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Si vous avez des problèmes avec votre ou vos chiens, nous vous recommandons vivement de faire appel à un éducateur canin spécialisé en rééducation comportementale ou à un comportementaliste (utilisant le renforcement positif et aucun outil coercitif, cela va sans dire).

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 Véterinaire comportementaliste: avis?

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Cathy57
 
 


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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Lun 22 Sep 2014 - 11:38

La Fluoxétine  c'est le dernier recours à mon avis ... mais sans ce traitement Isis ne serait certainement plus chez nous , voire plus de ce monde...
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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Lun 22 Sep 2014 - 22:16

Moi j'ai eu 2 ordonnances de la véto-comportementaliste. Une avec l'anxitane que j'ai testé pendant 1 mois sans effet, et l'autre pour la fluoxétine que je vais commencer prochainement après l'avoir signaler à la véto-compo. Je lui ai envoyé plusieurs mails (voir ci-dessus le bilan que j'ai envoyé et le mail sur mes craintes avec ce traitement et sa réponse). C'est tout de même son métier je ne pense pas qu'elle donnerai ça à n'importe quel chien. Elle a quand même voulu tester l'anxitane avant... J'essaie de me rassurer mais de toute façon je n'ai pas d'autres choix pour l'instant.

Au passage je signale qu'aujourd'hui en promenade (avec ma mère) Bambi a marché "correctement" dans l'ensemble même si la promenade a été source de stress (sortie scolaire et personnel des espaces verts) du coup Bambi a pincé une petite fille.
Elle a toujours claquer des dents face à un autre chien quand elle est en laisse mais là ma mère ne s'y attendait pas du tout Bambi a tiré d'un coup et a attrapé le pantalon de la petite fille. Heureusement il était ample et elle ne l'a pas touché mais c'est la 1ère fois qu'elle fait ça (surtout face à des personnes) donc là ça commence a devenir vraiment gênant et à empirer ...
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Cathy57
 
 
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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Lun 22 Sep 2014 - 22:29

Si Isis s'en prenait aux gens que je croise , je lui mettrais la muselière... elle ne mord que moi , j'assume. Mais on a travaillé le port de la muselière ,au cas ou...
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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 16:25

Citation :
Une consultation de comportement : qu'est-ce que c'est ?

Une consultation de comportement est effectuée par un vétérinaire comportementaliste et concerne les animaux qui présentent un ou plusieurs troubles du comportement.

• L’objectif d’une consultation de comportement est d’améliorer le comportement de l’animal, de diminuer ses troubles, donc de diminuer son mal être et sa souffrance.

• Comment ?

Le vétérinaire analyse d’abord la situation. L’idée clé est qu’un trouble du comportement, qu’il s’agisse d’agressivité, de malpropreté ou de peurs, constitue un symptôme d’une affection comportementale, comme la toux est un symptôme d’une affection respiratoire (cf. encadré). Le vétérinaire observe et examine le chien ou le chat, il pose parallèlement des questions au cours de l’entretien avec ses maîtres pour établir un bilan comportemental et préciser la situation. Il peut ainsi porter un diagnostic et élaborer avec les propriétaires un « plan d’action » (thérapie comportementale associée éventuellement à un traitement selon les cas).

Si on reprend l’exemple de la toux comme symptôme…

On peut tousser parce qu’il y a de la fumée dans la pièce (on n’est alors pas malade) ou parce qu’on souffre d’une allergie, ou bien d’une trachéite ou d’une pneumonie, par exemple. Le médecin en posant des questions sur le symptôme (quel type de toux, depuis quand, quelle fréquence, dans quel contexte ?) et en examinant le patient, établit un diagnostic et prescrit des recommandations et un traitement adapté. Selon l’évolution du patient dans les jours qui suivent, le médecin modifiera ou non son diagnostic et éventuellement le traitement.

• Un trouble du comportement a toujours plusieurs origines

Tout comportement est multifactoriel comme on dit – il y a toujours plusieurs facteurs à l’origine d’un comportement -, un trouble du comportement est donc aussi multifactoriel (cf. encadré 2). Concernant la manifestation d’un comportement en particulier, il faut évidemment prendre aussi en compte le contexte dans lequel il s’est produit. Par exemple, un chien peureux ne réagira pas de la même façon s’il est libre de fuir ou s’il est attaché et acculé.

Les principaux facteurs influençant le comportement général d’un individu sont au nombre de 7 :

- 1 - le tempérament de l’animal lié à la génétique et aux influences lors de la gestation et lors de sa vie en fratrie,

- 2 - les conditions de développement, c’est-à-dire les conditions de vie les 3 premiers mois (qualité de maternage, environnement plus ou moins riche en stimulation, quantité et qualité des relations avec l’homme),

- 3 - le milieu de vie : appartement, maison, composition de la famille et personnalité de chacun, présence d’autres animaux, rencontre avec des congénères…

- 4 - l’éducation donnée par les maîtres, la façon de communiquer, les habitudes de vie au quotidien,

- 5 - les expériences passées, notamment d’éventuelles situations traumatisantes,

- 6 - l’état physiologique : une chienne en chaleur ne réagit pas pareil qu’une chienne stérilisée,

- 7 - l’état de santé : des douleurs ou une maladie influencent évidemment le comportement de tout individu.

• Le diagnostic d’un trouble du comportement ?

