeune chien dans certaines races et parfois simplement l’âge de l’animal. Les symptômes sont une dysphagie avec de fausses déglutitions possibles, une toux d’étouffement, une dyspnée cyanosante pouvant déboucher sur un œdème pulmonaire. Les bruits respiratoires sont facilement audibles même au repos parfois. Si vous voulez les entendre, il suffit d’obliger le bouledogue à faire un effort un peu soutenu et alors vous allez entendre ce bruit stridulent laryngé, que tout propriétaire de boule redoute. Il faut bien comprendre que c’est cette respiration difficile au niveau des narines et du voile du palais qui oblige le larynx à forcer pour faire entrer l’air. L’irritation, la congestion des tissus amènent cette paralysie du larynx et les difficultés respiratoires s’installent ; on comprendra facilement pourquoi l’intervention sur les narines et le voile du palais doit être précoce.

Il y a d’autres conséquences qui peuvent venir se greffer : l’appel d’air non satisfait par les voies aériennes est si intense que l’air qui se trouve tout naturellement dans l’estomac se voit pomper par dépression. Ceci aboutit à une inflammation de l’estomac et de l’œsophage, gastrite et oesophagite accompagnant souvent les problèmes respiratoires. On peut le constater chez certains bouledogues qui après un léger exercice ou un petit énervement commencent à tousser puis à vomir des glaires gastriques. Les problèmes digestifs arrivent après les problèmes respiratoires et les sténoses du pylore si souvent diagnostiquées il y a une dizaine d’années, étaient en fait le fruit de ces problèmes respiratoires et non pas une entité propre. La pression négative va favoriser les hernies hiatales, les mégaoesophages, et même les otites de l’oreille moyenne.

Le collapsus laryngé est la phase finale de la destruction du larynx. Il y a éversion complète de l’entrée du larynx dans le larynx lui-même. L’irritation qui en résulte produit un collapsus aboutissant à une dyspnée grave et parfois même un spasme complet du larynx. La mort est là hélas ! Et la chirurgie ne pourra pas faire grand-chose…On parle alors de trachéostomie permanente possible mais si elle réussit, elle n’est pas très pratique pour la vie de tous les jours.

La trachée : elle relie le larynx aux bronches. Elle est faite d’anneaux cartilagineux, reliés entre eux pour constituer un tube rigide. L’anneau est en fait incomplet en position dorsale, et c’est un petit muscle qui reliant les deux parties du cartilage permet une fermeture hermétique de l’anneau.
L’hypoplasie trachéale est le chevauchement des deux extrémités cartilagineuses de l’anneau amenant un rétrécissement de la lumière de la trachée. Il faut déjà savoir que le type bouledogue présente facilement une tendance naturelle à cette hypoplasie et qu’une inspiration difficile ne pourra qu’aggraver le phénomène. Une cause supplémentaire d’obstruction au passage de l’air indispensable pour une vie normale.

Les symptômes cliniques du syndrome respiratoire : tout au long de la description anatomique des lésions provoquant les problèmes respiratoires, nous avons déjà parlé de ces symptômes. Avec la sténose des narines, si le chien ne respire pas par la bouche, on entend un sifflement, et si le chien respire par la bouche au repos, on parle déjà de problèmes respiratoires. La respiration bruyante, sifflante, aiguë est appelée stridor. La phase d’inspiration est plus lente que la normale car elle est difficile, et la phase d’expiration est trop longue. Cette respiration devenant même ronflante accompagnée de râles est appelée stertor : on note une toux d’encombrement, des crachats de mousse blanche, des vomissements et l’apparition de syncope est un signe d’extrême gravité. Parfois les propriétaires parlent d’apnée pendant le sommeil.

La détresse respiratoire se traduit par une ventilation forcée, une cyanose des muqueuses et aboutit à l’œdème pulmonaire tant redouté. Les dyspnées résultantes peuvent être plus ou moins importantes et nombreuses, souvent favorisées par des temps chauds et lourds, l’exercice trop fort et les excitations incontrôlées.

Et ainsi nous revenons toujours aux conseils suivants : évitez de sortir par les grosses chaleurs, ne laissez pas un chien dans une voiture, car la hausse de température nécessite une ventilation pulmonaire accélérée pour faire baisser la température corporelle, ne laissez pas jouer votre chien comme un fou et ne le forcez pas à courir s’il n’en est pas capable.

Si vous avez un chien qui présente de tels symptômes, votre vétérinaire fera un « état des lieux » pour établir d’abord un diagnostic, puis faire un pronostic le plus précis possible, afin de savoir si une intervention chirurgicale peut être salvatrice.

