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 Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Mer 28 Jan 2015 - 13:25

Parce qu'il faut savoir en rire:

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Mer 28 Jan 2015 - 13:40

J'adore les vidéos de cette nana... je rêve de m'offrir une formation chez elle! o
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 12 Fév 2015 - 21:43

Joël Dehasse Vétérinaire Comportementaliste Belge :

"Actuellement, un modèle est universellement répandu et utilisé. C'est celui de la hiérarchie. Chaque comportement du chien est disséqué et interprété en termes de hiérarchie, de pouvoir, d'autorité. On parle de dominance et de soumission. Et personne ne s'étonne de l'utilisation d'un vocabulaire datant de l'esclavagisme ! "..."

J'observe que se soit en Europe, Amérique, Asie, Afrique, partout nous voyons le chien vivant en hiérarchie. Le mot d'ordre est de dominer son chien, de ne lui laisser aucun privilège qui pourrait faire de lui un dominant. C'est une obsession chez les cynophiles. Et c'est un message dont ils voudraient convaincre le monde : dominez votre chien, ne vous laissez jamais dominer par lui. On dirait un mantra. On croirait une religion. Et ces cynophiles qui devraient "aimer les chiens", comme le dit leur nom, ne demandent qu'une chose : soumettre le chien à leur autorité personnelle. "..."

Alors essayons de donner une explication logique à ce phénomène mondial : Pourquoi avons-nous tant besoin de revendiquer la dominance, le pouvoir et l'autorité sur nos chiens ? Imaginons l'hypothèse suivante : quand nous revendiquons quelque chose, c'est que nous n'avons pas ce quelque chose. Pourquoi - ou sur quoi, ou qui - n'avons nous pas d'autorité ? La réponse est simple : sur nous-même. Une des raisons de cette perte d'autorité sur nous-mêmes, sur nos vies, notre destinée, est notre besoin de sécurité. "..."

En fait, nous avons perdu l'autorité sur nos vies et nous essayons de récupérer un petit peu d'autorité aux dépend de nos chiens... "..." Si on veut voir tous les comportements du chien par la lorgnette de la hiérarchie, on y arrivera facilement. Il suffira de trouver une désobéissance, un privilège, un grognement, et le chien sera catalogué de "dominant", le propriétaire sera qualifié de "faible", "manquant d'autorité" : la solution sera de serrer la vis au chien pour le soumettre ou l'écraser. "..." Ne vous a t-on jamais recommandé d'empoigner votre chien et de le secouer, ou de le plaquer au sol ? "..." Il y a des solutions plus fiables et plus efficaces.

Et puis, comment interpréter la situation avec les chiens guides avec ce modèle hiérarchique ? Ils ont un pouvoir de décision, des privilèges, on pourrait dire qu'ils sont dominants et, pourtant, ils ne posent pas de problème de comportement..."


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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 13 Fév 2015 - 6:54

Olala... je vais donner le lien du forum et de ce post en particulier à ma prof de socio-culture, ça va lui secouer le cerveau... Et à ma promo aussi, lol !
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mitee
 
 
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 13 Fév 2015 - 9:10

Smile hé oui il ya tout sur ce forum ^^

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 27 Fév 2015 - 16:33

http://www.joeldehasse.com/articles/a-francais/alternatives-hierarchie.html a écrit:

Thérapies alternatives des troubles hiérarchiques
Vision alternative sur le modèle hiérarchique
© Dr Joël Dehasse
Texte d'une conférence donnée aux vétérinaires comportementalistes (Zoopsy) à Leysin (Suisse) le 20 janvier 2006.
Il s'agit essentiellement d'une vision alternative sur les groupes sociaux humains animaux avec la question, pour moi essentielle, suivante: a-t-on besoin de la croyance hiérarchique pour bien vivre avec ses animaux ou, pourquoi pas, entre humains?

Introduction
Avant de proposer des thérapies alternatives pour les troubles hiérarchiques, il faut définir si ces derniers existent et à quel modèle de la hiérarchie ils sont attachés. Dans le cas où le modèle de la hiérarchie n’est pas universel ni indispensable, on peut envisager d’autres modèles qui peuvent instiguer la découverte de nouvelles stratégies de changement.



Méta-vision sur le modèle hiérarchique


De l’interaction sociale à la modélisation hiérarchique
D’abord, je me pose une question qui me semble essentielle : la hiérarchie existe-t-elle ? Il y a des individus (humains, chiens, chats) qui présentent des postures hautes, gagnent des conflits et ont des privilèges et d’autres qui présentent des postures basses, perdent des conflits et n’ont pas de privilèges ; les uns et les autres vivent dans un groupe cohésif. Il y a donc dans ce groupe une composante d’attraction (attachement et dépendance) et une composante de distanciation (conflits); la gestion des conflits se fait par les comportements agonistiques (agression, espacement, apaisement et soumission). Ce groupe d’individus en interaction est donc organisé en un système intégré de relations. On y retrouve une dominance agonistique liée aux contextes et rarement généralisée. On pourrait appeler cela une hiérarchie. C’est une modélisation qui nous permet de structurer nos pensées mais ne correspond pas spécialement à la réalité de la vie du chien ou du chat.






De la simple observation de relations sociales asymétriques à la modélisation d’une hiérarchie de dominance, il y a de nombreuses inférences cognitives. Envisager alors des troubles de la hiérarchie est une nouvelle inférence. Le seul intérêt est d’inventer des stratégies de changement et de vérifier si elles sont fonctionnelles, sans pour autant que cette fonctionnalité ne vienne valider la modélisation (tautologie).

La seconde question que je me pose est la suivante: a-t-on réellement besoin du modèle de la hiérarchie, du moins dans les systèmes humains-chiens et humains-chats ? C’est à cette question qu’il faut répondre avant même d’imaginer des stratégies pour des thérapies de troubles hiérarchiques.