Afin d’être le plus pertinent et le plus efficace possible, le vétérinaire comportementaliste cherche à établir un diagnostic précis, c’est-à-dire établir les causes et les facteurs prépondérants concernant le trouble du comportement de l’animal en question. Ainsi, il pourra proposer des mesures efficaces et pertinentes (encadré 3).

Exemples de prise en charge d’un trouble du comportement

- S’agit-il surtout d’un problème d’éducation et de communication des maîtres envers leur animal ? Son rôle sera alors d’expliquer comme mieux agir et réagir pour que les relations entre l’animal et ses maîtres soient plus harmonieuses, donc que l’animal recouvre un comportement adapté.

- L’animal présente un syndrome de privation sensorielle ? Ce trouble du développement caractérise les chiens ou les chats qui n’ont pas été assez stimulés pendant les trois premiers mois de leur vie. Comme ils ne sont pas assez habitués à l’homme et/ou aux bruits de la ville, par exemple, ils ont souvent peur et sont anxieux, avec toutes les conséquences que l’anxiété peut entraîner. Le vétérinaire après avoir expliqué l’origine du problème aux maîtres, leur propose des techniques pour aider leur animal à avoir moins peur, et s’il cela lui semble nécessaire d’associer des produits apaisants ou anxiolytiques.

- L’animal est hyperactif parce qu’il n’a pas été assez materné pendant les 2 premiers mois de sa vie ? Le syndrome Hs-Ha (hypersensibilité-hyperactivité) comme on l’appelle explique beaucoup de désordres (destruction, malpropreté, agressivité) et génère souvent de l’anxiété. De la même façon, un traitement adapté associé à une thérapie comportementale sera proposé.

- Une maladie est mise en évidence, qui provoque par exemple des douleurs, soigner la maladie est prioritaire évidemment. Parallèlement, des gestes simples pour aider l’animal à mieux vivre sont conseillés (comme un couchage confortable et chaud pour un animal souffrant d’arthrose).

• Un travail de collaboration entre le vétérinaire et les maîtres

Le vétérinaire possède des compétences techniques et scientifiques qui lui permettent d’analyser la situation. Les maîtres possèdent la compétence « au quotidien » de leur animal : ils le connaissent, ressentent plus ou moins fort les signes de bien être et de mal être de leur animal. Ils ont aussi des valeurs et des contraintes de vie que le vétérinaire doit prendre en compte dans l’élaboration du plan d’action. C’est donc un véritable travail de collaboration sous le signe de la transparence qui doit s’instaurer entre eux pour que ce qui est mis en place soit efficace. Les maîtres ne doivent pas hésiter à poser des questions pour que les échanges entre eux et le vétérinaire soient clairs et sans ambiguïté.

En pratique ?

Une consultation de comportement dure environ1h30. Il vaut mieux que toute la famille soit là, surtout la ou les personnes qui vivent avec l’animal au quotidien. Le carnet de santé, le dossier médical éventuellement et une liste des événements de vie de l’animal (déménagement, accident, arrivée ou départ d’une personne ou d’un animal, apparition ou disparition d’un comportement particulier) avec les dates constituent des éléments d’information très importants pour le vétérinaire. Enfin, un plan de l’habitation est très utile ou vétérinaire pour imaginer comment cela s’organise au quotidien (lieux de repas, de couchage, …).

Une fois la porte de la salle de consultation fermée, une fois que tout le monde est assis, on libère l’animal et on le laisse « vivre » autant que possible. Les comportements manifestés spontanément par le chien ou le chat sont intéressants pour le vétérinaire (signes de stress ou de peur, comportement exploratoire, relations avec ses maîtres et avec le vétérinaire).

http://www.animalpsy.com/comportement-veterinaire-chien/97-consultation-comportement

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 16:44

... celle que j'ai vu a fait une ordonnance de Fluoxétine , ne nous a donné aucune piste de travail , m'a délesté de 150€ et n'a fait aucun suivi !
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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 17:04

On sent que tu as été totalement satisfaite par cette consultation!

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 17:05

Ah bon ???
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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 17:06

tellement tellement ! d'ailleurs je suis sur que c'est sa visite qui a tout changé chez ta chienne !

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 17:13

Bon , ça m'a quand même permis de souffler un peu , de me dire que non je n'étais pas folle mon chien avait bien un problème... mais je lui mets un zéro au niveau du suivi , cette dame n'ayant jamais trouvé 5 minutes pour me rappeler une des nombreuses fois ou je l'ai appelé aux horaires qu'on me donnait !... et l'éducatrice qui suivait Isis n'a pas pu obtenir mieux !
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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Mer 1 Mar 2017 - 20:03

oui effectivement c'est moyenne pas du tout professionnel.

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MessageSujet: psychiatrie vétérinaire   Jeu 23 Nov 2017 - 15:02

Je relis ce post car je souhaite y ajouter un texte que je viens de trouver.

Mais je me dis quand même qu'à lire ces 4 pages, on peut finir par être vraiment dépité. Sad

Je ne voudrais pas non plus que les membres et internautes qui recherchent de l'aide et qui lisent ce post passent à côté de quelque chose. Comme en toute chose, il y a des vétérinaires comportementalistes qui ne sont pas à la hauteur et il y en a aussi qui sont très bien, très à l'écoute et qui savent donner des conseils en plus d'une médication quand cela est nécessaire.

