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Si vous avez des problèmes avec votre ou vos chiens, nous vous recommandons vivement de faire appel à un éducateur canin spécialisé en rééducation comportementale ou à un comportementaliste (utilisant le renforcement positif et aucun outil coercitif, cela va sans dire).

Les explications et conseils donnés sur ce forum ne sont là que pour vous orienter et vous informer des possibilités qui vous sont offertes pour éduquer votre compagnon à quatre pattes.

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 Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 26 Juin 2013 - 15:21

Hermès, concernant les différences, je trouve qu'elles sont très ténues, et c'est dans notre façon de "voir" les chiens (et les autres animaux) qu'on les crée.
Par exemple pour la peur: on rassure ouvertement un enfant qui a peur, parce qu'on peut lui PARLER de sa peur. "Je comprends que tu aies peur..." Un chien, malheureusement, on ne peut pas lui parler aussi ouvertement... pour moi "rassurer" un chien qui a peur, c'est l'aider à gérer sa peur (pour éviter qu'il ne panique plus, et ne retienne rien) mais aussi lui montrer (puisqu'on ne peut pas expliquer) qu'il n'a pas de raison d'avoir peur. Au final on ferait pareil à un humain qui ne parle pas notre langue.
Chouquette a peur des étrangers (enfin peur modérée, mais elle observe tous les humains comme des bêtes étranges) Je pourrais la punir, l'ignorer totalement, ou l'encourager (et de plein de façons différentes)... je pourrais avoir plein de comportements différents pour essayer de modifier ce qu'elle ressent. Pour moi le contre-conditionnement et l'habituation, c'est un peu ce qu'on fait avec des humains, sauf qu'avec les humains on peut parler. Chouquette, on l'emmène en ville sans la forcer à prendre contact, on la laisse observer, et quand elle va voir des gens (qui l'appellent pour la caresser) on l'appuie et on la félicite (et parfois on donne une friandise à la personne pour que Chouq comprenne que gens = sympas)
Moi je suis assez sensible au bruit (je n'aime pas les aspirateurs, les avions...) MAIS j'aime énormément le tir sportif. Je me suis tellement auto-encouragée/habituée que j'ai DORMI pendant des épreuves de tir, alors que des gars défouraillaient au 44 magnum à moins de 20m de moi.
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Analucia
 
 


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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mar 7 Jan 2014 - 22:57

Je cherchais un post sur le mordillements/les enfants et voilà que j etombe sur ce sujet!! Ca me fait un bien fou, je découvre que je ne suis pas seule! Wink)

Ce sont mes enfants qui m'ont amenée au positif avec les chiens...
Comme hermès, lorsque j'étais enceinte du premier (qui est une surprise, je ne voulas pas d'enfants à la base... Maintenant, je suis super heureuse de les avoir), j'ai lu Le concept du continuum et c'est le livre qui m'a le plus marquée... Et ensuite tous ceux d'isabelle Filliozat.

Mes enfants ne vont pas à l'école non plus (je ne dis pas qu'ils sont instruits en famille pour le moment vu qu'ils n'ont pas encore l'âge de l'instruction obligatoire mais ils le seront très certainement)

Et bien, je suis contente d'avoir trouvé ce post Smile
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mar 7 Jan 2014 - 23:03

Comme quoi notre forum parle bien d'une approche positive et amicale et cela s'applique au vivant de façon générale Wink

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Dernière édition par PowerUser le Mar 7 Jan 2014 - 23:11, édité 1 fois
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Analucia
 
 
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mar 7 Jan 2014 - 23:08

Je pense comprendre le sens générale de ta phrase PowerUser (il manque un/des mots) et oui, je suis d'accord.

Depuis une petite formation à la communication non violente, ma relation aux autres s'est trouvée beaucoup améliorée et effectivement, c'est valable pour toutes les relations entre les êtres vivants en général.
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mar 7 Jan 2014 - 23:12

Analucia a écrit:
Je pense comprendre le sens générale de ta phrase PowerUser (il manque un/des mots)



Corrigé!

 u

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mar 7 Jan 2014 - 23:26

C'est vrai qu'on est venu à l'education positive par les enfants et ça se propage à tous les aspects de notre vie (chien, famille etc...)
Apres, dur de faire machine arriere (mais pour quoi faire, le chemin est joliiii par ici ) o 
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 8 Jan 2014 - 9:22

nono30 a écrit:
Apres, dur de faire machine arriere (mais pour quoi faire, le chemin est joliiii par ici ) o 

C'est meugnon comme commentaire!

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 8 Jan 2014 - 11:30

Mais tellement vrai!!
La vie est tellement douce (même si parfois plus compliquée!) quand on vit en positif (pour tout, pas juste les chiens!)!!
Au lieu de "casser la gueule" au problème, on se met à se demander "pourquoi c'est comme ça?"... si c'est quelqu'un qui fait un truc "contre" nous, au lieu de se fâcher et de gueuler, on se demander "pourquoi il fait ça?" On finit quasi toujours par trouver pourquoi, et pouvoir communiquer avec l'autre pour que ça change, sans le déranger.
Perso je trouve ça beaucoup plus enrichissant et "heureux".  o 
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 8 Jan 2014 - 15:24

GingerFox a écrit:
Au lieu de "casser la gueule" au problème, on se met à se demander "pourquoi c'est comme ça?"... si c'est quelqu'un qui fait un truc "contre" nous, au lieu de se fâcher et de gueuler, on se demander "pourquoi il fait ça?" On finit quasi toujours par trouver pourquoi, et pouvoir communiquer avec l'autre pour que ça change, sans le déranger.

Arf, non! Pour ce genre de trucs, moi, je reste sur la baston! Oeil pour oeil! Dent dans l'oeil!

 

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 8 Jan 2014 - 15:44

 je sais ce que je vais demander a mon chef de service ! un stage de communication non violente Very Happy

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
u Pensez à utiliser la fonction "Chercher" en mode simple ou avancé . u
4 lettres mini et une étoile * si vous ne cherchez qu'une partie du mot.
Si le mot recherché ne fait que 3 lettres ou moins, passez par la fonction "Recherche Avancée" cliquez sur le bouton google.
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 8 Jan 2014 - 18:57

On en revient encore à comparer chiens et enfants, comme quoi l'anthropomorphisme ne doit pas être si idiot que ça Wink.

Je n'ai moi non plus pas d'enfant, mais je suis quand même régulièrement avec des enfants, d'un peu tous les âges, parfois en présence de leurs parents, et je m'intéresse moi aussi aux comportements de ces enfants et aux réactions de leurs parents (sont-elles adaptées ? Pourquoi ou pourquoi pas ? L'enfant comprend-il ? etc...) et vice-versa. Mais cela dit, je ne sais pas si ça signifie grand chose chez moi que je m'intéresse à ça, car je m'intéresse à tout en fait, malheureusement, on ne peut pas faire de "tout" son métier.
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Sam 13 Déc 2014 - 23:37

Citation :

Les chiens ne sont pas des enfants…
septembre 24, 2014apprentissage, Blog, clicker basics, coercitif, Comportement, éducation, enfants, jeune chien,

Le monde canin est émaillé de phrases passe-partout auxquelles il est généralement préférable d’acquiescer mollement si vous voulez vivre tranquille ;-)

Par exemple « il n’y a pas de mauvais chiens, que des mauvais maîtres » – que je reformulerais volontiers en « il n’y pas de mauvais chiens que des mauvais comportements et des éducateurs qui manquent cruellement d’information et de connaissances ».