Troisième question si on accepte le modèle hiérarchique: y a-t-il des troubles de la hiérarchie ?

La hiérarchie est une conceptualisation d’une organisation de système ; s’il y a un trouble de la hiérarchie, il ne peut dès lors qu’être systémique. Trouble signifiant pathologie, c’est donc qu’il y a une pathologie issue dans le système. Le système est composé d’individus et des relations qui les lient. On doit donc trouver la pathologie chez les individus et/ou dans les liens. C’est là que commencent les surinterprétations théoriques, les sur-modélisations, chacune engendrant ses propres hypothèses thérapeutiques. Dans l’exemple type des groupes humains-chiens, elles sont, au minimum, de trois types :

q Interprétation duelle : dans ce modèle, le problème est la faute de l’un des protagonistes, l’autre devenant la victime.

§ Le chien est plus dominant que son maître parce que plus actif, proactif ou agressif, parce qu’il obtient des privilèges, etc. Il convient donc de rendre le chien moins dominant – de le soumettre – et de rendre le maître plus dominant par diverses techniques.

§ Le chien est trop soumis et le maître trop dominant… Il convient de rendre le chien moins soumis et le maître moins dominant par des techniques bien connues.

q Interprétation systémique : le problème n’est pas tant dans un rapport de valeur/force que dans une utilisation par le système de ces valeurs/forces pour s’équilibrer. Ce sont plutôt les relations et les utilisations de ces relations dans le système qu’il faut analyser et proposer de changer pour provoquer une crise qui, en se résolvant, entraînera un nouvel équilibre. C’est le siège des thérapies cognitives et systémiques structuralistes, constructivistes…

q Interprétation anthropomimétique : on applique à l’animal des interprétations anthropomimétiques afin de décoder ce que l’on observe ; on interprète l’organisation des systèmes humains-chiens sous l’angle hiérarchique parce que nous, humains, sommes organisés de cette façon. Dès lors nous imposons au chien cette organisation. Comme la hiérarchisation est une obsession humaine, il est normal que (presque) toutes relations entre humains et chiens soient envisagées sous l’angle hiérarchique.

§ Dans cette vision hiérarchique obsessionnelle humaine, il semble impératif de soumettre le chien à son maître. Cet aspect impératif est non adaptatif, et donc pathologique, et induit … un trouble de la hiérarchie. C’est alors la vision qui entraîne le trouble et non la situation réelle.



Dans l’exemple des groupes de chiens, une interprétation duelle ou systémique peut être envisagée. Dans les groupes de chats, on peut en envisager l’hypothèse. Dans les groupes humains-chats, on ne se pose généralement même pas l’hypothèse. Le chat semble échapper à l’application anthropomimétique de la hiérarchie. Le fait que l’on modélise l’organisation sociale des humains avec des chiens sous forme hiérarchique, et pas celle avec les chats, démontre une forte connotation subjective humaine dans ce procédé.



Charge anthropomimétique sur le modèle hiérarchique
Le simple fait de parler de la hiérarchie montre déjà qu’il y a une ‘charge’ sur le sujet. Cette charge signifie que ce thème est important dans la conscience de celui qui en parle. La question que je me pose est alors la suivante : le modèle hiérarchique représente-t-il plus son auteur, c’est à dire l’observateur, que les sujets observés ? Si je réponds par ‘oui’, je rentre dans la psychologie et la sociologie humaine plus que dans l’éthologie animale.

Le thème de la hiérarchie est chargé historiquement. Le mot hiérarchie vient du grec ‘hieros’ (sacré) et ‘arkhê’ (commandement). On a dans ce mot une partie de l’histoire du monde, qui établit la préséance du sacré sur le profane, et donne le pouvoir au détenteur du sacré (c’est à dire à celui qui se l’est approprié); c’est l’origine des religions, du pouvoir ecclésiastique et des guerres de religion.

Le mot hiérarchie a aujourd’hui perdu son aspect sacré, il est devenu laïc, profane. On parle de ‘hiérarchie de dominance’ (ce qui, étymologiquement n’a plus de sens : ‘pouvoir sacré de dominance’), mais quelle dominance ? Celle du sacré de l’homme sur l’animal sans âme ? Celle, dans une vision discontinuiste, de l’intelligence de l’homme sur l’animal machine ? Celle du propriétaire humain sur l’animal objet ? Celle du maître humain, c’est à dire celui qui a soi-disant la maîtrise (les compétences et le savoir) sur l’animal élève, évidemment cognitivement déficient ? Celle de l’humain qui (croit qu’il) a la direction de sa vie (leadership) sur l’animal (rendu) dépendant de lui ? Celle du parent sur son enfant ?

Dans l’entendement populaire habituel (et non dans l’entendement éthologique), la hiérarchie de dominance appliquée par l’homme à l’animal devient une classification de pouvoir de contrôle. Cela signifie que l’un (humain) commande, ordonne, impose, décide, contrôle et a la priorité (et les privilèges) sur l’autre (animal).

Tout cela est une histoire de prise de pouvoir. C’est une obsession, un véritable TOC humain[i], appliquée aux chiens.

Et cela se reflète dans les techniques éducatives appliquées aux chiens. Curieusement, une fois encore, le chat échappe à ce TOC.



Discussion sur l’universalité du modèle hiérarchique
Trois notions simples remettent en question l’universalité, l’utilité et l’utilisation du modèle du pouvoir-contrôle:

q Le renforcement positif : il a remplacé de façon intéressante l’éducation autoritaire ; son efficacité permet d’éduquer même les chiens (dits) dominants[ii].

q La motivation : elle permet une vision alternative des facteurs qui sous-tendent un comportement, notamment les comportements d’agression compétitive, qui sont intégrés dans le modèle hiérarchique classique : le chien peut entrer en compétition avec l’humain pour autre chose que des privilèges qui définissent un statut social.

q La coopération : elle permet une répartition des fonctions et des décisions en fonction des compétences pour une meilleure efficacité de la tâche dans un processus d’entraide.