Je voudrais aussi dire que, de mon point de vue, si des troubles persistent sur plusieurs mois (voire parfois années) chez un animal, il serait bon d'envisager un rdv avec un vétérinaire spécialisé en comportement. L'administration de médicaments relatifs à la modification du comportement ne devrait pas se faire sur la base d'une consultation vétérinaire conventionnelle/habituelle. Il faut le diagnostic d'un expert et un entretien préalable qui dure en général au moins 2h.

Quant aux médicaments prescrits, ils le seront aussi en fonction des neurotransmetteurs visés (je pense à la sérotonine et la dopamine) dont l'action conduit à tel comportement plutôt que tel autre.

Bref!

Juste une petite mise au point à l’attention de celles et ceux qui n'en peuvent plus, qui sont au bout du rouleau et dont le chien est en souffrance (même si, par exemple, de prime abord, on ne pense pas forcément qu'un chien qui chasse une balle pendant 1h et plus puisse être effectivement en souffrance). Avant l'abandon/le replacement ou l'euthanasie (qui sont les solutions finales), il peut encore y avoir un recours. La consultation auprès d'un vétérinaire comportementaliste en est un. Renseignez-vous pour en trouver un bon et prenez un rdv! Courage à vous!

Et maintenant, le texte!

Citation :
Psychiatre vétérinaire : "Les chiens aussi dépriment. Et guérissent !"
Par L'Obs
Publié le 31 décembre 2016 à 11h57

En parvenant à soigner la majorité des troubles du comportement animal, la psychiatrie vétérinaire permet à de nombreux chiens d'éviter l'euthanasie. Explications de Claude Béata, l'un des pionniers européens dans ce domaine.

La psychiatrie vétérinaire est en plein développement. Loin de la caricature du "psy pour chiens" tel qu'il existe aux États-Unis, il s'agit aujourd'hui d'une discipline scientifique, qui associe traitements médicamenteux et thérapies comportementalistes. Entretien avec Claude Béata, vétérinaire spécialiste en médecine du comportement des animaux de compagnie, membre du Collège européen de médecine vétérinaire comportementale. Il a notamment publié "la Psychologie du chien" (Odile Jacob, 2008) et "Au risque d'aimer. Des origines animales de l'attachement aux amours humaines" (Odile Jacob, 2015).

Vous êtes l'un des pionniers européens de l'étude des troubles du comportement chez l'animal domestique, en particulier chez le chien. Comment vous êtes-vous inventé "vétérinaire psychiatre" ?

Après avoir obtenu mon diplôme, j'ai exercé pendant plus de dix ans comme vétérinaire généraliste, à Toulon. Très tôt, je me suis interrogé sur le fait que la première cause d'abandon ou d'euthanasie, chez le chien de moins de deux ans, est un comportement destructeur en l'absence des propriétaires. Je me suis dit que ces jeunes chiens qui détruisent tout chez leur maître quand celui-ci est absent souffrent peut-être d'abord de "mal" aimer leur maître, de l'aimer sans limites, et qu'il serait peut-être possible de les soigner au lieu d'en arriver à la solution radicale de l'euthanasie. Mais le déclic, qui a vraiment donné corps à toutes mes réflexions, c'est un cas clinique auquel j'ai été confronté en 1992.

Un matin, un homme est arrivé dans ma clinique avec dans les bras un chien ensanglanté, qui venait de se faire renverser par une voiture ; il est mort quelques minutes plus tard, laissant son maître anéanti. Le lendemain matin, je vois ce dernier réapparaître tout sourire avec, en laisse, le même chien, qu'il venait faire vacciner : il était entre-temps allé chercher un frère de son chien décédé, un pointer anglais de 7 mois, dans l'élevage de Strasbourg où il avait acheté le premier - il avait fait l'aller-retour entre Toulon et Strasbourg en moins de 24 heures !

Le nouveau chien avait reçu le même nom que l'ancien, Eden. Mais d'emblée, le maître m'a demandé : "Vous ne trouvez pas qu'il est moins beau ?" Très vite, le nouvel Eden a développé des problèmes de peau. Son maître me l'amenait deux fois par mois mais je ne parvenais pas à trouver la cause de ses dermites à répétition. J'avais écarté la piste des parasites, celle des champignons, des allergies… alors je me suis surpris à improviser un traitement radical : j'ai suggéré à son maître de lui faire tous les jours pendant 15 jours de longs shampooings, lui disant que c'était la dernière tentative avant l'euthanasie. Deux semaines plus tard, le maître revenait triomphant avec son chien : "Vous avez vu comme il est beau !"

C'était la chance du débutant : en imposant ces bains quotidiens, j'avais forcé le maître à instaurer un lien authentique avec ce chien, à chasser le fantôme d'Eden numéro un. Et Eden numéro deux, qui jusqu'alors souffrait de la présence encombrante de ce chien décédé, de la mine sombre de son maître qui le trouvait moins beau, s'est mis à aller mieux.

Ça a été pour moi une révélation : certains troubles organiques chez l'animal pouvaient donc être d'origine psychique. Nous avons alors théorisé avec Boris Cyrulnik le syndrome du "chien de remplacement", qui est aujourd'hui devenu un cas classique des troubles du comportement canin : de même qu'il existe des "enfants de remplacement" conçus juste après le décès d'un frère ou d'une sœur qui, lorsque les parents s'enferment dans le déni de cette mort, peuvent souffrir de lourds problèmes d'identité, le chien à travers lequel son maître espère effacer la mort de son précédent animal, sans faire son deuil, peut développer des troubles comportementaux variés, du trouble somatique, comme dans le cas d'Eden, à l'agressivité en passant par l'anxiété. Pour partager cette découverte, j'ai rédigé mes premiers articles scientifiques, qui sont parus dans la presse vétérinaire.