Un autre grand classique très prisé étant « le chien n’est pas un enfant » – là aussi consensus quasiment garanti puisque se profile rapidement dans notre imaginaire l’image déprimante du « chien-chien » de mini taille habillé en fillette ou garçonnet dont les pattes ne touchent plus terre car il vit dans les bras de ses propriétaires en mal de progéniture.

Pourtant, si le chien n’est pas un enfant et l’enfant n’est pas un chien, nous partageons avec les animaux bien plus de manières de fonctionner que nous ne le savons souvent.

L’autre jour, j’ai visionné l’apprentissage du brossage des dents chez un gorille – un bon gros mâle impressionnant (précisons, d’emblée, que je suis la plus farouche adversaire qui soit au sujet de la captivité des animaux sauvages mais le propos n’est pas celui là dans l’immédiat) à qui sa soigneuse demandait poliment d’ouvrir la bouche par le signal de la brosse à dents : le gorille ouvrait la bouche, elle brossait et ensuite récompensait (comportement évidemment appris au clicker). L’animal, coopératif et participatif, avait l’air de trouver toute la chose fort agréable et en redemandait. Tant et si bien qu’il était souvent l’initiateur du signal, c’est lui qui ouvrait la bouche déclenchant ainsi le brossage des dents et non la soigneuse qui le demandait la première (un très joli « dialogue » entre les deux d’ailleurs).

Un peu après, j’ai visionné un petit film, tiré d’une émission s’adressant aux jeunes mamans, où une ravissante petite fille d’environ 18 mois subissait le même brossage de dents mais, cette fois, avec force cris et larmes, en se débattant sauvagement : la maman expliquait doctement à la caméra que l’intérêt de la chaise haute était que la petite ne pouvait ainsi pas se soustraire au brossage recommandé et recommandable et qu’il fallait procéder sans trop d’états d’âme, parce que, après tout « c’est pour son bien ».

Il est bien évident que d’attacher un gorille pour lui brosser les dents est une entreprise plus périlleuse et hasardeuse que celle d’attacher une blondinette humaine qui pèse une poignée de kilos… La soigneuse du gorille doit impérativement chercher des informations et faire appel à son intelligence, elle ;-)

La base de la base de l’analyse du comportement est de considérer ceux-ci (les comportements) comme utiles à celui qui les produit et influencés par leurs conséquences. En clair, l’antécédent cause le comportement (dans le cas de mon gorille et de la petite fille, la brosse à dents, signal appris au clicker en R+ pour le gorille, appris dans la contrainte physique pour l’enfant) – le comportement c’est ouvrir la bouche et la conséquence est plaisante pour l’un, déplaisante pour l’autre. On peut aisément parier que le gorille continuera à produire ce comportement qui lui vaut quelque chose d’agréable.

Dans le cas de la blondinette, l’antécédent est la brosse à dents qui déclenche une bataille rangée avec la mère (comportement) et la conséquence sont les larmes…. On peut tout aussi aisément parier que, si cela continue, cette petite aura une réelle aversion à la brosse à dents (dommage).

En clair, si nous ne pouvons pas changer ce qui doit se faire, pas plus que de changer les êtres vivants, nous pouvons manipuler l’environnement (notamment les conséquences du comportement) qui vont faire que le comportement augmente ou diminue, selon s’il est perçu comme agréable ou désagréable. C’est la base de la base et, si on n’a pas compris ça, si on ne maîtrise pas du tout ces concepts, difficile de comprendre quoi que ce soit à l’apprentissage (hormis à s’engouffrer sans remords dans le flou culturel de ce qui nous est « familier » et donc confortable – une espèce de pensée paresseuse comme une vieille pantoufle héritée de notre arrière-grand-mère).

Quand un enfant (le fameux enfant roi si souvent au centre des préoccupations des uns et des autres) fait un scandale dans un magasin pour obtenir un bonbon ou un jouet, que tout le monde regarde, nous sommes en plein renforcement négatif (négatif, rappelez-vous, étant une notion mathématique et non affective) – celui des parents bien évidemment: le bruit produit par l’enfant est un élément désagréable (pour les parents) – le bonbon ou jouet est accordé, l’enfant se tait enfin, le comportement du « je donne le bonbon ou jouet » du parent est donc renforcé (et va donc augmenter). Dans ce cas, de quel confort se soucie-t-on, de celui de l’enfant ? J’en doute. Triste royauté finalement.

Je me rappelle, quand mes enfants étaient très petits et que nous allions rentrer dans un magasin de jouets, de bonbons ou de quelconque nature à éveiller leur vif intérêt, je prenais soin de définir AVANT ce qu’était un comportement « acceptable » – si celui-ci était au rendez-vous, le renforcement positif arrivait toujours, sous forme d’une petite récompense parfois, d’un petit speech de validation, toujours («c’était vraiment bien comment tu t’es comporté dans ce magasin, merci »).

Si au contraire, ils ne se comportaient pas comme je le voulais, nous partions… (la vie de la mère n’est pas un long fleuve tranquille), parfois à leur grand dam et je leur rappelais, en sortant, le comportement acceptable (punition négative : on soustrait quelque chose que l’apprenant désire) – tout en leur faisant savoir que nous pourrions refaire une tentative un autre jour ou plus tard (les enfants sont des êtres de langage dès la naissance, rappelons-le et, en ça, ils sont drôlement plus accessibles que l’animal à qui je dois donner la capacité de me comprendre… via mon clicker par exemple).

Le comportement, que ce soit celui d’un animal ou d’un être humain est toujours et invariablement causé par un antécédent et influencé par ses conséquences d’une manière ou d’une autre. Au final, on peut assez aisément définir si le dit comportement va augmenter ou, au contraire, diminuer.

Si un click-bonbon suffira avec l’animal, puisque nos enfants sont des êtres de langage, au lieu de balancer un vague « bravo », utilisez-les donc ces mots qui renforcent et spécifiez « les couleurs de ton dessin sont très belles » ou « tu as été super silencieux pendant mon coup de fil, merci à toi ».

Le cumul, au fil du temps, des jours, des années d’interactions agréables et positives (cette fois dans le sens affectif du terme) fait que nous construisons un « compte en banque » dans nos relations avec l’autre… qu’il soit humain ou animal. Quand celui-ci est bien fourni, constamment alimenté, il supportera quelques retraits occasionnels (erreurs, maladresses) sans jamais finir dans le « rouge ». Quand il est très mince au contraire…. les choses deviennent tout de suite plus délicates.

Se focaliser sur le comportement « le chien a grogné » – plutôt que de coller une étiquette de « chien agressif » – a également son pendant chez l’enfant : dire un mensonge ne fait pas d’un enfant un « menteur ». Là aussi, cherchez donc ce qui a causé le comportement plutôt que de vous engouffrer dans une étiquette aussi commode que parfaitement inefficace.

Si un chien ou un gorille n’est pas un enfant (et étant nantie d’un nombre supérieur à la moyenne aussi bien en chiens qu’en enfants – pas de gorilles à l’horizon – j’ai eu tout loisir de faire la différence), les lois de l’apprentissage sont les mêmes pour tous.