Le modèle alternatif, que je propose en complément ou remplacement du modèle hiérarchique, sera basé sur ces notions ; s’il fallait lui trouver un intitulé, je dirais que c’est un modèle motivationnel-coopératif.



Discussion sur les diagnostics dans le modèle hiérarchique
Groupes humains-chiens
Il y a deux diagnostics prééminents dans le monde de la vision hiérarchique, ce sont la « Sociopathie » de Pageat et la « Dominance aggression » des anglo-saxons. Le second trouble est sérieusement critiqué depuis des années et tombe en désuétude, tellement il s’est éloigné des définitions éthologiques de départ – les agressions de duel dans un groupe social – et l’interprétation finale : les agressions du chien à l’encontre des humains.

Le premier trouble, la Sociopathie, est critiquable par son intitulé qui reprend une terminologie de la psychiatrie humaine, tout en changeant totalement sa signification ; par contre la description du trouble n’a rien de discutable si on l’accepte comme un modèle (non validé). Son intérêt vient plus de son adoption par un groupe de vétérinaires (francophiles). Il y aurait là matière à étude sociologique.

Le trouble « Sociopathie » de P. Pageat décrit un trouble anxieux, lié à des problèmes relationnels d’ambivalence sur le statut, sur les privilèges et sur les comportements dominants dans un système. Il se situe curieusement dans une vision duelle : le chien est désigné comme le porteur de la pathologie ; il sera donc le sujet du traitement de la « régression sociale dirigée» (ou RSD), qui peut être interprétée, comme son intitulé l’indique, comme une régression sociale (c’est à dire une perte de statut social[iii]), mais aussi comme une clarification de la communication par une réduction des ambivalences et, enfin, comme une interdiction quasi complète des initiatives[iv]. L’efficacité de cette thérapie n’est pas remise en question ; elle pourrait néanmoins être sujette à une validation scientifique et à une analyse de corrélation avec une des hypothèses de modélisations suggérées ci-dessus. L’efficacité de cette stratégie thérapeutique ne confirme pas le modèle hiérarchique.

Le trouble « Sociopathie » est un exemple type d’un des nombreux troubles hiérarchiques possibles. En effet, on parle généralement des chiens dominants (ou des challengers) et on oublie systématiquement la problématique des chiens hypersoumis, classée (quand elle est reconnue) plus dans les troubles anxieux ou dépressifs, que dans les troubles (systémiques) hiérarchiques.

Si on croit à la nécessité d’une structuration de pouvoir et/ou contrôle dans les systèmes humains-animaux, avec la revendication d’une position supérieure des humains et inférieure des animaux, alors on peut décrire différents troubles de cette structure ; en voici quelques exemples, non exhaustifs, basés sur le statut dominant, soumis ou indifférent[v] des protagonistes et sur la clarté ou l’ambivalence de leur communication (relation).





Humain
Animal
Communication
Trouble hiérarchique

Statut
Dominant
Indifférent
Claire
Absent

Dominant
Dominant
Claire
Conflit de challenge

Dominant
Soumis
Claire
Anxiété/dépression de l’animal

Soumis
Dominant
Claire
Absent

Soumis
Soumis
Claire
Absent

Indifférent
Indifférent
Claire
Absent

Dominant
Indifférent
Ambivalent
Anxiété

Dominant
Dominant
Ambivalent
« Sociopathie » (Pageat)

Dominant
Soumis
Ambivalent
Anxiété/dépression de l’animal

Soumis
Dominant
Ambivalent
« Sociopathie » (Pageat)

Soumis
Soumis
Ambivalent
Anxiété

Indifférent
Indifférent
Ambivalent
Anxiété




Dans ces exemples, le statut « dominant » de l’humain et de l’animal pourrait être un état de revendication. Dans ma vision idéalisée, un Dominant est un être charismatique à qui l’environnement fait déférence et non un être qui revendique – et parfois acquiert – un statut de façon proactive et/ou agressive ; ce dernier est un être généralement en réactivité contre son état (caché, inavoué, voire inconscient) de peur, d’incertitude, de mauvaise confiance en lui, de soumission au monde… Étant dans la réactivité et la revendication, le dominant-revendicateur recrée dans son environnement, par ses propres comportements (et croyances), des contraintes et des pertes de liberté (c’est à dire l’injustice dont il croit être victime), ce qui entraîne, chez ceux à qui il impose son pouvoir, une réaction d’intériorisation ou d’extériorisation dans la peur ou la colère. Ainsi est probablement créé un trouble de la hiérarchie.

Certains chiens et humains dominants revendicateurs sont en miroir, positif ou négatif, dans cette dynamique : dominant – dominant ou dominant – soumis. Si on observe avec attention, on retrouve toujours des émotions de peur et/ou de colère, ce qui n’est jamais le cas en présence d’un dominant charismatique.

Les thérapies classiques des troubles de la hiérarchie participent de cette dynamique de revendication : c’est le chien qui va subir la RSD et non l’humain, c’est l’humain qui revendique le droit au pouvoir, malgré ses incompétences éventuelles dans ce domaine ! C’est une des raisons pour lesquelles je propose des modèles alternatifs d’interprétation et des thérapies corollaires.



Groupes de chiens
Le diagnostic de problème hiérarchique est souvent posé dans les groupes de chiens pour expliquer les combats intragroupes et, même parfois, intergroupes. Il me semble exagéré d’envisager l’hypothèse hiérarchique entre chiens non cohabitants, appartenant à des groupes différents. Si le modèle de la hiérarchie est applicable, c’est, pour moi, entre individus cohabitants ou se rencontrant fréquemment.