Traitement chirurgical des problèmes respiratoires

Plus le traitement se fera tôt, meilleur sera le résultat. Car il faut agir avant la transformation des tissus mous en tissus hyperplasiques. Un examen initial rigoureux avant toute intervention doit être fait, car on ne se lance pas dans la chirurgie simplement parce que ces interventions sont de plus en plus pratiquées.

Rhinoplastie : c’est le mot savant de l’élargissement des narines sténosées. Pour pallier au manque de rigidité du cartilage dorsal du nez, on retend latéralement en enlevant un lambeau de peau sur le côté latéral de l’aile mobile du nez. Cette intervention bilatérale rapide apporte une amélioration importante de la vie courante de notre bouledogue.

Les narines sténotiques doivent être corrigées le plus vite possible, dès l’âge de trois à quatre mois pour éviter les suites fâcheuses qui en découlent, irritation, inflammation et gonflement des tissus mous.

Palatoplastie : c’est la résection partielle du palais mou ou voile du palais qui, descendant normalement jusqu’à la pointe de l’épiglotte, pointe supérieure du larynx, est trop grand. On le résèque de telle façon qu’il vienne simplement effleurer cette épiglotte.

Il est évident que cette opération doit être faite avec toutes les garanties de succès ; l’animal doit être bien préparé pour l’opération, une anesthésie gazeuse est obligatoire et le réveil doit être surveillé tout particulièrement. Le débranchement de l’appareil respiratoire doit se faire le plus tard possible et il faut surtout prévoir un repos de 24 h à 48 h sous surveillance vétérinaire, car un oedème ou de fausses déglutitions peuvent survenir après l’intervention, alors que tout semble être revenu à la normale.

Amygdalectomie : les amygdales, quoiqu’elles n’aient pas une grande importance dans la respiration, prennent une place très importante dans l’entrée de l’oropharynx, quand elles sont hyperplasiées. Gênant la gorge, elles donnent au chien une envie de régurgiter de façon permanente avec des bruits caractéristiques. Les enlever, permet de libérer le passage et de supprimer cet état de dysphagie qui le mettait mal à l’aise.

Résection des saccules laryngés : ces saccules éversés peuvent être réséqués pour que l’air passe mieux dans le larynx et qu’il y ait moins de pression provoquée par l’inspiration. Mais attention, car on commence à jouer avec le feu ! C’est une opération avec des risques non négligeables et le propriétaire doit être bien mis au courant d’une issue qui malheureusement peut être fatale.
Toutes ces opérations peuvent être faites lors de la même anesthésie, mais très souvent on n’associe que rhinoplastie, palatoplastie et amygdalectomie, permettant déjà au bouledogue de beaucoup mieux respirer. Si l’intervention est faite suffisamment tôt, le larynx ne sera pas trop accidenté et de ce fait l’intervention sur le larynx ne sera pas obligatoire.

A vous qui voulez faire reproduire votre bouledogue

Mais attention, quoique vous fassiez, rappelez-vous toujours qu’un chien opéré menant une vie normale après l’intervention, a été opéré que l’origine de tous les malheurs respiratoires est congénitale pour ne pas dire héréditaire et que faire reproduire de tels chiens c’est répliquer les problèmes. Le problème sera alors chez l’acheteur du chiot qui devra le résoudre à son tour. Alors quelles conclusions ?

- Ne pas faire reproduire un chien présentant des difficultés respiratoires.
- Ne pas faire reproduire un chien opéré du voile du palais.
- Ne pas rechercher l’hypertype chez le brachycéphale, car vous participez à la souffrance de la gente canine.

http://www.cebf.asso.fr/santepbrespiratoires.html

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mer 3 Fév 2016 - 17:10

PowerUser a écrit:
Merci pour le doc' Clotarn.

J'ai trouvé un schéma plus lisible sur un site grâce au texte de l'article:



http://ngm.nationalgeographic.com/2012/02/build-a-dog/dog-families-graphic

C'est surprenant!!!!

Y en a qui vont être déçus!!! Surprised

Citation :
Family Ties

Analyzing the DNA of 85 dog breeds, scientists found that genetic similarities clustered them into four broad categories. The groupings reveal how breeders have recombined ancestral stock to create new breeds; a few still carry many wolflike genes. Researchers named the groups for a distinguishing trait in the breeds dominating the clusters, though not every dog necessarily shows that trait.

Wolflike

With roots in Asia, Africa, and the Middle East, these breeds are genetically closest to wolves, suggesting they are the oldest domesticated breeds.