La punition positive (on en revient aux mathématiques) non seulement n’apprend rien à l’apprenant mais elle est un renforçateur pour celui qui l’inflige (« j’ai fait cesser le comportement ») et elle révèle cruellement un manque préoccupant de la mécanique des apprentissages, de ses règles – si on punit, si on inflige la contrainte, la douleur, le mal être physique ou émotionnel, c’est qu’on ne sait pas « mieux » faire, qu’on manque de formation, d’information, de savoir faire et de savoir être. Nous n’avons pas su prévoir, anticiper pour une issue finalement désastreuse (en effet, à moins d’être un sadique, quel plaisir à punir ?). La justification : « c’est pour son bien » – en êtes-vous si sûrs ? N’est-ce pas parfois pour le vôtre ? ou parce que c’est « facile » ? plus facile que d’apprendre à faire mieux ?

Je pense que les éducateurs – qu’ils soient aux prises avec les enfants ou les animaux – qui font large usage de la punition comme méthode éducative sont inconsciemment mal à l’aise avec leurs choix et, dès lors, ressentent un besoin spasmodique et virulent de la défendre pour, peut-être, « se » défendre soi-même : je l’ai frappé, secoué parce que c’était nécessaire et thérapeutique, pas parce que je suis brutal (ou complètement incompétent).

Lors d’une de mes formations en coaching, notre coach (Dr. Joël Dehasse) me disait que c’est souvent en abordant les lois de l’apprentissage en éducation canine que bien des éducateurs canins également parents, revoyaient leur manière de faire avec leurs enfants :-D

http://www.magicclicker.ch/les-chiens-pas-enfants/

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Dim 14 Déc 2014 - 7:49

Un truc qui me dérange: le fait de dire "c'est bien" à un enfant, de dire "les couleurs sont belles" et d'utiliser punitions OU récompenses qui, pour moi sont aussi néfastes que les premières.

Le livre de Thomas Gordon Eduquer sans punition ni récompense explique bien le danger des unes et des autres.

Un enfant qui se conduit de telle ou telle façon dans un magasin, ne fait pas "bien" ou "mal".
Où est le bien, où est le mal?
Il se comporte de façon acceptable ou pas par la société qui l'entoure.

Bref, j'essaierai de revenir pour expliquer plus éventuellement
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 31 Déc 2014 - 13:57

Je viens de tomber sur ce post et je souhaitais y apporter mon grain de sel Smile

Je n'ai pas d'enfant mais l'une de mes collègues a deux filles de 8 et 10 ans. Elle nous parle parfois d'elles, des situations et des gens qu'elles rencontrent, les approches qu'elle met en place avec elles, la façon qu'elle a de les soigner avec plus de recettes "maison" que de médicaments, etc... et bien souvent ces récits collent avec des choses que j'ai pu vivre ou observer avec mes propres loulous. Je lui en ai parlé et cela ne l'a pas choqué, nous sommes même tombées d'accord que le fait que s'entendre sur "les méthodes amicales et positives" traduisait plus à une adhésion à une façon de voir la vie et d'aborder les autres, qu'ils soient humains (adultes ou enfants) ou animaux.

Nous faisons souvent des parallèles avec nos approches et nos façons de travailler sur différents points car ils se rejoignent bien souvent : apprendre à gérer ses émotions, aborder les autres, avoir le choix, savoir proposer, être acteur de son éducation... sont autant d'éléments qu'elle attend de ses filles et que moi j'attends de mes chiens. Et pour y arriver nous utilisons les mêmes moyens : favoriser l'apparition de comportements que l'on souhaite voir reproduire en les récompensant, ignorer ceux qu'on ne souhaite pas revoir se produire, guider vers la bonne direction d'abord en limitant le risque d'erreur puis en augmentant progressivement le niveau de "difficulté", prêter attention à l'état émotionnel...

Et en plus de partager nos expériences, on s'enrichit l'une et l'autre : je lui ai fait découvrir le TTouch et les fleurs de Bach, elle m'a filé des recettes de sirop pour la toux naturels et quelques références de bouquins traitant de l'éducation des enfants Smile

Je pense d'ailleurs que ce parallèle peut aussi s'appliquer au monde du travail... Smile
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Jeu 1 Jan 2015 - 14:43

Très chouette cet échange entre ta collègue et toi! thumleft

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Jeu 12 Fév 2015 - 13:57

Je remonte ce sujet que je n'avais pas vu !!
Super intéressant, merci pour cette bibliographie.
Ah et oui, bien sûr, j'ai changé ma façon de voir les gens, les animaux et la vie depuis que je connais les méthodes positives !
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Jeu 12 Fév 2015 - 19:09

Mon petit grain de sel:
Mon fils a aujourd'hui 20 ans. Je n'avais pas bénéficié d'un modèle parental acceptable, il m'a donc fallu tout réinventer.

J'avais un boulot prenant, chef de projet dans une grosse boite parisienne, mais j'ai passé beaucoup de temps à observer et à écouter mon petit bonhomme.
Le respect et la confiance sont 2 valeurs fortes qui se sont vite établies entre nous. Je lui ai toujours dit la vérité, pas de pieux mensonges, je l'ai toujours soutenu et félicité. (Même si quelquefois, la fatigue aidant,  je n'ai pas été aussi patiente que je l'aurai voulu)

Je fais à peu près pareil je crois avec mes oiseaux, mes petites poules, les oiseaux du jardin. Ils ont confiance en moi, même quand je dois les soigner, même si ça fait un peu mal.
Forcément,   Very Happy  j'ai de la chance, mes poules répondent à leur nom, à quelques ordres simples , ET elles aiment les câlins...

Pareil pour mon gamin, j' ai de la chance d'en avoir eu un aussi facile u  Il va bien, des copains, une copine et il vient d'intégrer une grande école d'ingé (oui, je suis fière, j'assume ).
Et , le rêve ..., il trouve que j'ai été une super maman

Je continue donc sur le même schéma avec ma petite Jade, on ne change pas une méthode qui gagne u
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Jeu 12 Fév 2015 - 19:33

thumright Cathy 74
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 5 Aoû 2015 - 23:19


http://www.atlantico.fr/decryptage/plus-9000-familles-etudiees-et-conclusion-secret-education-reussie-demeure-qui-aime-bien-chatie-bien-jean-paul-mialet-1756028.html/page/0/1
a écrit:

Atlantico : Dans une société où la fessée est bannie et la parole de l'enfant sacralisée, l'idée que la punition est nécessaire au bon développement des enfants ne fait pas consensus. Dans quelle mesure la capacité des parents à allier fermeté et affection peut-elle être bénéfique aux enfants ?

Jean-Paul Mialet : La plupart des êtres vivants – surtout les mammifères – naissent inachevés. C’est en se frottant à leur environnement qu’ils développent des comportements adaptés. Cela est particulièrement vrai pour l’être humain. Il vient au monde avec quelques réflexes de survie très limités, comme le réflexe de la tétée.

Pour le reste, tout est à apprendre : d’où une incomparable liberté adaptative. En raison de la complexité de son système nerveux, il est de plus capable de se montrer créatif. Et la créativité de l’espèce humaine va jusqu’à transformer l’environnement naturel en données abstraites véhiculées par le langage. Le développement de l’être humain se fait donc au sein d’un milieu complexe qui n’est pas seulement l’environnement concret, mais aussi l’environnement d’une culture. Et dans un bain affectif qui implique deux parents aimants mais aussi détenteurs d’un pouvoir sur lui. Pouvoir de fait et pouvoir symbolique : celui des "grands".