Je ne mets pas en doute la validité du modèle des troubles de la hiérarchie entre chiens, même si je pense qu’ils sont surdiagnostiqués, les chiens incriminés présentant souvent une pathologie personnelle (dyssocialisation, trouble de l’humeur, trouble émotionnel, trouble de la personnalité…), rendant inapplicable toute idée de hiérarchie.



Groupes de chats
Je trouve l’hypothèse de trouble hiérarchique peu applicable aux groupes de chats, la plupart des problèmes intragroupes étant liés à un manque d’activité des chats ou à des troubles personnels.



Discussion sur l’utilité des modèles hiérarchiques
La hiérarchie est un modèle d’interprétation par l’homme d’un ensemble d’interactions sociales asymétriques. Ce modèle est anthropocentrique, donnant à l’homme autant le pouvoir d’observation, de modélisation et, également, lui attribuant le pouvoir de diriger, dominer et contrôler le groupe et ses interactions. Ce modèle entraîne l’élaboration de stratégies de changement pour rétablir l’homme en position de pouvoir lorsque celui-ci l’a perdu ou est menacé de le perdre. Ces propositions de changement sont parfois efficaces.

Cependant si le traitement est efficace, cela ne valide pas le modèle. En effet d’autres interprétations du traitement peuvent être faites. Dans le cas de la RSD (Régression sociale dirigée), on observe une meilleure prévisibilité des interactions qui pourrait, à elle seule, expliquer les résultats thérapeutiques.

Dès lors, on pourrait très bien ne pas s’encombrer du modèle, qui reste un paquet d’inférences logiques, c’est à dire des croyances, auxquelles on pourrait opposer d’autres croyances, tout aussi logiques et tout aussi non validées. Si on mettait de côté le paquet d’inférences, on se retrouverait avec une vision behaviouriste, efficace, mais apparemment réductionniste. Elle n’est réductionniste qu’en apparence puisqu’elle ne s’encombre pas des croyances pseudo-rationnelles d’un modèle hiérarchique.




A chacun d’utiliser les modèles qu’il préfère pour structurer sa vision du monde. Je propose cependant qu’on prenne cette structuration de vision pour une croyance et non pour la réalité. Je propose aussi de ne pas s’attacher exclusivement à une croyance mais d’utiliser différentes croyances en fonction des contextes, afin d’augmenter les stratégies et les performances thérapeutiques.

Les thérapies alternatives des troubles hiérarchiques
Préalables hypothétiques
Une constatation simple permet de se rendre compte que l’environnement donné par l’homme au chien (ou au chat) ne respecte pas ses besoins éthologiques d’activité. Mon hypothèse[vi] est que le chien, qui n’a pas de fonction (de job), va se chercher une occupation, quelle qu’elle soit. Il sera influencé pour cela par sa nature (chien de chasse, de garde…) et par son environnement. Le chien s’invente des activités. Mais, à la différence du loup dont les activités sont orientées par les impératifs de survie, le chien n’a plus de contrôle : il ne doit ni chasser, ni se défendre, ni se protéger des intempéries… Le seul contrôle du comportement du chien est l’éventuel pouvoir du propriétaire. Celui-ci devient dès lors primordial, dans notre culture.

Une seconde constatation est que le chien, animal social de type collaboratif (et non grégaire), n’a que très peu d’activités de coopération.

Il est logique d’imaginer qu’un chien, qui doit inventer une activité, choisira une activité qui satisfera ses besoins. La pyramide des besoins (motivations) de Maslow[vii] (même s’il elle est critiquée et remise en question) nous donne une idée du choix de besoin qui sera satisfait par l’animal désoeuvré. Je vous donne ici une adaptation personnelle en cinq niveaux[viii] :

1. Besoins de survie, biologiques, physiologiques : faim, soif, sommeil, …

2. Besoins de sécurité : protection contre la douleur et le danger

3. Besoins sociaux : appartenance à un groupe, recherche d’attention et d’appréciation, amour, sexualité

4. Besoins psychologiques : estime de soi, réussite, connaissance, compréhension

5. Besoins d’autoréalisation : beauté, création, transcendance des barrières d’identité.



Puisque les besoins de survie du chien sont satisfaits sans effort, le chien passe aux catégories suivantes, dans les activités de défense et de protection, dans les recherches d’attention et d’interactivité sociale. Par exemple, le chien peut s’inventer la défense d’un fauteuil, le contrôle des passages, etc. toutes activités qui peuvent être décodées d’une façon (soi-disant) dominante dans un modèle hiérarchique. La question est alors : « et si le chien, au lieu de chercher du pouvoir, cherchait simplement de l’occupation ? » Si c’est vrai, alors, donner au chien une activité sociale coopérative, permettrait de réduire le problème. C’est en effet ce que je constate en clinique.





Prévention et thérapie
La prévention de nombreux problèmes, y compris des problèmes de relation intégrés dans le modèle de la hiérarchie, peut passer par la réalisation d’activités coopératives avec l’animal (le chien particulièrement). Un exemple de ce type d’activité est l’apprentissage de trucs de cirque, ce que j’appelle des activités intellectuelles (avec renforcement positif). Un chien peut assimiler jusqu’à plus de 200 codes de conditionnement pour des actions ou des objets. Tout ce qu’il faut faire, c’est de les lui apprendre et, ensuite, de les utiliser quotidiennement. J’ai constaté que ce type d’activité est plus de 10 fois plus fatigant que l’activité locomotrice ; dès lors le propriétaire qui veut s’investir dans une activité intellectuelle avec son chien ne doit pas craindre de devoir y passer toute la journée. (Voir ici)

Pour augmenter la motivation du chien à s’investir dans ce type d’activités, on peut le placer dans des motivations de survie, par exemple, en le gardant à jeun. Certains chiens de ma clientèle n’ont plus de repas mais seulement des récompenses à des activités intellectuelles organisées.