Comment ces articles ont-ils été accueillis par vos confrères ?

Avec un certain scepticisme, c'est le moins qu'on puisse dire ! Encore aujourd'hui, bien des vétérinaires rejettent l'idée que des animaux puissent développer des troubles du comportement. Dire d'un chien qu'il est phobique ou qu'il est dépressif, cela implique d'admettre qu'il jouit d'une forme d'intelligence consciente. Or cette idée reste disputée. Les Anglo-Saxons, notamment, sont toujours très dépendants des études sur l'animal de l'Américain John Broadus Watson, le fondateur du béhaviorisme dans la première moitié du XXe siècle, qui estimait que le comportement animal consiste uniquement en des réactions à des stimuli extérieurs - un héritage de la vision classique de l'animal-machine.

Mais je ne me suis pas découragé : en 1998, j'ai vendu ma clientèle de vétérinaire généraliste pour devenir uniquement vétérinaire comportementaliste. Puis, après nous être beaucoup battus, avec plusieurs confrères, nous avons obtenu la création d'un diplôme spécialisé dispensé dans les écoles vétérinaires. Nos idées, comme toutes les idées révolutionnaires, ont été au début considérées comme ridicules. Aujourd'hui, les choses sont en train de changer et j'ai même eu l'honneur d'être choisi comme président du conseil scientifique du Congrès national de l'AFVAC, l'Association française des vétérinaires pour animaux de compagnies, qui s'est tenu fin novembre. À travers moi, c'est une vraie reconnaissance pour la discipline.

Entre-temps, la recherche a, il est vrai, beaucoup progressé, venant appuyer nos théories. Les expériences de l'éthologue hongrois Adam Miklosi sur les aires cérébrales du chien ont par exemple permis de prouver fonctionnellement que celui-ci différencie parfaitement la parole humaine et les vocalises de ses congénères, et que dans chaque cas il identifie aussi les émotions de son "interlocuteur". Pour ma part, je collabore avec des laboratoires pour mettre au point des médicaments destinés à traiter les troubles comportementaux des animaux.

Dans le cerveau du chien, ou trouve, comme dans le nôtre, une cinquantaine de neurotransmetteurs, des composés chimiques libérés par les neurones qui affectent d'autres neurones, déclenchant notamment les émotions. Grâce à des molécules, on parvient d'ores et déjà à agir efficacement sur cinq d'entre eux chez le chien, comme chez l'homme, pour soigner ses angoisses ou son agressivité.

La caricature qu'on fait volontiers de la psychiatrie vétérinaire, en la présentant comme une charlatanerie avant tout destinée à faire plaisir à des maîtres gagas de leurs animaux, n'a plus lieu d'être : il s'agit aujourd'hui d'une discipline pleinement scientifique. Comme la psychiatrie humaine, elle combine le traitement médicamenteux et la thérapie, qui permet de prévenir la réapparition du trouble après l'arrêt du médicament.

Quels sont les principaux troubles du comportement chez le chien ?

Le classement actuellement en vigueur, qui a été établi en 2014, recense 64 diagnostics possibles de troubles - contre 38 chez le chat -, qui se divisent entre d'une part les cas réellement psychiatriques (on pourrait parler de "folie" animale) et d'autre part les troubles phobiques, anxieux et dépressifs, beaucoup plus nombreux.

Il y a donc tout d'abord des chiens fous. C'est d'une certaine façon faire un joli cadeau à l'animal que de dire qu'il peut être fou, cela prouve par l'absurde à quel point ses performances cognitives sont élevées. Certains chiens souffrent de syndromes dissociatifs : ils voient quelque chose qui n'existe pas, se mettent à grogner en fixant un espace vide. D'autres sont "dysthymiques" - c'est l'équivalent du trouble bipolaire chez l'homme ; d'un seul coup, un chien qui est généralement placide peut avoir un accès de rage, et agresser très violemment son maître.

Ces cas de folie sont relativement rares et la thérapie est loin d'être efficace dans 100 % des cas. Mais elle permet parfois d'éviter l'euthanasie, qui a longtemps été la seule réponse à ce genre de comportements : dans la nature, un animal fou ne survit pas longtemps ; l'animal domestique fou survit désormais un peu plus. Reste que dans la majorité des cas, on a plutôt affaire à des troubles phobiques, anxieux et dépressifs, auxquels nous pouvons souvent apporter, aujourd'hui, des réponses thérapeutiques efficaces.

Pourriez-vous donner quelques exemples de ces troubles que les vétérinaires comportementalistes parviennent à traiter ?

Il y a tout d'abord les troubles dits de développement, liés à une mauvaise construction du psychisme du chien au cours de ses premiers mois. Parmi eux, le syndrome hypersensibilité-hyperactivité (HS-HA), qui affecte des jeunes chiens de 18 à 24 mois, est un cas que nous rencontrons très souvent. Ces chiens peuvent être très destructeurs ; dans les cas les plus graves, ils peuvent présenter plusieurs autres symptômes : moins de huit heures de sommeil par jour, absence de signal de satiété alimentaire ou encore hyper-sexualité.