Alors que le chat évitera de se rapprocher de la flamme en raison d’un instinct qui veille en lui, le bébé s’approchera du feu animé par une curiosité utile, mais dangereuse. L’exploration de l’environnement par l’enfant connaît à l’origine peu de limites. C’est aux parents d’indiquer ces limites. Contenir la curiosité de l’enfant ne va pas sans larmes : c’est s’opposer à son désir. Or les parents, dans leur rôle éducatif, doivent en permanence s’opposer à des désirs désordonnés pour permettre à l’enfant de s’adapter non seulement aux données naturelles, telles que le feu qui brule, mais aussi à des données culturelles, tels que les horaires de repas, les impératifs de propreté etc. Toutes ces limites ne peuvent être convenablement apprises que dans un climat affectif rassurant, qui permet à l’enfant de ne pas se sentir simple objet de relations de pouvoir, mais aimé. Le "non" des parents est ainsi un "non" qu’il apprend à respecter, et dont il vérifiera dans certains cas le bien-fondé, par exemple s’il se brûle dans ce feu qu’on lui avait demandé d’éviter ou s’il se pince dans cette porte qu’il fallait cesser de secouer. Le "non" représente ainsi l’autorité d’adultes bienveillants qui ne cherchent pas qu’à s’affirmer en le bridant.

Il peut néanmoins être parfois nécessaire de faire preuve d’une grande vigueur pour contenir l’enfant. Et pour le protéger comme pour s’en protéger. Son appétit exploratoire le met quelquefois en grand péril et on doit alors agir sans prendre le temps d’expliquer ; ou bien, il peut, avec les meilleures intentions du monde, endommager des objets auxquels on tient. La bienveillance et l’explication ne sont alors plus de mises : il faut réagir vite. Il y a aussi des règles de vie qui ne s’expliquent pas et doivent simplement être admises.

L’encadrement éducatif des parents exige donc de savoir s’opposer à l’enfant – on ira jusqu’à dire : de savoir s’imposer. Or l’enfant, au même titre qu’il cherche à explorer le monde des objets, évalue également sa capacité à occuper un espace de pouvoir. Les conflits avec les parents ne sont donc pas seulement le produit d’interdictions destinées à protéger l’enfant contre des menaces de tous ordres, mais également des enjeux de pouvoir. Quand l’enfant, après avoir subi les "non" des parents dans ses premières années, dit à son tour "non" à ses parents, il s’affirme. "Il se pose en s’opposant", disait le psychologue Wallon.

Il revient donc aux parents de savoir dire non à l’enfant à la fois pour le protéger contre les dangers de l’environnement et contre lui-même, animé par ses ambitions de toute-puissance. Ce rôle interdicteur peut dans la plupart des cas se réaliser dans le calme, soutenu par la patience et l’amour. Mais l’interdiction doit être quelquefois assortie de punitions. Celles-ci peuvent être nécessaires précisément pour rétablir le calme… indispensable à des relations apaisées.
Comment trouver le juste équilibre entre échange et punition alors que les parents hésitent bien souvent à gronder leurs enfants, craignant le désamour de ces derniers ?

Votre question me semble trahir une préoccupation majeure de notre époque : on ne parle plus que de l’amour, en craignant d’être en défaut de ce point de vue. En ce qui concerne les enfants, on aurait tort pourtant de redouter leur désamour. Aux rares instincts dont ils sont équipés à leur venue au monde, il faudrait ajouter un puissant besoin d’aimer, qui s’orientera naturellement vers les personnes nourricières. On sait d’ailleurs combien les enfants maltraités aiment leurs parents – peut-être plus que d’autres. Il y a d’ailleurs là matière à réflexion : aimer ses enfants, c’est entretenir avec eux des relations qui leur permettront de s’autonomiser. L’expérience montre que les parents rejetants sont trop aimés par leurs enfants, qui, même devenus adultes, restent en quête de ce dont ils ont manqué et ne parviennent pas à s’autonomiser.

Pour répondre plus directement, il n’y a pas de véritable recette. L’éducation des enfants doit en effet être dirigée par l’amour, mais aussi par la responsabilité que l’on ressent à l’égard de ceux que l’on aime et qui dépendent tant de vous. La punition est parfois nécessaire. Elle est un recours qui dépend des circonstances et des cas. Certaines périodes du développement se déroulent dans la confrontation – confrontation constructive mais qui demande à être bornée ; certains tempéraments ont plus que d’autres besoins d’être contenus. Elle sera bien acceptée par des enfants qui sentent que les parents ne poursuivent pas simplement un but personnel, qu’il ne s’agit pas de les conformer à des attentes propres ou à celles d’une société convenue. Partager avec l’enfant, échanger, prendre plaisir à ce qu’il apporte en lui apportant ce qu’on est soi-même : voilà les fondements d’une relation – n’est-ce pas, après tout, cela qu’il convient d’appeler amour ? – qui rendra l’enfant indulgent vis-à-vis de toutes les erreurs éducatives. Devenu adulte, si la relation a baigné dans cette sincérité affective, l’enfant pardonnera aussi bien à ceux qui se sont montrés trop rigoureux et punitifs qu’à ceux qui, à l’inverse, ont pêché par défaut en faisant preuve de laxisme. L’éducation parfaite est un idéal : nul doute que la plus grande des erreurs serait de vouloir être le parent idéal, s’employant à fabriquer un enfant idéal.
Quelles compétences un enfant familiarisé avec le concept de punition, dans un environnement bienveillant, sera-t-il plus à même de développer facilement ?

On confond volontiers rigueur et punition et c’est sans doute ce qui a contribué à légitimer pour certains une sorte de phobie d’une éducation rigoureuse. Plutôt que de familiarité avec la punition, je préférerais parler de familiarité avec la rigueur – cette dernière pouvant occasionnellement s’appuyer sur la punition. On vient de le dire : la rigueur est un encadrement protecteur qui évite de se croire trop libre et de se faire du mal. Dès que l’on sort de l’environnement bienveillant et protecteur de la famille, il faut bien s’adapter à des réalités déplaisantes : au fond, le monde se soucie peu de vous. Avoir appris à respecter les exigences de ceux avec lesquels on vit en famille aidera à se plier aux exigences d’une collectivité plutôt indifférente, et qui vous évalue selon ce que vous lui apportez. La rigueur favorise donc l’adaptation sociale. Elle permet aussi d’accepter plus aisément les injustices de l’existence : "la vie ne fait pas de cadeau", comme on dit et il faut bien, par moment, se résigner en attendant son heure. Mais elle est aussi un facteur de construction personnelle. Dès les années 90, j’avais été frappé par des commentaires de mes patients enseignants sur l’attention de leurs élèves : tous m’expliquaient qu’il devenait de plus en plus difficile de maintenir la concentration d’une classe au-delà d’une trentaine de minutes. Or, qu’est-ce que la concentration ? C’est l’effort de maintenir une attention volontaire, intentionnellement engagée dans une tâche considérée comme prioritaire, en résistant aux distractions – c’est-à-dire aux tentations de ce qui capte l’attention spontanée, réflexe. Cet effort exige de savoir se dire "non" mentalement. Faute d’avoir appris la rigueur qui permet de maintenir sa pensée dans un cadre, il y a le risque de vivre dans une dispersion qui ne permet ni d’apprendre comme il faut ni de se construire en profondeur. Est-ce la raison pour laquelle foisonnent aujourd’hui ces troubles de l’attention de formes diverses, qui frappent tant mes confrères, alors qu’ils n’existaient pas hier, dans les années 70 ? On peut s’interroger.

Y a-t-il de bonnes et de mauvaises façons de punir son enfant ? Comment faire pour que la punition induise un effet positif et pédagogique durable ?