Les animaux qui sont dirigés dans des activités valorisantes n’ont plus guère l’envie de s’inventer d’autres activités même s’il s’agit de la défense d’un fauteuil ou d’un passage.





Activités de dérivation chez une louve dans un parc (Ely, Minnesota)
Thérapie des agressions
J’ai parlé antérieurement[ix] de différentes techniques pour prévenir et traiter les agressions compétitives :

Refuser l’agression

Désamorcer l’agression et rediriger le comportement dans le jeu

Renforcement positif des comportements alternatifs

Etc.

Je n’y reviendrai pas ici.



Modifications des privilèges
Actuellement, je ne propose plus de modification des (soi-disant) privilèges ; mais, bien entendu, je propose de clarifier la communication et d’éviter au maximum les ambivalences.



Modification de la croyance hiérarchique
Je propose aux propriétaires d’imaginer d’autres explications aux comportements animaux que celles qui proviennent du modèle hiérarchique. De cette façon, ils ont plus de choix de solutions : ils peuvent garder le modèle hiérarchique et envisager le modèle de motivation-coopération et, ensuite, élaborer des expériences de changement et tester ce qui est efficace pour eux et ce qui ne l’est pas.



Conclusions

Il est possible d’envisager des modèles alternatifs pour comprendre les comportements des animaux, antérieurement modélisés comme hiérarchiques. Ces modèles alternatifs permettent d’envisager des traitements alternatifs efficaces.
Références


Dehasse J. Mon chien est-il dominant ? Le Jour, éditeur, 2002.

Dehasse J. Le chien agressif, Publibook, Paris 2002

Dehasse J. Mon animal a-t-il besoin d’un psy ? Odile Jacob, 2006

Maslow A. Motivation and Personality. Harper and Collins, New-York, 1970. In Miller, Rollnick ,p. 285.

Pageat P. Pathologie du comportement du chien. Le Point Vétérinaire, 1998



Notes
[i] C’est une revendication de contrôle par les humains qui sont sans cesse … soumis dans leur vie (à leur patron, leur conjoint, l’opinion des autres, les lois, les références, les règles de société…). C’est comme une récupération de son pouvoir de contrôle redirigé aux dépens des chiens.

[ii] On peut observer des chiens qui possèdent tous les soi-disant critères du dominant et qui obéissent très bien.

[iii] Avec les risques d’accroissement d’agressivité du chien revendiquant ses privilèges perdus…

[iv] Ce qui, dans certains cas, mène à la dépression (détresse acquise), le chien vivant dans un système de contraintes, d’emprisonnement, dont il lui est impossible d’échapper.

[v] Statut indifférent signifie ici que l’individu n’a aucune préoccupation hiérarchique, ce qui est fréquent chez le chien, quasi généralisé chez le chat, et inhabituel chez l’humain.

[vi] Non validée, mais tellement logique.

[vii] Maslow A. Motivation and Personality. Harper and Collins, New-York, 1970. In Miller, Rollnick ,p. 285.

[viii] Dehasse J. Mon animal a-t-il besoin d’un psy ? Odile Jacob, 2006.

[ix] Dehasse J. Le chien agressif, Publibook, Paris 2002.



© Dr Joël Dehasse - www.joeldehasse.com 2006-05-08


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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 27 Fév 2015 - 21:30

Que ça fait plaisir de lire ce changement (même s'il est poli en disant qu'on peut toujours parler de pathologie de hiérarchie si ça fait plaisir)

Citation :
Dans cette vision hiérarchique obsessionnelle humaine, il semble impératif de soumettre le chien à son maître. Cet aspect impératif est non adaptatif, et donc pathologique, et induit … un trouble de la hiérarchie. C’est alors la vision qui entraîne le trouble et non la situation réelle.
Et oui...
Si nous on ne veut pas voir de hiérarchie partout... bah on ne la voit pas!
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HOPPY81
 
 
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Mar 31 Mar 2015 - 11:31

Citation :
The Association of Pet Dog Trainers (Greenville, Caroline du Sud, USA) a publié le 20 octobre 2009 un long article intitulé Dominance et éducation des chiens, accompagné d’une position officielle, concernant les modèles théoriques de la dominance et de la hiérarchie interspécifique dans le cadre des relations homme-chien.

L’article principal est ici proposé en © traduction libre, réalisée par Laurent Meltzer, Cynologiste®, Esprit de Chien.


Dominance et éducation des chiens

Les utilisations du terme « dominance » et de la théorie de la meute/de la hiérarchie pour expliquer le comportement des chiens ont récemment fait l’objet de nombreuses recherches.

The Association of Pet Dog Trainers (l’Association des Éducateurs Canins) souhaite informer les propriétaires de chiens des conséquences qu’entraîne le fait de se baser sur ces modèles théoriques pour comprendre les chiens, interpréter leurs comportements et tenter de vivre de façon harmonieuse avec eux.

Contrairement aux croyances populaires, les études réalisées sur les loups dans leurs milieux naturels démontrent que ceux-ci ne sont pas dominés, au sein de leur meute, par un « loup Alpha » qui serait le mâle le plus agressif, pas plus que par un « couple Alpha ».

Ces études ont notamment prouvé que l’organisation sociale des meutes de loups est très similaire à celle des familles humaines, et que donc il y a très peu d'agressions ou de combats pour la « dominance ».

Les loups vivant en meute, que ce soient les adultes/parents ou les louveteaux, dépendent les uns des autres pour survivre au sein de leur biotope ; en conséquence ceux qui s’engageraient dans des comportements agressifs envers leurs congénères intra-meute réduiraient la capacité de la meute dans son ensemble à survivre et à se développer.

Alors que des hiérarchies sociales existent (comme pour les familles humaines), elles ne sont pas liées à l’agression, contrairement à ce qui est généralement décrit (incorrectement) dans la culture populaire.