Le syndrome HS-HA du chien est lié à un déficit de contrôle par un adulte régulateur, canin ou humain, au cours de son deuxième mois, alors que le cerveau est en train de se construire. Les circuits neuronaux qui permettent les autocontrôles ne se forment pas correctement. Le vétérinaire va alors prescrire pendant 6 à 12 mois la molécule adaptée, sélégiline, s'il considère que les symptômes concernent la dopamine ou fluoxétine (la molécule du Prozac) pour soigner un déficit en sérotonine, un autre neurotransmetteur fondamental dans la régulation du comportement. Nous associons toujours à ce traitement une thérapie par le jeu visant à faire acquérir des autocontrôles au chien, notamment en lui apprenant à lâcher la balle après l'avoir ramenée, à décontracter la mâchoire, ce que les chiens hyperactifs ne parviennent généralement pas à faire.

L'autre trouble très courant du développement auquel nous sommes confrontés, c'est le syndrome de privation sensorielle : c'est le jeune chien qui a peur de tout, des gens, de la foule, des voitures, et qui est terrorisé par les sorties, au cours desquelles il se plante au sol, refusant d'avancer. C'est notamment le cas des chiens qui sortent très tard de l'élevage : ils n'ont pas été suffisamment exposés à l'environnement extérieur au cours de leurs six premiers mois. Le traitement est long, de 12 à 18 mois, car comme dans le cas de l'hyperactivité, le cerveau ne s'est pas construit correctement. En fonction des symptômes, plusieurs traitements peuvent être prescrits pour réguler les motions et relancer l'exploration.

À côté de ces troubles du développement, il y a les troubles de la relation, dus à un rapport pathologique à l'humain, au premier rang desquels on trouve la sociopathie - à ne pas confondre avec la sociopathie chez l'homme, qui est une absence totale de règles. On dit du chien qu'il est sociopathe quand il a du mal à trouver sa place vis-à-vis de ses maîtres. Lorsque la structure hiérarchique du groupe n'est pas claire, cela génère de l'anxiété, qui peut se traduire par de l'agressivité. Le traitement est alors plus court, il dure trois mois. On lui donne des médicaments pour limiter son agressivité et on mène une thérapie de restructuration sociale dirigée : il s'agit d'apprendre au chien que c'est l'humain qui doit avoir l'initiative des contacts - s'il vient vers son maître alors qu'il n'a pas été appelé, on le renvoie.

La sociopathie se traite plus vite que l'hyperactivité ou la privation sensorielle, car dans ce cas le cerveau est bien construit. Et puis il y a tous les troubles de l'attachement, si importants chez le chien, qui engendrent notamment les comportements destructeurs responsables, je l'ai mentionné en départ, de la majorité des abandons et des euthanasies. La théorie de l'attachement, développée après la Seconde Guerre mondiale par le psychiatre britannique John Bowlby, s'applique aussi bien à l'animal qu'à l'homme.

L'attachement à un adulte, qu'il appartienne ou non à sa propre espèce - un animal, en l'absence de sa mère, peut s'attacher à un humain - est un processus vital dans la construction psychologique d'un individu. C'est ce qui le rend singulier. Mais il est parfois imparfait et source, dès lors, de souffrances psychologiques. Là encore, traitement médical et thérapie se conjuguent pour guérir les animaux souffrant de ces troubles de l'attachement.

Nous pourrions enfin évoquer les troubles qui accompagnent le vieillissement, si proches de ce que l'on observe en médecine humaine.

Les thérapies comportementales impliquent-elles le maître ?

Il n'y a pas de traitement ni de prise en charge sans maître bienveillant. Les liens sont forts qui unissent un maître à son chien, c'est même prouvé scientifiquement aujourd'hui : quand ils se regardent, le taux sanguin d'ocytocine, la fameuse "hormone du plaisir", augmente chez l'un comme l'autre. Par expérience, je peux vous dire que contrairement à la pensée commune qui voudrait que les chiens soient malades de leurs maîtres, je suis très souvent émerveillé par l'investissement affectif, par l'abnégation et l'engagement des propriétaires. Ils sont pour la plupart solidaires et responsables, jouant alors un rôle essentiel dans le succès du traitement.

Aujourd'hui, les troubles du comportement du chien se guérissent dans leur grande majorité grâce au développement de la psychiatrie vétérinaire. Il n'est plus acceptable d'euthanasier un animal pour cela.

Propos recueillis par Charles Giol

https://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20161227.OBS3115/psychiatre-veterinaire-les-chiens-aussi-depriment-et-guerissent.html

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Jeu 23 Nov 2017 - 15:40


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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Jeu 23 Nov 2017 - 16:12

Il me semble que Noémie avait parlé une fois de cette vétérinaire...

Citation :
Zoopsychiatrie, « de plus en plus dans les mœurs »
publié par Emilie Longin

Présidente de l’association Zoopsy, le docteur vétérinaire Nathalie Marlois nous explique ce qu’est la zoopsychiatrie.

Qu’est-ce que la zoopsychiatrie ?

Il s’agit de la psychiatrie vétérinaire. Elle vise à protéger, améliorer ou rétablir l’équilibre comportemental des animaux domestiques dans le respect de l’animal, de son bien-être et de la relation avec ses propriétaires. Certaines pathologies touchent le système cérébral.