Pour les bonnes façons, je crois avoir répondu à la question. Dans les mauvaises façons, j’en distinguerai deux formes. Il y a d’abord la punition de parents exaspérés qui n’ont pas su anticiper leurs limites. La perte de contrôle est alors contre-productive : elle est culpabilisante pour les parents, angoissante pour l’enfant et elle ne permet pas de choisir avec discernement la sanction. Une autre façon de punir est également négative. S’il s’agit de punir pour punir, pour faire plier son enfant, si la relation éducative où se conjugue amour et désir de transmettre se mue en une épreuve de force, si la punition s’apparente au dressage, elle sera nécessairement mal reçue.

Elle peut même renforcer, par bravade, le comportement qui devait disparaître.

Puisque l’on parle de dressage, évoquons à ce propos les études réalisées sur la punition par les spécialistes du conditionnement animal. On sait que, dans la perspective du conditionnement, un comportement apparaît parce qu’il a des effets bénéfiques qui le renforcent, et qu’il s’éteint lorsqu’il n’est plus renforcé. Le rat qui, dans sa cage, appuie sur un levier, a sélectionné ce comportement parce qu’il lui valait une graine. Il cesse d’appuyer après avoir recommencé la manœuvre plusieurs fois sans effet. Que se passe-t-il si, quand il appuie, il reçoit un choc électrique ? Le comportement disparaît immédiatement. Mais le conditionnement n’est pas éliminé et après une période de pause, l’appui sur le levier reprendra de plus belle. La punition semblerait ainsi fixer le comportement, alors que l’extinction élimine le conditionnement. Belle démonstration qu’un comportement indésirable peut disparaître du répertoire tout en restant fortement présent.

Ceci nous amène aux limites de la punition. Elle est utile dans certains cas pour interrompre immédiatement un comportement inapproprié, pour briser un cercle vicieux, pour rétablir le calme avant de perdre son contrôle. Mais elle ne peut pas se substituer à l’effort pédagogique qui permet à l’enfant d’en comprendre la raison et de trouver en lui la motivation nécessaire pour mettre fin au "comportement indésirable". Un enfant ne se dresse pas, il s’éduque avec le soutien de ses parents.
Quels sont les risques à être trop laxiste, ou au contraire trop autoritaire ?

Trop laxiste : il me semble que la question a déjà été abordée. Des expériences telles que Summerhill (cf . "Libres enfants de Summerhill") ont amplement démontré les limites d’une éducation laxiste qui ne privilégie que la liberté de l’enfant. L‘insertion sociale est compromise. Trop autoritaire ? Reprenons ce que nous disions au début. Tout l’effort éducatif des parents vise à rendre l’enfant autonome. Pour cela, il est indispensable qu’il construise un espace mental propre, c’est-à-dire un espace intérieur où il s’autorise à penser à sa façon. Le danger de l’abus d’autorité est de faire de l’enfant un automate qui ne sait que réagir aux ordres et n’ose pas penser par lui-même. Adulte, cet enfant deviendra un clone qui se conforme en tous points aux exigences des parents, ou à l’inverse un révolté qui n’a de cesse de saper leur autorité, même lorsque cela a perdu son sens, au prix parfois d’un sabordage de lui-même.

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Mer 5 Aoû 2015 - 23:33

Citation :
Dans une société où la fessée est bannie et la parole de l'enfant sacralisée

Cette première phrase m'interpelle vraiment car je pense que beaucoup de gens, tous âges confondus, pensent encore que le bannissement de la fessée, c'est une pure cornerie... Donc, la fessée a encore de beaux jours devant elle à mon avis...

Quant à la parole de l'enfant sacralisée, je m'interroge aussi. Manque d'encadrement et d'éducation de base (civilités, politesses, etc...), OK mais accepter d'entendre un enfant en souffrance, en difficultés, etc... on n'y est pas encore non plus donc de là à sacraliser sa parole... c'est encore différent de l'enfant dit "roi" selon moi.

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Jeu 6 Aoû 2015 - 9:20

une phrase d'accroche ? parce que le reste de l'article ne fait pas état de punir a tout va, ou de n'ecouter que son gosse., non ?

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Ven 7 Aoû 2015 - 16:06

Ben d'accroche je sais pas mais c'était mal à propos vu le contenu de l'article.

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Dim 20 Sep 2015 - 1:53

http://educationcanine.forumactif.com/t17820p585-humeur-du-jour

Piou a écrit:

Du coup, petite aparté mais pendant qu'on est en plein dedans, l'éducation positive (y'a un sujet sur le fofo je crois) pour les enfants, ça vous botterait?(sans jeu d'mot !)

Ewa a écrit:
Ben éducation positive pour les enfants, ça me semble la moindre des choses, si on le fait avec ses chiens, de le faire avec les enfants !
moi c'est par là que j'ai commencé, bien avant de savoir que ça s’appelait comme ça, il y a un paquet d'année.

Et ça me semblait d'une telle évidence !

Je suis "assez" satisfaite du résultat

D'ailleurs on retrouve les mêmes "remarques" qu'avec les chiens :
"oui, mais avec les tiens c'est facile, ils sont sages"
Sans se demander qui de la poule ou de l'oeuf...

Piou a écrit:
On est la plus part du temps élevé aux fessés, aux chantages, ou aux humiliations...parfois même sans limites.

Smile C'est vrai que c'est la moindre des choses!

nono30 a écrit:
Moi aussi, je suis tombée dans l'education positive avec les enfants via l'allaitement.
Donc quand on a eu le chien, c'est vite devenu une evidence pour lui aussi

Ewa a écrit:
C'est bien PARCE QUE j'ai été "élevée" aux fessées quotidiennes, au chantage affectif, aux "prédictions négatives" (tu VA tomber !) aux humiliations...
que j'ai fait tout mon possible pour contrer ça, d'abord auprès de mes petites sœurs, puis auprès des enfants (dits "difficiles") en animation, puis, enfin, auprès de mes enfants.
Et je ne regrette pas de n'avoir jamais punis mes enfants.
à 24 et 19 ans, nous gardons une grande confiance réciproque.

(note pour Nono : je n'ai pas allaité les chiens )

Piou a écrit:
Vous avez des livres à conseiller là dessus? Smile

Ewa a écrit:
Perso, c'était d'abord le feeling, intuition, conviction.
J'ai lu aussi beaucoup, en psycho pédagogie et pédiatrie.
et j'ai "digéré" tout ça...
Je vais voir s'il y a des livres plus "intéressant" , "prêt à servir" dans ma biblio.
Je suis en train de faire du tri, ça tombe bien.
Pour la grossesse et la petite enfance, j'en avais deux, difficile à trouver, mais largement mieux que les classique genre pernoud :
Une année dans la vie d'une femme, de la conception au sevrage. Maité Jacquet et Mathilde Nobecourt
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?cleanparam=&titre=&ne=&n=0&auteur=&peopleId=&quicksearch=une+annee+dans+la+vie+d%27une+femme&editeur=&reference=&plng=&optSearch=ALL&beginDate=&endDate=&mot_cle=&prix=&themeId=&collection=&subquicksearch=&page=1
Je l'ai acheté , prété à perte, re acheté, reprété à perte...

et "votre enfant, de la naissance à la grande école" Pénélope Leach
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?cleanparam=&titre=&ne=&n=0&auteur=&peopleId=&quicksearch=de+la+naissance+%C3%A0+la+grande+%C3%A9cole&editeur=&reference=&plng=&optSearch=ALL&beginDate=&endDate=&mot_cle=&prix=&themeId=&collection=&subquicksearch=&page=1

nono30 a écrit:
Ewa a écrit:


(note pour Nono : je n'ai pas allaité les chiens )

Tu crois que c'est possible de faire ça ????