Comme le très reconnu chercheur scientifique L. David Mech l’’a récemment rédigé à la suite de ses nombreuses années d’étude des comportements des loups, « il est temps d’en finir une bonne fois pour toutes avec notre vision démodée de la meute de loups représentée comme un regroupement agressif d’individus se concurrençant mutuellement pour la position de dominant. » (Mech, 2008)

En sus de cette nouvelle compréhension du comportement des loups, l’étude de celui des chiens a également permis de découvrir que ceux-ci, tout en partageant des points communs avec leurs cousins les loups, présentent cependant de nombreuses différences sociales significatives.

En conséquence, l’idée que le comportement canin soit expliqué par l’utilisation des modèles de comportement du loup n’est pas plus opportun que de suggérer que le comportement des chimpanzés peut être utilisé pour expliquer le comportement humain.

Malheureusement, l’idée que les chiens seraient de façon fondamentale des loups domestiqués vivant dans nos foyers persiste encore parmi les éducateurs canins et les comportementalistes, ainsi que chez nombre d’éleveurs et propriétaires de chiens, ainsi que dans les médias.

Une des plus grandes idées reçues que nous rencontrons est le modèle de la « dominance ».
Les chiens sont souvent décrits comme étant dominants, ce qui est un usage incorrect du terme.

La dominance n’est pas un trait de personnalité.
La dominance est tout d’abord « un terme descriptif des relations entre des couples d’individus » et en outre « l’utilisation de l’expression « chien dominant » n’a pas de sens dans la mesure où la « dominance » ne peut s’appliquer qu’à des relations entre des individus. »  (Bradshaw et X, 2009).

La dominance entre en jeu dans une relation intraspécifique, lorsqu’un individu veut se procurer avant les autres le meilleur des ressources disponibles, comme par exemple la nourriture, le couchage, les jouets, les os.

Cependant, même entre chiens ces comportements n’utilisent ni la force ni la coercition, mais bien la soumission volontaire de l’un des membres de la relation, celui-ci se soumettant à l’autre de façon paisible.

Dans beaucoup de foyers, le statut d’un chien par rapport à un autre est fluide.
En d’autres termes un chien peut être le premier à attraper des jouets mais va également laisser à l’autre le choix du lieu de couchage par exemple.

Les chiens qui utilisent l’agression pour obtenir ce qu’ils veulent ne montrent pas de la dominance mais des comportements basés sur l’anxiété, ceux-ci ne faisant qu’augmenter lorsqu’ils sont confrontés à des menaces verbales ou physiques de leurs propriétaires.

Le fait de baser l’interaction propriétaire-chien sur la dominance est dangereux pour la relation interspécifique, entraîne un stress, une anxiété et une agression potentielle accrus du chien, ainsi que la peur et l’antipathie du propriétaire envers son animal.


Vivre avec les chiens : qu’est-ce qui est important ?

Quand il s’agit de vivre et/ou de travailler avec des chiens, le concept de dominance est largement inutile.

Cela sera peut-être surprenant pour de nombreux propriétaires de chiens.

La vérité est cependant que lorsqu’on travaille avec des chiens qui ont un problème comportemental et/ou d’éducation, l’objectif du professionnel canin doit être de favoriser une modification du comportement non désiré et donc de mettre en œuvre un protocole de formation et/ou de thérapie comportementale adapté, afin de traiter le problème rencontré en première instance et avant toute autre action.

Ceci ne nécessite pas de comprendre la motivation du chien ni son état émotionnel, mais oblige à se concentrer sur ce que le chien fait (son comportement) et sur ce que nous voudrions qu’il fasse, tout en aidant le chien à comprendre comment réaliser les actions désirées, pour ensuite pouvoir le récompenser de les avoir accomplies.

Beaucoup trop souvent, les propriétaires de chiens ont été conseillés de manière à « montrer au chien qui est le chef » et à « être l’Alpha ».
L’effet négatif de ce mode d’approche et de pensée est qu’il crée une relation défavorable, donc à long terme dommageable, entre le propriétaire et son chien, avec le sentiment persistant que ce dernier essaie à tout prix de contrôler le foyer et la vie de son maître.

Une telle idée fausse détériore la relation propriétaire-chien et peut conduire à des comportements de peur, d’anxiété ou d’agressivité de la part de l’animal.
Les chiens ne parlent pas notre langage et peuvent se retrouver acculés dans nos foyers dans des situations qu’ils ont du mal à appréhender, par des maîtres essayant de se comporter comme, ils le croient à tort, les loups le font.

Plutôt que la « dominance », c’est plus un manque de communication interspécifique claire qui induit les comportements qui nous préoccupent.

C’est la responsabilité de l’homme d’apprendre aux chiens les comportements appropriés et de les récompenser lorsqu’ils réalisent les actions que nous attendons d’eux.

De façon tout aussi importante, c’est notre rôle de leur montrer quels comportements ne sont pas appropriés, de façon constructive et avec compassion, afin de ne pas surenchérir sur leur anxiété.

L’agression envers le chien (ou perçue comme telle) n’est pas, n’est jamais, la bonne méthode.

Des actions comme l’ « alpha roll » (retourner par la force et maintenir un chien sur le dos)  ou le « scruff shake » (secouer un chien en le prenant par la peau du cou) n’ont aucun fondement quand il s’agit d’étudier le comportement du chien ou du loup ; elles conduisent uniquement à créer des peurs inutiles des chiens à notre égard, peurs qui peuvent conduire à des agressions, tout simplement parce qu’un chien qui a peur n’a pas d’autre moyen de se protéger que d’utiliser ses dents.

Nous devons à nos chiens de voir le monde selon leur point de vue afin de créer une relation plus harmonieuse avec eux.