Un animal peut présenter des troubles car son cerveau ou son organisme ne fonctionne pas bien. Il n’y a qu’une seule médecine et il faut considérer l’ensemble de l’animal. Beaucoup de maladies organiques peuvent entraîner des troubles du comportement.

Quelle est la différence avec un éducateur canin ?

Les éducateurs sont très utiles pour faire de la prévention, ils peuvent être des auxiliaires précieux pour mettre en place des thérapies… Les zoopsychiatres peuvent donner un diagnostic plus complet pour pouvoir traiter les troubles et prescrire des médicaments si nécessaire.

Comment savoir si son animal présente des troubles psychiques ?

A partir du moment où son comportement est surprenant et/ou désagréable, avec une malpropreté, des destructions, des aboiements, que le chien est craintif ou agité… La première chose est d’en parler à un vétérinaire. Quand on a des chiots hyperactifs souvent cela se passe mal au moment de leur éducation : ils ne sont pas concentrés, peuvent perturber des cours d’éducation et du coup le maître et son chien peuvent être rejetés par les autres.

Si on est inquiet pour son animal, qu’il y a des comportements excessifs, qu’il nous fait peur, il faut consulter.

Quels sont les troubles les plus fréquents ?

L’agressivité, la malpropreté, la destruction… Tout cela peut être lié à de la douleur, une tumeur ou bien au fait que l’animal veut prendre le pouvoir, qu’il est mal sociabilisé. Une consultation en zoopsychiatrie va permettre un examen clinique et une étude de son environnement.

Quelle est l’objectif de l’association ?

Zoopsy a été créée en 1999. Le but est de développer la zoopsychiatrie, pour une meilleure prise en charge des troubles du comportement. Les vétérinaires peuvent l’utiliser en prévention, pour mieux s’intéresser au bien-être de l’animal, avec une approche multi-disciplinaires.

Aujourd’hui l’association regroupe 135 vétérinaires adhérents. Depuis 2012 nous avons aussi mis en place un Diplôme Universitaire avec l’université Claude Bernard (UCBL), Vet Agro Sup, avec des promotions d’une vingtaine d’élèves.

Lorsque vous parlez de psychiatre pour les animaux, les gens rient-ils de vous ?

De moins en moins, ça commence à rentrer dans les mœurs. Le bouche à oreille est important, les vétérinaires sont de mieux en mieux informés, donc les gens sont de plus en plus au courant.

Les troubles disparaissent-ils toujours après une consultation ?

Les troubles ne sont pas toujours guéris, mais peuvent beaucoup s’améliorer. Par exemple pour l’hyperactivité, les propriétaires des animaux n’y sont pour rien. On ne peut pas la guérir mais la rendre vivable.

Les troubles du comportement ne sont pas irrémédiables, et les solutionner peut éviter des abandons ou des euthanasies. Les troubles du comportement sont la première cause d’abandon chez les chiens, en particulier chez les jeunes.

Mais ceux qui pourraient bénéficier de prise en charge viennent encore un peu tard… Plus on intervient tôt, plus on est efficace. Si on se pose des questions, il faut consulter.

http://lecanardduchien.com/sante/zoopsychiatrie-troubles-comportements-chien

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Jeu 23 Nov 2017 - 16:15

Citation :
La Consultation comportementale

Les troubles du comportement du chien et du chat sont fréquents, largement sous-diagnostiqués, et souvent très mal perçus.

Face à un animal compliqué, la plupart des propriétaires s'entendent dire par leur entourage que leur animal est « mal éduqué », qu'il est « jeune, et que ça va passer », que c'est « parce qu'il a été battu », qu'il « se venge ».... Ce qui est pourtant très rarement vrai !

Beaucoup de propriétaires croient de plus être responsables du trouble de leur animal, à tort le plus souvent, mais en croyant être la cause du problème, les propriétaires n'osent pas demander conseil... Et c'est bien dommage, car la plupart des troubles peuvent disparaitre ou au moins être très largement améliorés par un suivi comportemental de quelques mois.

Dans tous les cas, plus l’animal est pris en charge précocement, meilleurs et plus rapides seront les résultats obtenus. Un animal n’est jamais trop vieux pour être traité. Certaines affections sont par ailleurs directement causées par le vieillissement et peuvent être traitées avec succès.
Le comportement : une discipline médicale

Une consultation comportementale est une consultation spécialisée vétérinaire, qui peut être demandée par exemple pour:

un chien qui aboie trop, est très agité, détruit, grogne, mord, ou en revanche est devenu complètement triste, a peur de tout, n’arrive pas à devenir propre ou ne réussit pas à progresser aux cours d’éducation...
un chat qui est malpropre, agressif, peureux, qui détruit, se lèche de façon compulsive, fait des griffades, est boulimique, ou complètement déprimé ...

La consultation comportementale dure environ une heure, parfois un peu plus.

Tous les membres de la famille qui vivent avec l'animal peuvent être présents, pour que chacun puisse apporter sa propre observation, exprimer ce qu'il a vu et perçu de son animal et participer à la thérapie.

La consultation se décompose en un examen médical de l'animal, puis un entretien avec les propriétaires.