Plus j'imagine la scene, plus ça me fait rire

Ewa a écrit:
Ben y a ça :
https://www.youtube.com/watch?v=zuxMhzKeozo
(c'est malin, je vais l'entendre toute la journée !)

et ça :
http://www.20minutes.fr/insolite/1680671-20150906-chienne-sauve-vie-enfant-deux-ans-allaitant
Une chienne qui allaite chiot, chaton enfant ou autre, ça ne me surprend pas des masses
mais ça :http://tvanouvelles.ca/lcn/lebuzz/archives/2012/10/20121019-165810.html
me laisse perplexe.

Analucia a écrit:
On n'appelle toujours pas ça "éducation positive" pour des enfants mais "maternage proximal" par exemple.

Il y a des livres Il n'y a pas de parents parfaits et J'ai tout essayé d'Isabelle Filliozat. Et tout un tas d'ailleurs mais celui que j'avais bien aimé, c'était

http://www.amazon.fr/Enfant-heureux-%C3%A9ducatifs-d%C3%A9couvertes-scientifiques/dp/2744091081

qui montre comment fonctionne le cerveau d'un enfant, pourquoi il ne fait pas de "caprices", pourquoi il se met à hurler pour supporter la frustration et etc. Très très intéressant.

En tout cas, ça me paraîtrait tout à fait incongru d'éduquer ses chiens en positif et de brimer/punir/frapper/humilier et etc ses enfants.

Et moi aussi, j'ai été élevée de façon très dure et je n'ai surtout pas voulu faire ça avec mes enfants.

Réfléchis-y maintenant Chrichri, c'est le moment...
Tu sais après si tu hésites, il risque de ne pas y en avoir beaucoup pour te donner des conseils "positifs"...
Tu entendras plutôt (et ceci dès avant la naissance de l'enfant et en tout cas dès la mater) qu'il te fait marcher, qu'il n'a pas à te prendre pour une sucette géante (parce qu'un nourrisson, ça a besoin de téter souvent et qu'il me paraît plus logique que c'est lui qui sait quand il a besoin de téter, pas sa grand-mère ou l'auxiliaire de puer), qu'il faut le laisser pleurer pour qu'il comprenne que la nuit c'est fait pour dormir etc etc etc etc, toutes sortes de réponses totalement inappropriées aux demandes d'un nourrisson qu'aucun autre mammifère ne donne.

chrichri333 a écrit:
Pour l'allaitement, c'était déjà dans mon optique de faire à la demande (ça me semble tellement logique... en même temps moi quand j'ai faim, je mange... si je mange pas, je râle et je suis exécrable alors forcément ça me semble logique pour un enfant XD)

Pour le reste, oui faut que je me penche dessus mais je suis tellement overbookée pour le moment (surtout avec mes journées raccourcies pour cause de fatigue...)

Fessées... c'était pas dans mon optique non plus (ça n'a jamais été le cas pour moi donc, je n'en vois pas l'intérêt).

Ewa a écrit:
Tout à fait d'acc avec Analucia.
La première chose à faire, c'est de se boucher les oreilles à toutes les paroles bien pensantes des mère, tantes, sœurs ou pire : collègues de boulot célibataires... y compris les soit-disant "pro" (encore que j'avais trouvé pour la première un super bon vieux pédiatre !)
et au contraire d'être à l'écoute de SON enfant.
Je peux prouver avec ma fille de 24 ans que allaiter à la demande (donc sans le stress des mesures au millimètre ou au gramme près), répondre à tous ses pleurs par, au moins, un câlin rassurant, quitte à s'endormir ensemble dans le lit, respecter son rythme, ne fabrique pas des enfants capricieux. Bien au contraire.
Ils ont "fait leurs nuits" très tôt, et sont plutôt du genre équilibrés, respectueux des autres...

D'ailleurs aux questions "ben on l'entend pas pleurer ?" (visite au boulot, au stade pour voir son père, en famille...)
je répondais en soulevant légèrement ma chemise afin qu'on aperçoive sa tête au sein :"non, elle est déjà très polie : elle ne parle pas la bouche pleine"

Quand on a commencé à privilégier les demandes de l'enfant (qui deviennent très vite très clair, faim, froid, peur... comme les signaux des chiens), aux injonctions ridicules du reste du monde, la suite devient rapidement évidente...

anouschka21 a écrit:
C'est marrant, que vous parliez de ça, je discutais avec ma collègue l'autre jour : la petite de mes voisins pleure pendant des plombes tous les soirs et je ne comprends pas qu'ils la laissent dans cet état, pour moi si elle pleure c'est qu'il y a un problème. Ma collègue me dit qu'ils agissent bien, que s'ils vont la voir ils cèdent à un caprice.
(Les gosses c'est le sujet à éviter, parce que j'en ai pas donc j'ai pas le droit de parler, je sais pas. Bien sûr, il faut avoir enfanté pour estimer que les fessées ne sont pas une solution)
Ewa a écrit:
"si elle pleure, c'est qu'il y a un problème" TOUTAFé !

Mais parfois c'est compliqué à trouver, le problème, pis des fois y a pas envie de le voir ! ou envie de faire AUTRE CHOSE !
pis parfois, on peut pas faire grand chose (soulager les poussées dentaire par exemple, c'est démoralisant !) alors on peut préférer prendre la fuite !
Moi j'ai toujours préféré le câlin, je n'ai jamais envisagé le mot "caprice"

Les caprices viennent aux enfants à qui on donne ce dont ils n'ont PAS BESOIN,
en oubliant de leur donner ce dont ils ont BESOIN.

Piou a écrit:
Drolement intéressant et je vous avoue que ça m'intéresse l'éducation positive sous tte ses formes. Smile pour toulmonde.

Kinya je vais essayer de venir Smile !

anouschka21 a écrit:
Ben d'habitude je ne sais pas pourquoi elle pleure, mais ça dure des plombes. Cet été elle était plus calme et depuis 1bonne semaine c'est repartit. Mais bon, là elle fait ses dents ET a une otite, la pauvre :/



J'ai parlé trop vite, à peine mon message posté que ma véto m'appelait, je lui ai envoyé des vidéos de mes zaffreux ce matin, ça confirme la toux du chenil donc antibio ...
J'ai collé des huiles essentielles d'eucalyptus et de thym partout, que ce soit dans mon appart, à tous les étages du bâtiment, 3 gouttes dans la voiture ....
Plus qu'à espérer que ça ne dérange personne !!

Ewa a écrit:
Otite ? quelle horreur ! un des trucs les plus douloureux avec les dents. et sans pouvoir faire grand chose pour soulager aussi. Ben oui, elle a le droit de pleurer, ET on a le droit de la consoler aussi.

Elle te fais une réduc pour "grande fidélité VIP membre d'or" ta véto ?

Eucalyptus radié, c'est bien pour les otites il me semble.
ça fera du bien à tout le monde !