Herders

Familiar herding breeds such as the Shetland sheepdog are joined by breeds never known for herding: the greyhound, pug, and borzoi. This suggests those breeds either were used in the creation of classic herding dogs or descended from them.

Hunters

Most in this group were developed in recent centuries as hunting dogs. While the pharaoh hound and Ibizan hound are said to descend from dogs seen on ancient Egyptian tombs, their placement here suggests they are re-creations bred to resemble ancient breeds.

Mastifflike

The German shepherd’s appearance in this cluster, anchored by the mastiff, bulldog, and boxer, likely reflects its breeding as a military and police dog.
The length of the colored bars in a breed’s genetic profile
shows how much of the dog’s DNA falls into each category.

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Lun 28 Aoû 2017 - 12:55

http://www.20minutes.fr/insolite/diaporama-12713-journee-mondiale-chien-moche
si la plus part sont juste de "vieux chiens" avec une certaine race...
le pauvre bulldog !!!!

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MessageSujet: syndrome brachycéphale   Lun 28 Aoû 2017 - 16:10

Mitee, je remets ici ce que tu avais publié ailleurs! Very Happy

Parce qu'au niveau du brachycéphale, on est quand même allé très loin!!!! Sad

mitee a écrit:
http://www.boulesdefourrure.fr/index.php?post/2016/06/27/Jour-six-motif-eternuements

Citation :
Le syndrome brachycéphale…

Comment vous expliquer cette magnifique cascade de troubles ? Imaginez un ensemble de symptômes liés à l'anomalie de conformation de tous les chiens (et chats) à face plate. L'idée est simple : on leur a enfoncé le museau dans le crâne. On l'a martelé pour l'aplatir et l'épater, du coup : les yeux sont trop saillants, sujets à des conjonctivites, distichiasis, entropions, ulcères, voire à la luxation du globe.

Les narines sont trop fermées, ce qui gêne l'entrée de l'air à l'inspiration, du coup l'animal force, force pour inspirer. Essayez chez vous : bouchez-vous le nez aux trois quarts et forcez pour inspirer. Vous sentez votre estomac remonter vers votre cœur, et, peut-être une envie de vomir poindre le bout de son nez (plat) ?

Faites ça à chaque respiration, vivez avec le thorax à l'horizontale comme tout quadrupède qui se respecte, et je vous promets une belle hernie hiatale (l'estomac qui s'enfonce dans le thorax à travers le diaphragme) associée à des reflux gastro-oesophagiens, car le cardia, le sphincter qui ferme l'estomac, le fermera beaucoup moins bien. Les acides vont remonter vers la gorge et venir irriter les cartilages qui constituent la porte d'entrée de la trachée, le voile du palais (qui est trop en arrière et trop long chez les brachycéphales et a tendance à pendre dans la trachée…), les amygdales, bref, toute la gorge, le carrefour entre les voies digestives et respiratoires. Vous êtes-vous déjà étouffé en avalant de travers, en ayant l'impression que vous alliez y passer ? C'est le quotidien de ces chiens qui sont, du coup, à risque de pneumonie par inhalation/fausse déglutition.

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Mar 29 Aoû 2017 - 8:43

Smile oui c'est tout a fait adapté

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MessageSujet: Re: L'hypertype   Jeu 19 Juil 2018 - 22:20

https://www.svk-asmpa.ch/images/position/position-SVK-ASMPA-chiens-a-face-plate-court.pdf

Posez-vous ces questions avant l’acquisition d’un chien brachycéphale:
1.
Doit-il vraiment être un chien avec un nez plat ou plutôt un chien de petite taille mais avec un nez plus long ? Plus de carlins et bouledogues seront achetés, plus ils seront «produits» dans des conditions déplorables. Cela suit la loi du marché.
2.
De quel élevage provient le chien ? Est-ce un élevage reconnu ? Est-ce qu’après l’achat du chiot, l’éleveur sera encore joignable ? Malheureusement, un grand nombre de chiots sont vendus sur des aires d’autoroutes près des frontières et passe d’un coffre de voiture à l’autre. Sur internet, les petites annonces de vente de chiots proviennent essentiellement des pays de l’Est.
3.
Ai-je eu l’occasion de pouvoir voir les parents et respirent-il normalement ? La brachycéphalie est héréditaire ; ainsi l’état respiratoire du père comme de la mère est décisif sur la future capacité respiratoire des descendants. Les «ronflements» ne doivent pas être considérés comme un bruit normal.


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