L'examen médical est fondamental puisque des raisons médicales sont souvent à l'origine de troubles : chien qui devient aveugle et qui mord par surprise, chien qui a mal et qui s'isole ou ne mange plus, chat infesté de puces qui se lèche jusqu'à s'épiler le ventre ou le dos, chien âgé dont le cerveau vieillit ou le système hormonal se dérègle et qui devient dépressif ou anxieux...
Thérapie comportementale : principe et durée

La première consultation lors de trouble comportemental a pour but de :

Permettre aux propriétaires d’exposer leur problème et leur demande,
Poser un diagnostic de l'affection comportementale,
En expliquer la cause, ce qui est souvent possible,
Proposer une thérapie (médicament et/ou exercices et/ou changement d'habitudes...),
Donner un pronostic (quelles sont les chances d'améliorer l’animal)

Par la suite, il est généralement nécessaire de prévoir quelques consultations de suivi, espacées de quelques semaines à quelques mois chacune, ce rythme sera déterminé en fonction du trouble de l'animal. Les consultations de suivi permettent de surveiller l’évolution du trouble et d’ajuster le traitement. En effet, chaque animal est un cas unique, cela permet ainsi d’améliorer significativement les résultats obtenus et de diminuer de façon très importante les risques de récidive. Une thérapie comportementale dure au minimum 2 ou 3 mois, temps minimum nécessaire à ce que les changements soient durablement fixés.

Pour faciliter les modifications comportementales, le vétérinaire dispose de médicaments efficaces qui sont souvent utilisés car ils facilitent la thérapie et rendent l'amélioration plus importante et plus rapide. L'utilisation d'un médicament est discutée au cas par cas avec le propriétaire, mais il n'est jamais question d'endormir l'animal : le médicament permet par contre de le rendre plus réceptif au changement et diminue son mal-être, sa souffrance.

En plus du médicament, les prescriptions de thérapie proprement dites peuvent être :

Modification de certaines habitudes à la maison,
Travail sur la communication avec l’animal,
Organisation d’un nouvel espace pour l’animal (notamment chez les chats),
Exercice et jeux particuliers,
Mesures d’éducation...

Enfin, comme toute autre maladie, le traitement d’un trouble du comportement demande un minimum d’assiduité pendant quelques semaines : administration régulière des médicaments et respect des consignes prescrites. En récompense de quoi les résultats peuvent être très rapides, pour le bien de tous !

N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire
qui saura vous aider ou vous orienter vers un vétérinaire titulaire du Diplôme Inter-Ecoles de Vétérinaire Comportementaliste ou du Diplôme d'Université de Psychiatrie Vétérinaire,
pour une prise en charge globale et complète du trouble de votre animal
dans le respect de ses besoins !

http://www.zoopsy.com/public/foire-aux-questions/la-consultation-comportementale.php

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Jeu 23 Nov 2017 - 18:47

Citation :
La psychiatrie vétérinaire s’assume comme une discipline médicale

Semaine Vétérinaire n° 1573 du 21/02/2014
Auteur(s) : Gwenaël Outters*, Valentine Chamard**

Biotoschézipathie, aploutobiopathie, aschézie, néobiotopathie, schézipathie, etc. Ces termes ne vous disent peut-être (encore) rien. Et pour cause, ils font partie de la toute nouvelle nomenclature des troubles comportementaux proposée par l’association Zoopsy et le Groupe d’étude en comportement des animaux familiers, qui entendent donner ses lettres de noblesse à la psychiatrie vétérinaire.

Le comportement est une discipline en pleine mutation, portée par différents courants de pensée en France. Depuis plus de 15 ans, le Groupe d’étude en comportement des animaux familiers de l’Afvac (Gecaf) et l’association Zoopsy développent l’approche médicale des troubles comportementaux. Puis sont apparues des approches éthologiques (en France avec la Société européenne d’éthologie vétérinaire des animaux domestiques, Seevad, ou à l’échelle européenne avec l’European Society of Veterinary Clinical Ethology, ESVCE).

Aujourd’hui, l’École française de psychiatrie vétérinaire évolue pour assumer réellement cette discipline dont le « but est de protéger, améliorer ou rétablir l’équilibre comportemental des animaux domestiques en utilisant tous les moyens disponibles dans le respect de l’animal et de la relation avec ses propriétaires », selon la définition de Zoopsy. C’est ainsi qu’un diplôme universitaire (DU) de psychiatrie vétérinaire (ayant vocation à devenir un master 2), sous la triple égide de Zoopsy, l’université de Lyon et VetAgro Sup, est proposé aux vétérinaires qui ont au moins trois ans de pratique clinique (et aux vétérinaires, médecins, pharmaciens et biologistes titulaires d’un master en éthologie pour la filière recherche).

Cette mutation implique des changements techniques et pratiques1, « mais aussi des bouleversements dans la représentation de la discipline, longtemps considérée comme pudique ou “romantique”, par peur du scepticisme ou des moqueries », souligne Claude Béata, président d’honneur de Zoopsy et président du Gecaf (voir l’interview en page 24). C’est dans cet esprit que les vétérinaires comportementalistes membres de ces deux associations ont réfléchi à une nouvelle nosographie pour les troubles comportementaux du chat, plus adaptée. Dévoilées en avant-première lors du dernier congrès de l’Afvac, ces notions ont été approfondies à l’occasion du cours de base du Gecaf consacré au chat, qui a réuni 70 praticiens du 9 au 11 janvier dernier sur le campus lyonnais.