Analucia a écrit:
Pour les otites: un super truc avec des oignons chauffés mis dans un linge et plaqués sur l'oreille douloureuse, ça marche très très bien, ça soulage dans les trente secondes (testé sur mes enfants et sur les enfants de copines)

Enfin, si quelqu'un veut tenter, j'expliquerai mieux car il ne s'agit pas de brûler l'oreille non plus!

west a écrit:
nous on faisait patate chaude dans un gant de toilette pour l'otite (je pense que c'est le même principe!)

nono30 a écrit:
Mon fils hurlait pendant des heures tous les soirs, c'etait atroce. Ma fille aussi :/
On faisait tout ce qu'on pouvait pour les soulager et des fois c'est dur de trouver ce qui fonctionne : mon fils ne se calmait que si je dansais avec lui pendant des heures sur du Goldman ^^ Ma fille ne se calmait que en ballade dehors dans le jardin sous les etoiles... Jusqu'a minuit ^^
Un jour, j'ai eu une plainte des voisins parce que ma fille n'etait pas enfermée dans sa chambre le soir "On l'entendrait moins pleurer !! " dixit la gentille dame... Alors que c'etait un BéBé !!! Shocked

Je crois que je ne vais pas faire dans le positif avec les voisins

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Dim 20 Sep 2015 - 21:54

Ewa a écrit:
J'avais même pas fait gaffe, il était sous une pile Embarassed
Le sommaire de psychologie magazine de septembre 2015 :
http://www.psychologies.com/Psychologies-Magazine/En-direct-du-magazine

Dossier du mois "les bienfaits de l'éducation positive"

Pas le temps tout de suite, mais j’essaierais d'en copier des bouts...

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Dim 20 Sep 2015 - 21:57

http://www.femininbio.com/sante-bien-etre/conseils-et-astuces/leducation-sans-violence-astuces-pour-les-faire-obeir-en-douceur-8572


Citation :
'éducation sans violence : astuces pour les faire obéir en douceur
Publié le 15 juin 2011 - Mis à jour le 17 septembre 2015

Ssstttt….. vous entendez les petites souris ? Il y a des jours où nos petits ont plein d’énergie, et où maman en a un peu moins...Alors, voici quelques petites astuces d'une maman originaire des Pays-Bas pour rester zen.

L'éducation sans violence

La vie avec un petit-qui-touche-à-tout est fatigante, je pense que tous les mamans et papas seront d’accord avec moi. Je ne sais pas pour vous, mais moi je m’énerve plus facilement quand je suis fatiguée. Et dans ces cas là, je suis vite énervée contre moi-même parce que je n’arrive pas à être la maman que je voudrais être. En plus nos petits ressentent très bien quand nous ne sommes pas au top de notre forme, et ils s’agitent encore plus. Ils font encore plus de ‘bêtises’ et au bout du compte, chacun de notre côté, parents et enfants, vivent une situation désagréable.

Pendant mon travail dans les crèches aux Pays-Bas je me suis rendue compte très vite que s’énerver contre un enfant ou contre une groupe d’enfants n’est pas une solution pour retrouver le calme. Pour me faire écouter, j’ai souvent utilisé mon imagination et celle de l’enfant pour détourner son attention. Un enfant a beaucoup d’imagination et la vie imaginaire est très importante pour lui, alors pourquoi pas l’utiliser et en profiter ?!

« Sstttt… il y a des petites souris, vous les entendez ? » Je vous promets que si vous le ‘jouez’ bien, vos enfants ne disent plus un mot. Personne ne souffle un mot pour pouvoir entendre les souris. « Et au fait, elles font quoi comme bruits les souris ? » Vos enfants vous répondront sûrement avec beaucoup de plaisir ! Et en plus, pour ne pas faire peur aux souris, il faut marcher sur le bout des pieds dans le séjour ou dans la chambre…(partie de rigolade assurée)

Les jouets sont partout dans le séjour, et vos enfants n’ont pas envie de ranger ? Mettez un drap autour votre cou (où laisser votre enfant vous déguiser, ils adorent) et… voilà vous êtes une princesse. « Mais ohlala la princesse adoooore un séjour propre et bien rangé, alors vite vite on va ranger en chantant une petite chanson de princesse ».

Le personnage de la princesse peut être d’un grand secours dans d’autres situations… Il est bien connu qu’une princesse adore les légumes, « alors les princesses les mangent comment ? » (L’assiette sera vite terminée).

Vous avez compris le truc ? Utilisez votre imagination !
Proposez un jeu à votre enfant, il sera ravi de jouer avec vous. Vous serez moins fatiguée, et la journée sera beaucoup plus calme.

Article proposé par Esther van Geffen, directrice du site chouchous.fr, boutique d'écharpes de portage et de vêtements bio pour bébés.
[/quote]
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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Dim 20 Sep 2015 - 22:11

Wink

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MessageSujet: Re: Chien et enfant: un parallèle relationnel et éducationnel?   Ven 20 Nov 2015 - 19:40

http://les-tribulations-dune-aspergirl.com/2015/03/13/apprendre-autrement-avec-la-pedagogie-positive-je-dis-enfin-stop-a-la-pression/

Citation :
Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive, & Je dis (enfin) STOP à la pression !
Publié le 13 mars 2015 par Aspergirl

Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive, & Je dis (enfin) STOP à la pression !Je vous en avais parlé il y a quelques jours dans la première vidéo mise en ligne, cela fait un petit moment que je voulais vous présenter 2 livres avec lesquels je me suis véritablement RÉ-GA-LÉE Exclamation

Aussi, comme promis voici un billet Au fil des pages qui va être accompagné de sa vidéo Wink

Sans plus attendre, je vous laisse découvrir les noms des 2 livres en question : “Je dis (enfin) STOP à la pression !” & “Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive” signés Audrey Akoun & Isabelle Pailleau :love:

Tous 2 sont parus aux éditions Eyrolles :

– “Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive” en mars 2013
– “Je dis (enfin) STOP à la pression !” en septembre 2014



Commençons par le début : qui sont les auteures ?

Audrey Akoun est thérapeute cognitivo-comportementaliste (elle fut notaire dans une autre vie !), Isabelle Pailleau est psychologue clinicienne (spécialisée dans la psycho du travail & des apprentissages). Elles sont également thérapeutes familiales & formatrices certifiées en Mind Mapping… mais surtout, elles sont les fondatrices de La Fabrique à Bonheurs, dont vous avez probablement déjà entendu parler, via leur blog & les réseaux sociaux.

Il s’agit un réseau de formations & d’ateliers de psychologie & pédagogie positives pour, je cite, parents (im)parfaits & enfants (pas si) sages Rolling Eyes

Ceci étant dit on peut passer au cœur du sujet : leurs bouquins !!! Razz

Je vais démarrer par le plus récent : “Je dis (enfin) STOP à la pression !” qui ambitionne de comprendre, gérer & mettre à distance les différentes formes de pression que nous subissons tous au quotidien.

Présentation de l’éditeur :

Et si vous faisiez autrement ?

Au travail, en couple, à la maison, à l’école… la pression est partout, envahissante et destructrice. Pire, elle est considérée comme faisant partie de notre manière de vivre ! Qui ne s’est jamais entendu dire : “Sois parfait !”, “Dépêche-toi !”, “Sois fort !” ?

Audrey Akoun et Isabelle Pailleau vous proposent une méthode éprouvée en 5 étapes pour cesser d’être l’esclave de vous-même et des autres tout en relâchant la pression sur votre entourage !

N’attendez plus : dites enfin stop à la pression ! Ça marche !