Que nous regardions un chien ou un loup, des gestes tels qu’empoigner, forcer à exécuter un « down », grogner à sa face et autres comportements agressifs dirigés contre lui vont seulement conduire l’animal à développer une réponse « combat ou fuite » où l’animal craint pour son intégrité physique.

Dans de telles situations l’animal va soit se figer sur place de peur, soit s’éloigner de l’animal qui le menace (ici l’homme) s’il en a la possibilité, soit se battre pour se protéger.

Lorsque nous nous engageons dans de tels comportements/relations avec nos chiens, nous ne disons pas au chien que nous sommes le chef, nous leur prouvons que nous sommes des êtres dangereux qu’il faut éviter ou vaincre.

Il n’y a pas de « dominance » dans de tels scénarii ; seulement de la terreur et l’instinct de se défendre contre l’attaque.


Si la dominance n’est pas à employer, alors qu’utiliser ?

Fort heureusement, de nombreux éducateurs et comportementalistes professionnels utilisent désormais des concepts qui insistent sur la construction d’une relation saine, heureuse et attentionnée plutôt que sur la dominance.

Quelques éducateurs font référence au terme « leadership » (ou autres termes similaires) qui est moins négatif que « dominance » ou « Alpha ».

Ce que ces éducateurs ont en commun est un désir d’expliquer et de promouvoir des modes de vie en commun agréables, compassionnels et sans confrontation.

Ces approches éducatives ont pour objectif de renforcer le lien entre le propriétaire et son chien, ainsi que d’enseigner audit propriétaire des moyens plus efficaces de communiquer avec son animal.

Pour les chiens présentant des troubles, ces éducateurs utilisent des programmes tels que « rien dans la vie n’est gratuit », qui repose sur le principe que le chien doit faire quelque chose pour obtenir ce qu’il veut (par exemple s’asseoir pour obtenir à manger, marcher sur une laisse détachée pour avancer, etc.).

Ces programmes sont efficaces car le chien apprend des règles qui sont constamment renforcées, ainsi que ce qu’il a besoin de faire pour obtenir ce qu’il souhaite, par exemple de la nourriture, des caresses ou du jeu.

Les chiens n’ayant pas la possibilité de discours articulé, les problèmes comportementaux et d’anxiété apparaissent lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes pour décider comment vivre dans notre monde, sans conseils, soutien ni apprentissage appropriés.

Dans la société humaine elle-même, nous nous comportons mieux dans un monde « qui a du sens pour nous » et qui est clairement structuré.

Les mythes qui résonnent sur la théorie de la dominance tels que de ne pas autoriser le chien à coucher dans le lit, à manger le premier ou à passer une porte avant lui, n’ont  aucune corrélation avec le fait que le chien va ou non rechercher la gouvernance de son maître.

Les règles spécifiques de la relation dépendent cependant du maître et sont basées sur ce qu’il veut au sein de son foyer.
Les éducateurs formés et utilisant des méthodes bienveillantes vis-à-vis du chien doivent s’efforcer d’enseigner aux propriétaires comment conduire l’apprentissage et motiver de façon positive et douce leurs compagnons afin qu’ils se comportent d’une façon qui convienne au foyer, ainsi que la manière d’adapter ces règles à chaque individu.

Il n’existe pas de données scientifiquement validées qui permettent de confirmer la croyance que vous devez manger avant votre chien, l’éloigner de votre lit ou marcher devant lui ; les maîtres ne doivent pas être conduits à le croire et, ainsi, vivre dans un état permanent d’anxiété et de peur quant à une prise de contrôle éventuelle de leur chien sur eux et leur foyer.

En fait la grande majorité des chiens et des propriétaires ont de magnifiques relations,  même si l’animal est autorisé à aller dormir sur le lit de son maître, manger avec lui et faire de nombreuses choses considérées de façon erronée comme de la « dominance ».

Afin d’illustrer quelques mythes sur la dominance, nous avons rédigé un document intitulé Les mythes sur la dominance et les réalités de l’éducation des chiens.


Conclusion

Quand vous aurez à faire le choix d’un éducateur canin ou d’un comportementaliste pour votre relation avec votre chien, vous devrez garder à l’esprit que les philosophies et les méthodologies sont très nombreuses et dissemblables.

L’APDT conseille d’interroger les éducateurs et/ou comportementalistes potentiels afin de connaître leurs principes et croyances concernant la « dominance », ainsi que leur position sur le fait d’utiliser ou non la force physique et l’intimidation pour éduquer un chien, que ce soit pour l’obéissance ou pour des problèmes comportementaux.

Un professionnel canin formé devrait être familiarisé avec les derniers concepts scientifiques du comportement canin et être prêt à discuter de ses méthodes avec vous.

The Association of Pet Dog Trainers
150 Executive Center Drive, Box 35, Greenville, SC 29615, USA


> Télécharger la Traduction du communiqué de l’APDT


© traduction libre, réalisée par Laurent Meltzer, Cynologiste®, Esprit de Chien


http://www.espritdechien.fr/communique_APDT.php
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Mar 31 Mar 2015 - 16:51

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 19:24

Le résumé de la thèse (merci Hoppy81):