UNE NOSOGRAPHIE ENRICHIE CHEZ LE CHAT

La nouvelle nomenclature n’est pas simplement sémantique puisqu’elle rend compte du « phénomène dans toutes ses dimensions, en permettant de préciser l’état pathologique de l’animal, en offrant une description multidimensionnelle de l’affection (qui ?, avec qui ?, pourquoi ?, depuis quand ?, etc.) ». Ce changement de nom permet en outre de rectifier des « erreurs ou des malentendus, justifie Claude Béata, et ouvre également de nouveaux horizons pour intégrer des maladies impossibles à décrire antérieurement ». Des noms à consonance scientifique et médicale ont été choisis, fondés sur des racines et un suffixe grecs. Ainsi, la racine “pathos” introduit la notion de souffrance dans les troubles comportementaux. Elle est précédée du préfixe “schézi” lorsqu’il s’agit d’une perturbation des relations, ou de “bioto” pour désigner une intervention du milieu de vie. Selon la même construction, les troubles de l’attachement sont désormais appelés autonomopathies. La nosographie des troubles comportementaux du chat compte désormais une trentaine d’affections (voir tableau ci-contre).

   1 Un ouvrage sera publié dans le courant de l’année.

© FRÉDÉRIC DECANTE

http://www.lepointveterinaire.fr/publications/la-semaine-veterinaire/article/n-1573/la-psychiatrie-veterinaire-s-assume-comme-une-discipline-medicale.html

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Dim 26 Nov 2017 - 16:29

Citation :
Comportement du chien : clinique et thérapeutique
dimanche 29 mai 2016

Aujourd'hui il fait vraiment mauvais, un temps à ne pas mettre un chien dehors... Par voie de conséquence, on n'est pas allés s'entrainer ni se balader.

En revanche, temps parfait pour bouquiner avec une boisson chaude, donc je vous présente mon pavé chouchou du moment "Comportement du chien - Clinique et thérapeutique" d'Isabelle Vieira.
Il est super complet, et pour le moment, c'est le manuel de comportement le plus actuel que je connaisse.

Les premiers chapitres présentent les différents troubles du comportement, classés par origine :

- origine intrinsèque
- liés aux conditions de développement
- liés à la cohabitation. Ca c'est intéressant, elle place la relation au propriétaire en pierre angulaire de la vie psychique du chien (tout en jetant bas la théorie de la dominance, quand je parle de relation, bien sûr ça n'implique à aucun moment une hiérarchie). Donc la relation devient à la fois le facteur d'émergence et le facteur de résolution principal des troubles.

Ensuite vous avez plusieurs chapitres sur la consultation comportementale et sur l'usage des psychotropes (qu'elle préconise en gros, seulement quand il y a agressivité, ou alors quand le tableau clinique est si chargé qu'il faut vraiment booster les apprentissages pour sauver la vie du chien).

Puis plusieurs chapitres sur les techniques de prise en charge. Tout est fondé sur les apprentissages (habituation + conditionnement simple + conditionnement opérant) et sur le jeu. Le but final est bien sûr une cohésion relationnelle forte entre le chien et son propriétaire.

Un petit chapitre sur les TCC chez l'humain, que je n'ai pas trouvé très intéressant car il me semble insuffisamment développé... et puis j'ai envie de dire : chacun son boulot !

Enfin il y a les cas pratiques qui sont tous très intéressants et dans lesquels j'ai adoré "retrouver" plus ou moins des chiens que je connais !

J'ai aimé cette lecture parce qu'elle m'a semblé neuve. Pendant des années, les troubles du comportement chez le chien étaient envisagés sous deux angles :

- soit le chien n'était pas à sa place dans la hiérarchie et ça se traitait par les fameuses "thérapies de régression sociale" si délétères
- soit on calquait au chien des modèles psychiatriques humains (hyperactivité, troubles bipolaires et j'en passe) avec une étiologie bancale et on bourrait les chiens de drogues.
Enfin là je schématise grossièrement mais vous voyez l'idée.

Du coup, j'ai adoré cette vision bien plus rigoureuse (il me semble) d'un point de vue scientifique, loin des fantasmes de la famille-meute et de l'anthropomorphisme médical.

Voilà voilà, après on peut discuter certains points (hypermotricité vs syndromeHS/HA... stimulus disruptif vs punition...etc) mais justement c'est intéressant qu'il y ait encore beaucoup de place pour la discussion Smile

Il coute 69 euros quand meme, mais j'ai trouvé qu'il valait son prix, et je pense y revenir souvent !
Je vous ai trouvé cette page qui vous donne des exemples de cas pratiques tels qu'ils ont présentés dans le bouquin. Vous en avez 15 dans le livre + ces 5 là, qui sont tout de meme moins intéressants mais vous donneront un apercu !

http://lisanimale.blogspot.fr/2016/05/comportement-du-chien-clinique-et.html?m=1

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MessageSujet: Re: Véterinaire comportementaliste: avis?   Dim 26 Nov 2017 - 16:33

A consulter: http://www.lepointveterinaire.fr/boutique/livres-du-point-veterinaire/complements-aux-livres/comportement-du-chien-clinique-therapeutique

Citation :
« Vous trouverez ci-dessous les fiches téléchargeables de la consultation comportementale et de l'évaluation comportementale pour votre usage professionnel. Des cas cliniques supplémentaires sont également disponibles pour approfondir vos connaissances. »

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Véterinaire comportementaliste: avis?
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