Au sommaire :

– Chapitre chiant mais nécessaire

– Etape 1 : s’affirmer (sans se transformer en dictateur de la Corée du Nord)

– Etape 2 : accepter d’être imparfait (sans tomber dans la loose)

– Etape 3 : penser et organiser son travail autrement (avant de rendre son tablier)

– Etape 4 : être authentique (même avec des fausses dents) et laisser son empreinte

– Etape 5 : fabriquer des petits bonheurs (même si on est une buse en bricolage)

Vaste programme : apprendre à s’affirmer, à s’accepter, & surtout parvenir à accepter d’être “imparfait” ! Quel livre :round:

Je l’ai lu il y a pas mal de temps, & comme je le souligne dans ma vidéo, je l’ai gardé en authentique livre de chevet. Je suis très régulièrement retournée y (re)piocher des choses, & j’ai été pas mal secouée par certains chapitres.

Bien évidemment, chacun sera plus sensible à telle ou telle partie, en fonction de son propre vécu, sa problématique… mais me concernant, la section touchant à la peur du jugement m’a beaucoup fait réfléchir

Le livre s’attaque à tous les types de pression : celle que met l’entourage (professionnel, familial) comme celle met la société avec une obligation de réussite & de bonheur normalisé mais aussi, & il ne faut pas la sous-estimer, celle que l’on se met tout seul, de manière un peu masochiste Sad

Toutes nous font souffrir & nous pourrissent, finalement, bien plus la vie qu’autre chose !

Car l’idée que la pression puisse être indispensable pour réussir & que « sans pression on ne peut rien faire » est un mythe, & Audrey Akoun & Isabelle Pailleau tiennent à l’affirmer haut & fort Smile

A cette occasion elles évoquent d’ailleurs (brièvement) les enfants à haut potentiel intellectuel…

Mais les 2 livres ne sont pas du tout axés surdouement ! Ils s’adressent à un public extrêmement large, car bien évidement tout le monde est concerné par ces thèmes que sont la pression & le goût d’apprendre. Chacun y trouvera par conséquent des clés, des solutions qu’il pourra faire siennes au regard de ses propres besoin Wink

Au gré du bouquin, des témoignages illustrent à merveille les explications très punchies des auteures, de même que des petits exercices pour mettre en pratique les conseils donnés.
Et c’est là la force de ce livre (& également de “Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive“) : permettre de comprendre, de réfléchir, mais aussi & surtout, de changer, d’avancer :^^:

Il n’est pas simplement question de discourir sur le drame de la pression & du poids mis sur nos épaules, mais essentiellement d’être dans la résolution concrète, très ancrée dans la réalité.

Rien à voir avec les livres classiques de psychologie, souvent très (trop !) théoriques : l’objectif de ces 2 ouvrages est au contraire d’être dynamiques.
Et ils le sont à 300% :fb;):

Tous 2 sont écrits dans un style percutant, moderne, bourré d’humour… à tel point que l’on a souvent le sentiment que les auteures sont des amies qui s’adressent à nous. Mais en dépit de cette bonne humeur communicative, de véritables sujets sont abordés avec sérieux & profondeur, dans une grande bienveillance :bigheart:

“Je dis (enfin) STOP à la pression !” a conservé les mêmes ingrédients qui avaient fait le succès de son grand frère, tout en abordant un sujet différent & en élargissant le cercle des lecteurs. Car autant le premier n’intéressera que les parents, autant celui-ci s’adresse à tous : enfants comme adultes (avec ou sans rejetons).

A propos d’humour, il est à noter qu’il est ponctué d’illustrations signées Nathalie Jomard (pour celles & ceux – s’ils existent – qui ne connaîtraient pas encore le Petit précis de Grumeautique, je vous le conseille vivement) dont le peps & l’esprit rieur sont parfaitement raccord avec le ton du binôme Akoun/Pailleau :like:


Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive… par zebrounet

Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive, & Je dis (enfin) STOP à la pression !

Et maintenant, place à l’autre bouquin, tout aussi réussi & passionnant : “Apprendre autrement avec la Pédagogie Positive“, sous-titré « A la maison & à l’école, (re)donnez à vos enfants le goût d’apprendre », avec une préface de Florence Servan-Schreiber Smile

Présentation de l’éditeur :

Apprendre de façon ludique, créative et avec plaisir ? C’est possible !

Votre enfant a des difficultés pour se concentrer et retenir ses leçons ? Vous en avez assez des “crises de tête” qui finissent en pleurs ? Vous rêvez de faire rimer travail scolaire avec plaisir, découverte et réussite ?
La Pédagogie positive est faite pour vous.

Facile à mettre en oeuvre, cette pédagogie offre une démarche pour apprendre à apprendre, mémoriser, comprendre et structurer… Elle aide les enfants à retrouver le goût de faire leurs devoirs et les ados à adopter une méthode de travail efficace grâce à des outils innovants et simples tels que le Mind Mapping, la gestion mentale…

Dans cet ouvrage gaiement illustré, les auteures, psychologues spécialistes de l’éducation, réhabilitent le questionnement et la curiosité des enfants de la maternelle à la fin de leurs études et redonnent confiance aux adultes qui les accompagnent. Leur mission est de révolutionner les méthodes d’apprentissage pour permettre à chacun de réveiller son profond désir d’apprendre… dans la joie et la bonne humeur !

Au sommaire :

I) L’apprentissage dans tous ses états
– un état des lieux pas folichon
– la chasse aux mythes
– apprendre, c’est quoi ?

II) Apprendre avec l’approche Tête/Cœur/Corps
– préparer sa tête à travailler
– préparer son cœur à travailler
– préparer son corps à travailler

III) Socrate, le Mind Mapping et autres histoires
– le p’tit Socrate avait raison
– le p’tit Aristote dessine des arbres
– la pédagogie positive à l’école, c’est possible

Ici encore un livre génial, vraiment très bien pensé qui s’inscrit dans une dynamique à la fois ultra-positive & décomplexante !!!

Il permet d’aborder les choses calmement, de tout remettre à plat pour prendre les devoirs de manière plus sereine, pour envisager les apprentissages sous un jour radicalement nouveau Smile

Simple, logique, agréablement illustré, ce livre est d’une incroyable fraîcheur & fait du bien. Non content de dédramatiser, comme pour celui précédemment commenté, il donne des clés, des outils aux parents & aux enfants Cool

Encore une fois sans être axé enfants hors norme – les 2 ouvrages d’Audrey Akoun & Isabelle Pailleau se ouverts à tous – les méthodes proposées, telles les cartes heuristiques ou la gestion mentale, sont particulièrement adaptées aux enfants surdoués ou twice exceptional (c’est à dire cumulant précocité intellectuelle & autre chose Arrow EIP & Dys, EIP & Aspie, EIP & TDA/TDA-H).

Comprendre quel est son type de système de mémorisation (ou celui de son enfant) est important & permet, à l’aide d’exemples & d’exercices pratiques extrêmement faciles & clairs, de mettre en application des méthodes qui fonctionnent.
Savoir respecter des pauses & parvenir à se recentrer sur son travail après celles-ci devient alors un jeu d’enfant. L’attention étant la clé des apprentissages & par ricochet, permettant d’améliorer la confiance en soi 😄

Je précise que ce livre, même s’il est vraiment très chouette, cible tout spécialement les parents. Et si nous apprenons bien sûr tout au long de notre vie, il est néanmoins à destination des personnes avec enfants, pour des questions d’apprentissages scolaires.

Ainsi un adulte sans enfant ne s’y retrouvera pas à mon sens. Je lui conseillerais de passer directement à “Je dis (enfin) STOP à la pression !” :hum:

En conclusion 2 livres totalement enthousiasmants, qui apportent un grand bol d’air frais, & que je conseille +++ :round:

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