Citation :
Résumé

Le modèle de description de la relation homme-chien selon la hiérarchie de
dominance/subordination, utilisé depuis les années 1970, s’appuie sur des recherches menées
chez le loup. Basé sur la répétition d’interactions agonistiques, il est aujourd’hui remis en
cause. De nouveaux modèles de description émergent, dont le modèle du leadership.
Le concept de leadership a été développé à la fois chez l’homme et chez de
nombreuses espèces animales. Son émergence au sein d’un groupe se fait de manière
spontanée, dans le but de faciliter la coordination des individus. Les recherches se sont en
partie concentrées sur les caractéristiques individuelles qui font d’un individu un leader
efficace. Néanmoins, le leadership apparaît toujours clairement fondé sur les interactions
positives, et donc les affinités entre les individus. L’une des applications proposées pour ce
modèle serait que le propriétaire se place en position de leader en menant le chien aux
ressources après l’exécution d’un comportement demandé. Cette méthode permettrait, d’après
certains auteurs, de réduire les problèmes de comportement. Cependant, elle supprime
également les interactions agonistiques, et permet au chien d’assimiler des apprentissages.
Nous avons donc mené une enquête à l’aide d’un questionnaire au Centre Hospitalier
Universitaire Vétérinaire d’Alfort pour tenter de différencier les impacts des interactions
positives, et donc d’une bonne qualité de relation homme-chien, du leadership et des
apprentissages sur les problèmes comportementaux. Deux associations étudiées se détachaient
dans notre étude : la diminution de la fréquence des comportements de malpropreté avec
l’amélioration de la qualité de relation, et la diminution de la fréquence des vocalisations avec
l’application du modèle leader-suiveur dans la relation homme-chien. Celles-ci n’étaient
cependant pas significatives, mais il serait intéressant de mener une nouvelle étude en
intégrant ces nouvelles hypothèses. Nous n’avons, en revanche, pas mis en évidence
d’association entre une bonne qualité de relation et une diminution de la fréquence des autres
problèmes de comportement, contrairement à de précédentes études. En ce qui concerne les
apprentissages acquis par le chien, notre étude conclut, comme certaines études antérieures,
qu’il y a des chances pour qu’il n’existe pas d’association entre ceux-ci et les problèmes
comportementaux. Cependant, il subsiste certainement dans nos analyses un biais résiduel.
Enfin, le manque de résultats quant à l’impact du leadership sur les problèmes de
comportement nous amène à penser que des recherches plus poussées sur les modalités de
l’application du modèle leader-suiveur entre l’homme et le chien sont nécessaires.

Toujours pas convaincue par le concept de leadership non plus mais ça fait peut-être un peu avancer le schmilblick...

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 19:53

Pas convaincue non plus .... m'enfin !
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 20:20

dans la foulée je m'en suis farcie sur les observations chez des loups sauvages et d'autre sur le barf je vous dis pas la tete que j'avais lol
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 20:23

Tu as été bien courageuse!

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 22:19

Pas convaincue du tout... on veut encore parler de "dominant", mais politiquement correct, en expliquant que l'Homme étant super-plus-malin (normal, un Humain quoi) il domine, mais gentiment... (et quand les gens qui se veulent du leadership parlent, ils sont vachement pas positifs car "il faut pas déconner c'est moi le chef!!"...)
Perso tant qu'on parlera de "dominant" on aura des gens qui se croient le droit "divin" de tarter/punir de façon positive les animaux...
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 22:29

OnPawsitive a écrit:
on veut encore parler de "dominant", mais politiquement correct

C'est un peu comme ça que je le vois aussi.

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 22:32

j'ai ressenti un peu pareil aussi mais ce qui m'importait plus c'est le côte pour avoir une bonne relation avec votre animal ayez des interaction positive
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Jeu 14 Mai 2015 - 22:45

Ah mais pas de soucis, tu as bien fait de poster la thèse Wink

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 0:07

PowerUser a écrit:
OnPawsitive a écrit:
on veut encore parler de "dominant", mais politiquement correct

C'est un peu comme ça que je le vois aussi.

De même !
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 2:29

Parce que c'est en regardant un documentaire sur les fourmis que j'ai découvert ce terme.

Parce que je suis bien consciente que les chiens n'agissent pas comme des fourmis.

Parce que le terme et sa définition m'ont plu et fait penser au chien.

Citation :
L'hétérarchie est un système d'organisation qui se distingue de la hiérarchie parce qu'il favorise l'interrelation et la coopération entre les membres plutôt qu'une structure ascendante. Les structures sociales à l'intérieur du système se chevauchent et s'entrecroisent ; les liens entre les membres sont multiples et l'ascendance est affaiblie par cette multiplicité de liens.
Cette notion introduite par Warren McCulloch en 19451 a été utilisée par Wilson en 1988 pour décrire les mécanismes de communication dans une colonie de fourmis.

La définition varie en fonction des disciplines : dans les sciences sociales, l'hétérarchie est une structure organisationnelle sous la forme d'un réseau de coopération sans subordination, où chaque élément partage la même position "horizontale" de pouvoir et d’autorité : en théorie chaque acteur joue un rôle égal.

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 8:54

J'aime bien l'hétérarchie !
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 13:02

J'aime beaucoup l'idée de l'hétérarchie: nous sommes tous en théorie égaux, même si certains ont des connaissances que d'autres n'ont pas... Egaux en droits mais différents en compétences.
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 13:34

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 14:01

Ewa a écrit:
Connaissances, ou compétences :
http://esukudu.com/2012/12/06/echec-scolaire-selon-einstein/

Citation :
« tout le monde est un génie ; mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide » – A. Einstein

thumleft

Oui, le terme hétérarchie m'interpelle vraiment et même s'il est le plus souvent attribué aux fourmis, il est probable qu'il le soit à d'autres organisations sociales.

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Ven 15 Mai 2015 - 14:08

Les abeilles aussi travaillent en hétérarchie. La reine ne commande rien, elle pond (elle ne sait même pas se nourrir ou faire sa toilette seule...) Ce sont les butineuses (abeilles les plus matures) qui prennent les décisions, principalement...
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Lun 18 Mai 2015 - 9:30

c'est intéressant
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Lun 15 Juin 2015 - 19:54

Dominance et hiérarchie, schématisées : ça peut aider à visualiser, selon les personnes (si vous trouvez ça plus compliqué qu'à l'écrit c'est que c'est pas fait pour vous Very Happy )
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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   Lun 15 Juin 2015 - 20:05

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MessageSujet: Re: Dominance, hiérarchie: mythe ou réalité - les sources   

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